Jerry, l’invention d’un filtre à eau prêt à l’emploi qui se fixe sur les bidons

Plongez dans l'histoire d'Olivier de Gruijter, l'homme derrière Jerry Can, une invention qui pourrait avoir un impact majeur sur la santé et le bien-être de populations défavorisées.

Nous ne sommes pas tous égaux devant l’accès à l’eau potable dans le monde. En effet, selon l’OMS, 780 millions de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès à cette eau potable. Pour tenter d’apporter une solution pérenne à cette problématique, Olivier de Gruijter, lauréat néerlandais du concours d’innovations James Dyson Award, a inventé Jerry Can, un petit accessoire compact qui permet de filtre l’eau d’un jerrican. Ce système de filtration ingénieux, dont nous avions parlé dans cet article, s’adapte à tous les contenants (bidons, jerricans). Cette innovation apporte donc une solution pour rendre l’eau souillée, potable, et ainsi éviter la prolifération de maladies et de bactéries, liées à la consommation d’eau non potable. Découverte.

D’où lui est venue l’idée de cette invention ?

C’est bien du constat alarmant de 780 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable que lui est venue l’idée de cette invention. Jerry Can a été inventé par Olivier de Gruijter, diplômé en filtration, et développé à l’Université de Technologie de Delft aux Pays-Bas. L’ingénieur s’est fixé pour objectif de développer une solution de filtration d’eau aussi conviviale qu’abordable. C’est ainsi qu’est né le filtre à eau JERRY qui utilise des bidons et des jerrycans abondamment disponibles pour minimiser autant la taille que le coût du produit.

L'invention d'un filtre pour rendre l'eau potable qui s'adapte aux jerricans.
L’invention d’un filtre pour rendre l’eau potable qui s’adapte aux jerricans. Crédit photo : James Dyson Award

Comment fonctionne Jerry Can ?

Le dispositif Jerry Can, comme son nom peut l’indiquer, s’adapte à tous les jerrycans de taille standard et remplace leur couvercle pour fonctionner comme un filtre à eau et un robinet intégré. Fonctionnant sur le principe de la gravité et ne nécessitant aucune source d’électricité, ce dispositif utilise trois filtres distincts pour purifier l’eau. Le préfiltre en mousse élimine les particules grossières telles que la saleté, suivi du filtre micro-membrane qui élimine les bactéries et parasites, et enfin le charbon actif qui élimine les produits chimiques et améliore le goût de l’eau. Ce filtre représente une innovation par le fait qu’il soit un système de filtration financièrement très accessible. Un coût qui lui permettra, s’il venait à être développé à grande échelle, de toucher toutes les populations, même les plus défavorisées. Puisque ce sont bien ces populations qui sont les plus touchées par l’inaccessibilité à l’eau potable. De plus, les cartouches filtrantes imaginées sont remplaçables et recyclables, ce qui limite également l’impact environnemental du système Jerry Can.

Quel avenir pour cette invention ?

Pour le moment lauréat du concours James Dyson Awards, l’inventeur espère bien entendu être désigné comme l’un des vainqueurs. Une mise en lumière et un apport financier, qui pourraient permettre à Olivier de Gruijter de développer son produit. La finalité étant, assurément, de le faire produire à grande échelle. Puis, de le distribuer auprès d’organisations humanitaires, afin qu’il puisse rejoindre les villages les plus reculés du monde.

Un système de filtration qui s'adapte au contenant pour rendre l'eau potable.
Un système de filtration qui s’adapte au contenant pour rendre l’eau potable. Crédit photo : Jerrycanfilter.com

Une solution simple, qui permettrait à des millions de personnes, en 2024, d’avoir un accès à l’eau potable, quand nous, habitants des puissances économiques mondiales, n’avons qu’à tourner un robinet pour l’obtenir… À méditer, peut-être, pour prendre conscience de l’importance de préserver cette eau potable, et ce, même en France, où elle coule encore à flots ! Plus d’informations sur jerrycanfilter.com. Que pensez-vous de cette invention ? Donnez-nous votre avis, ou partagez avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

Rejoignez nos 950 000 abonnés via notre Newsletter , Google Discover et WhatsApp
Source
Jamesdysonaward.org

Méline Kleczinski

Jeune journaliste de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)...… Voir plus »

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Bouton retour en haut de la page