Découvrez les quelques aides possibles pour financer en partie votre permis de conduire… Le sésame pour l’emploi qui n’est pas toujours accessible à tous !

Quand on recherche un travail, outre la bonne volonté, les diplômes et la personnalité du futur salarié, il est souvent demandé par les employeurs, la possession du permis B. Un sésame qui semble aujourd’hui une condition sine qua non à l’embauche créant ainsi des discriminations pour ceux qui n’ont pas les moyens de le financer.

Au minimum un permis de conduire coûte 1200€ (avec les 20 heures de conduite légales) mais bien souvent les auto-écoles en préconisent beaucoup plus, ce qui augmente considérablement la facture. En moyenne, il faut compter 1840€ pour un permis de conduire et jusqu’à 2140€ en région parisienne ! Mais il existe des aides à ne pas négliger pour alléger cette facture.

L’aide de Pôle emploi

Pôle emploi propose une prise en charge d’un montant maximum de 1200€ sous conditions de ressources (ou aux bénéficiaires du RSA). Le candidat à l’aide doit justifier du besoin du permis pour accéder à l’emploi (manque de transports en commun, domicile éloigné des agglomérations)

500 euros pour les apprentis

Depuis le 1er janvier 2019, une aide de 500€ peut être versée par le biais du CFA aux apprentis qui en feraient la demande. La seule condition étant d’être en contrat d’apprentissage et d’avoir 18 ans révolus.

Passer son permis à l’étranger

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est possible de passer le permis à l’étranger L’humoriste Kev Adams explique avoir passé le sein lors d’un tournage aux Etats-Unis. “C’est moins cher, plus rapide mais surtout, plus facile” explique-t-il. Attention, toutefois, les permis étrangers ne sont pas tous valables en France. Pour les Etats-Unis par exemple, il faut également détenir un visa de travail valide pour le passer sur le sol américain.

Le « permis à 1 euro par jour »

Toutes les banques françaises proposent ce dispositif aux jeunes de 15 à 25 ans. C’est un prêt bancaire à 0% et dans la limite de 1200€ qui sera remboursé par le candidat à raison de 30€ par mois. La plupart du temps, la banque paiera directement l’auto-école sur présentation de facture. Encore faut-il que le jeune apprenti en question puisse obtenir les 30€ par mois nécessaires au remboursement de son prêt.

A LIRE AUSSI SUR NEOZONE :
Il est désormais possible de passer l’examen du permis de conduire dès l’âge de 17 ans

Le permis grâce au Compte Personnel de Formation :

Anciennement appelé DIF (Droit Individuel à la Formation) le CPF permet aux salariés d’utiliser les heures de formation acquises pour passer leurs permis de conduire. Attention cependant, ce dispositif étant financer par l’entreprise, il fait l’objet d’un accord entre le salarié et l’entreprise et doit s’inscrire dans le cadre d’un projet professionnel.

Le permis en échange de bénévolat

Certaines communes mises sur la citoyenneté et le bénévolat des jeunes, en proposant un contrat d’aide au permis de conduire. La commune s’engage à financer en partie le permis de conduire contre des heures d’actions sociales au sein de la commune. Le nombre d’heures demandés et la somme allouée varient en fonction des municipalités.Vous pouvez également vous renseigner dans votre mairie, certaines municipalités par le biais du CCAS offrent de petites aides ponctuelles aux jeunes domiciliés dans la commune pour passer le permis de conduire.

Depuis fin juillet, les jeunes peuvent passer l’épreuve pratique à partir de 17 ans en cas de conduite accompagnée, la formation sur simulation de conduite moins chère qu’en circulation réelle est privilégiée et la conversion « boîte automatique » en permis classique plus facile. Le gouvernement souhaite voir le permis de conduire baisser de 30% dans les prochains mois…


A lire également : Il est désormais possible de passer l’examen du permis de conduire dès l’âge de 17 ans


Il va d’abord falloir convaincre “certaines” auto-écoles, (pas toutes fort heureusement) qui ne se privent pas d’ajouter des heures de conduite, histoire de gonfler encore un peu plus la facture… Le cadre légal n’existant pas, une auto-école peut imposer autant d’heures qu’elle le souhaite avant de prévoir une date d’examen ! Avant de baisser le prix du permis, peut-être faudrait-il que les acteurs de ce marché joue le jeu de la transparence non ?

Photo de couverture de Dirima / Shutterstock