Science

La compréhension de notre cerveau pourrait nous aider à prouver que l’univers possède sa propre conscience

L’univers est-il conscient ? C’est en tout cas ce que suggèrent plusieurs rapports qui avancent que le fait d’étudier notre cerveau pourrait permettre de vérifier cela.

L’homme est un être qui est par nature conscient. Cependant, les scientifiques ignorent jusqu’ici d’où vient notre conscience et comment elle fonctionne. D’après Johannes Kleiner, mathématicien et physicien théoricien au Centre de philosophie mathématique de Munich, en Allemagne, il s’agit de quelque chose qui fait partie de la réalité.

Kleiner est l’un de ces scientifiques qui cherchent à établir un lien entre les mathématiques et ce trait distinctif caractérisant l’humanité. Avec l’aide de Sean Tull, mathématicien à l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, il a mis au point un modèle mathématique qui vise à déterminer la véritable portée de la conscience. Il prétend effectivement que cette dernière est présente dans les éléments fondamentaux de la réalité.

Une théorie pouvant être appliquée à d’autres systèmes

Kleiner, qui est un partisan du point de vue philosophique appelé panpsychisme, pense que la conscience pourrait être trouvée n’importe où dans le cosmos. En se basant sur leur modèle mathématique, le duo espère comprendre comment notre cerveau donne lieu à une expérience subjective et ambitionne d’étendre les résultats aux plus petits morceaux de la matière.

En effet, le chercheur considère qu’une théorie mathématique est applicable à différents systèmes. « Si vous développez un modèle mathématique de conscience basé sur des données obtenues à partir de cerveaux, vous pouvez l’appliquer à d’autres systèmes, par exemple, à des ordinateurs ou des thermostats, pour voir ce qu’il révèle également au sujet de leur expérience consciente », a confié Kleiner à All About Space.

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Des effets quantiques

Dans son livre « The Emperor’s New Mind: Concerning Computers, Minds, and the Laws of Physics » publié en 1989, le physicien d’Oxford Sir Roger Penrose, recommande de tenir compte du rôle de la mécanique quantique dans le fonctionnement de la conscience. D’après lui, notre expérience consciente serait non algorithmique.

Au lieu de cela, elle serait des effets quantiques. L’anesthésiste et psychologue Stuart Hameroff a soutenu cette hypothèse, donnant naissance plus tard à une théorie controversée baptisée Orchestrated Objective Reduction (Orch OR) [Réduction objective orchestrée]. Celle-ci avance que la conscience est générée par des mécanismes quantiques à l’intérieur des neurones.

Et si la compréhension de notre propre cerveau nous aidait à prouver que l’univers possède une conscience ?
Une théorie pouvant être appliquée à d’autres systèmes. Crédit photo : Shutterstock / Jurik Peter

L’univers, une structure consciente ?

Il faut savoir que le travail de Kleiner et de Tull s’inspire d’une étude menée par le neuroscientifique et psychiatre Giulio Tononi de l’université du Wisconsin. La théorie de Tononi sur la théorie de l’information intégrée (IIT), publiée dans la revue BMC Neuroscience, fait partie d’une petite classe de modèles de conscience prometteurs, soulignent nos confrères de Space.com.

Elle « consiste en un algorithme très compliqué qui, lorsqu’il est appliqué à une description mathématique détaillée d’un système physique, fournit des informations sur le fait que le système est conscient ou non, et de quoi il est conscient », a expliqué Kleiner. Elle postule que l’univers est conscient. Pour l’heure, il s’agit d’une simple théorie comme tant d’autres. Néanmoins, si elle se vérifie, cela pourrait « conduire à une révolution scientifique comparable à celle initiée par Galilée. »

Marc Odilon

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'High-tech me fascine !

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