Le confinement fait reculer le « Jour du dépassement » de trois semaines, une première depuis 50 ans…

Le Jour du dépassement est la date à laquelle l’humanité a consommé la totalité des ressources que les écosystèmes peuvent reproduire en l’espace d’une année. Cette progression est une première depuis une cinquantaine d'années.

C’est une bonne nouvelle pour la planète. Cette année, le Jour du dépassement de la Terre tombera le 22 août prochain, soit trois semaines plus tard qu’en 2019. Mais qu’est-ce que c’est ? Le jour du dépassement est tout simplement la date à laquelle l’humanité a consommé la totalité des ressources que les écosystèmes peuvent reproduire en l’espace d’une année.

Pour plus de précisions, c’est à cette date que l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la Terre. Ici, l’empreinte écologique représente la surface terrestre que nous utilisons pour construire, cultiver, déboiser et autres tandis que la biocapacité représente la surface terrestre nécessaire pour faire face à cette pression.

Il est calculé chaque année par l’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GNF), en collaboration avec le WWF. Pour le déterminer, l’institut de recherche californien se base sur d’innombrables données statistiques récoltées sur deux cents pays du monde.

Nous revenons en 2005

La date du Jour du dépassement n’a pas cessé d’avancer depuis les années 1970. Si elle avait eu lieu le 30 septembre en 1998, elle est arrivée pas plus tard que le 29 juillet l’année dernière. Ce recul de trois semaines est ainsi une première depuis une cinquantaine d’années.

La date calculée par le GNF pour cette année est notamment similaire à celle de 2005, ce qui équivaut à une progression énorme. Mais ce n’est pas la seule bonne nouvelle de l’année, l’ONG estime également une diminution de 8,4% de l’empreinte forestière, une diminution de 9,5% de la consommation énergétique mondiale et une diminution de 14,5% de l’empreinte carbone.

Toutes ces progressions peuvent s’expliquer par les mesures de confinement instaurées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Avec la fermeture de nombreuses usines et commerces ainsi que la limitation des déplacements dans de nombreux pays du monde, la surconsommation et la pollution ont considérablement diminué depuis le début de l’année.

Les efforts doivent continuer pour sauver notre planète

Le GNF et le WWF ont profité de cette bonne nouvelle pour nous encourager à faire encore plus d’efforts pour ralentir la dégradation de la Terre. Mathis Wackernagel, le président de l’organisation non gouvernementale, a expliqué que ce gain de trois semaines prouve qu’il est bel et bien possible de faire en sorte qu’il y ait des changements importants en peu de temps.

Cependant, il estime que la diminution de l’empreinte écologique de cette année est imposée et non intentionnelle. Ainsi, la progression risque de ne pas durer si nous reprenons nos anciennes habitudes une fois la crise sanitaire mondiale passée.

Photo de couverture De PopTika / Shutterstock
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Kanto ANDRIAMANJATOSON

Passionnée par tout ce qui tourne autour de l’actualité et l'innovation, j’aime partager mes découvertes à travers mes écrits.

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