Un chercheur a inventé un implant cérébral qui pourrait améliorer la mémoire à court terme de 15% et la mémoire de travail de 25%. Cet appareil pourrait changer la vie des personnes touchées par la maladie d’Alzheimer, la démence et le déclin des aptitudes mentales dues à la vieillesse.

Elon Musk, le MIT et le département de la Défense des États-Unis réalisent des recherches sur les implants cérébraux depuis plusieurs années et apparemment, ce n’est plus qu’une question de temps avant que de tels dispositifs optimisent les capacités humaines.

Le 14 novembre 2017, un professeur de l’Université de Californie du Sud (USC) a démontré l’efficacité d’un implant cérébral qui améliore la mémoire humaine, un l’appareil qui pourrait avoir des implications majeures pour le traitement de maladies liées au vieillissement.

Le Docteur Dong Song est un professeur agrégé de recherche en génie biomédical à l’USC. Il a récemment présenté ses conclusions sur une “prothèse mnémonique” lors d’une conférence de la Society for Neuroscience à Washington D. C. Selon un rapport du New Scientist, cet appareil  serait le premier amplificateur cybernétique à améliorer efficacement la mémoire humaine.

Pour tester son appareil, l’équipe de Song a fait appel à une vingtaine de volontaires à qui on a implanté des électrodes cérébrales pour le traitement de l’épilepsie.

Une fois greffé chez ces volontaires, l’appareil du Dr Song pouvait recueillir des données sur l’activité cérébrale au cours de tests conçus pour stimuler la mémoire à court terme ou la mémoire de travail.

Un implant bionique

D’après leurs recherches, une telle stimulation a amélioré significativement la mémoire à court terme d’environ 15% et la mémoire de travail d’environ 25%. Lorsque les chercheurs ont stimulé le cerveau au hasard, la performance s’est détériorée.

« Nous écrivons le code neuronal pour améliorer la fonction mémoire. Cela n’a jamais été fait auparavant.” Explique le docteur Song

Bien qu’une meilleure mémoire puisse être bénéfique pour des étudiants pendant une période d’examens ou pour ceux d’entre nous qui ont de la difficulté à se souvenir des noms, elle pourrait changer radicalement la vie des personnes atteintes de démence et d’Alzheimer.

Selon l’Association Alzheimer, l’âge est le plus grand facteur de risque de la maladie. Cette maladie qui provoque des troubles de la mémoire, de la pensée et du comportement touche environ 1 % des personnes âgées entre 65 ans à 69 ans, 20 % des personnes ayant de 85 ans à 89 ans et 40 % des personnes ayant de 90 ans à 95 ans.

Avec les progrès de la médecine et des soins de santé qui ne cessent de s’améliorer, ce segment de la population croît de façon exponentiel, et d’ici 2030, 20% de la population devraient être âgés de plus de 65 ans. En théorie, si nous avions la capacité de vivre jusqu’à 150 ans et +, nous serons atteints d’Alzheimer.

Cette augmentation du nombre de personnes potentiellement atteintes de démence pourrait avoir d’énormes coût pour les organismes de santé. En 2016, le coût total des soins de santé et des soins de longue durée pour les personnes atteintes de démence et de la maladie d’Alzheimer était estimé à 236 milliards de dollars.

Evidemment, d’autres tests seront nécessaires avant que l’appareil de Song puisse être approuvé comme traitement, mais s’il peut aider ces patients à retrouver ne serait-ce qu’une partie de leur mémoire perdue, l’impact serait très positif pour les malades mais également pour l’économie en général.

Source : Traduction de l’article de futurism.com / source : passeportsante.net

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