Brûler des pneus pour miner des bitcoins, le projet (très) controversé d’une entreprise américaine

Aux États-Unis, l’idée de Stronghold Digital Mining de brûler des pneus pour produire de l’électricité déclenche un tollé. Cette entreprise de minage de cryptomonnaies estime, de son côté, que son projet pourrait alléger la charge des réseaux électriques publics tout en réduisant la quantité de déchets pneumatiques qui traînent dans la nature.

Le minage de cryptomonnaies est une activité très énergivore. En conséquence, la plupart des sociétés qui œuvrent dans ce domaine ne peuvent pas se contenter du réseau public de distribution d’électricité pour répondre à leurs besoins. Alors que certains envisagent d’exploiter l’énergie dégagée par les volcans pour alimenter leurs superordinateurs, d’autres n’hésitent pas à opter pour des approches plutôt rudimentaires. C’est notamment le cas de Stronghold Digital Mining, qui a annoncé vouloir brûler des pneus usagés et utiliser l’énergie issue de cette combustion pour alimenter ses infrastructures de minage de bitcoins.

Un danger pour l’environnement et la santé ?

Concrètement, l’entreprise veut mettre en œuvre ce procédé dans l’une de ses installations, laquelle est située en Pennsylvanie, aux États-Unis. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a suffi que la firme fasse son annonce pour que les premières protestations émergent. Selon des associations de défense environnementale, un tel processus entraînerait des pollutions susceptibles d’avoir des impacts aussi bien sur la santé que sur l’environnement. En brûlant, les pneus libèrent une substance chimique volatile hautement toxique appelée « furane ». En plus de pouvoir provoquer des maladies respiratoires, celle-ci met de nombreuses années à se décomposer dans la nature.

Un véritable danger pour l’environnement et la santé. 
Un véritable danger pour l’environnement et la santé. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Un combustible de remplacement

En tout cas, Stronghold Digital Mining a déposé une demande d’autorisation pour réaliser son projet auprès du département de l’environnement de Pennsylvanie. Selon le document, l’entreprise souhaite utiliser des pneus déchiquetés comme combustible de remplacement pour son usine de Nesquehoning. D’après sa porte-parole, Naomi Harrington, les déchets pneumatiques serviraient uniquement lorsque la quantité de déchets de charbon nécessaire à la combustion deviendrait insuffisante. L’idée consiste à se servir de ces éléments comme source de chaleur pour faire tourner des turbines électriques, qui produiront de l’électricité à leur tour.

Une proposition controversée

Pour Charles McPhedran, avocat du groupe environnemental Earthjustice, ce type d’élimination de déchets présente de graves risques pour l’environnement et la santé. De son côté, Rob Altenburg, membre de l’organisation environnementale locale PennFuture, a indiqué que la seule raison qui pousse Stronghold à mettre en œuvre cette technique est de réduire ses coûts. Des déclarations auxquelles la porte-parole de l’entreprise n’a pas manqué de réagir. D’après elle, le projet pourrait aider à réduire les déchets pneumatiques tout en soulageant les réseaux électriques publics, dont la charge pourrait augmenter avec la multiplication du nombre des fermes de minage aux États-Unis. Concernant l’utilisation de déchets de charbon issus d’une mine abandonnée en Pennsylvanie, l’entreprise se défend sur son site web. Elle explique que cela réduit le risque de contamination des sols et des eaux souterraines par ces éléments qui peuvent s’avérer dangereux, s’ils ne sont pas isolés.

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Source
futurism.com

Marc Odilon

J'ai rejoint Neozone en 2020. Avant de me lancer dans le journalisme en 2014, j'ai suivi des études universitaires en gestion d'entreprise et en commerce international. Mon baccalauréat technique en mécanique industrielle m'a permis de me familiariser avec l'univers de la tech. Installateur de panneaux solaires et électronicien autodidacte, je vous fais découvrir tous les jours les principales actualités des nouvelles technologies. Curieux de nature et grand amoureux du web, je suis un rédacteur polyvalent et ma plume n'a pas de limites. Quand je ne travaille pas, je fais du jogging !

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