Cette race de poule décapite littéralement les frelons asiatiques, un prédateur naturel à adopter

La poule noire de Janzé, agile et vorace, s’impose comme une alliée naturelle face au frelon asiatique, mais sans miracle alimentaire.

La poule noire de Janzé n’est pas une invention technologique, vous vous doutez bien ! Non, c’est une race locale de poules au plumage noir ébène, qui fait parler d’elle pour sa capacité à chasser et à décapiter les frelons asiatiques, utiles pour protéger ruches et vergers. L’automne est aussi propice aux frelons asiatiques, et ils sont relativement agressifs, en recherches de sucres pour leurs reines fondatrices. Ce n’est pas nouveau, nous avions déjà abordé le sujet de la poule de Janzé dans cet article. Des observations locales et des reportages comme ici dans ce reportage du journal La Provence confirment ses talents, mais attention : pas de gavage, s’il vous plaît. Alors cette poulette noire, prédatrice naturelle ? Opportuniste ? Éléments de réponses dans cet article.

La chasse au frelon : comment ça se passe ?

La poule de Janzé a un comportement de chasse naturel. Elle repère les frelons qui viennent rôder près des ruches, se faufile, saisit l’insecte au vol ou au sol, le décapite et consomme le corps. Ce n’est pas du spectacle hollywoodien : c’est un instinct. Les apiculteurs la regardent souvent avec gratitude quand les attaques sur les colonies s’atténuent. Et, l’automne semble propice, j’ai croisé, malheureusement, quelques frelons asiatiques cette semaine, dans mon jardin, le redoux des températures les aidant probablement.

Des poules noires.
Les poules noires de Janzé sont d’excellentes prédatrices de frelons asiatiques. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Limites et précautions : pas une baguette magique

Attention aux idées reçues : la poule de Janzé n’est pas une baguette magique. Si vous la nourrissez trop (graines, restes), elle perdra son appétit pour les frelons. Elle a aussi besoin d’un parcours adapté, d’un abri, et d’un suivi vétérinaire. Enfin, la densité de frelons sur un territoire peut dépasser ce qu’un petit troupeau peut gérer, la poule est un outil parmi d’autres, pas la panacée. Ne l’affamez pas non plus, il faut trouver le juste milieu pour qu’elle soit efficace, mais préserver son bien-être !

Ce qu’elle apporte vraiment

La poule de Janzé offre plusieurs bénéfices concrets : elle réduit localement les insectes nuisibles (fre­lons, chenilles, larves), diminue le recours aux pesticides et participe à la fertilisation du sol par ses déjections, tandis que son grattage aère la terre du potager. Elle constitue aussi un élément pédagogique et esthétique : voir ces poules vives explorer le verger rappelle la biodiversité à protéger. Mais, tout ceci demande travail et cohérence : adopter des poules, c’est s’engager : abri, clôture, soins, et ne pas compter uniquement sur elles pour résoudre un problème d’ampleur.

Infographie : la poule noire de Janzé, alliée naturelle contre le frelon asiatique : efficace à condition d’être bien logée et nourrie avec parcimonie.
Infographie : la poule noire de Janzé, alliée naturelle contre le frelon asiatique : efficace à condition d’être bien logée et nourrie avec parcimonie. Crédit infographie : neozone.org

La poule de Janzé décapite-t-elle vraiment les frelons ?

La réponse est oui. Des observations et des témoignages le confirment : la poule de Janzé attrape et neutralise des frelons asiatiques. Mais, son rôle doit être considéré avec nuance : elle réduit localement les nuisances, diminue la pression sur les ruches, et participe à une lutte intégrée. Elle n’éliminera pas une invasion massive à elle seule. Si vous envisagez l’adoption, combinez-la avec filets, surveillance et mesures apicoles. Et surtout : ne la gavez pas / gardez sa curiosité intacte, et elle restera une chasseuse efficace. Seriez-vous prêt à adopter une poule de Janzé pour protéger ruches et jardins, sans la gaver ni l’abandonner au printemps ? Une réaction, un retour, une anecdote à partager ? Cliquez ici pour publier un commentaire . On lit tout avec attention ! Une erreur s’est glissée ? Vous pouvez également nous en faire part !

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Méline Kleczinski

Jeune journaliste de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)...… Voir plus »

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