Animaux

Des chercheurs ont réussi à “lire dans l’esprit” des méduses alors qu’elles n’ont pas de cerveau

Les méduses ont toujours fasciné par leur anatomie hors du commun. Mais leur capacité à pouvoir se mouvoir en étant dépourvues de cerveau est incroyable !

Parmi les nombreuses espèces d’animaux peuplant le monde, l’une d’entre elles attire particulièrement l’œil des scientifiques. Plus ou moins grosses, elles peuplent les océans et peuvent parfois être dangereuses pour l’Homme. Cette espèce n’est autre que celle des méduses.

Dépourvus de cerveau, elles sont une grande énigme pour la science. Comment un animal dépourvu de cet organe indispensable est-il capable de se déplacer ou encore de manger ses proies ? Eh bien des scientifiques ont récemment découvert comment lire dans les pensées d’une méduse. Et c’est étonnant !

Un système nerveux très simple

L’espèce de méduse étudiée est la Clytia hemispaerica. De très petite taille, elle fait partie des seules méduses pouvant être observées au microscope. De part sa minuscule taille, cette espèce de méduse se compose d’un système nerveux contenant 10 000 neurones. La quantité assez faible de cellules nerveuses permet une transmission des informations optimale.

Développé il y a plus de 500 millions d’années, le système nerveux des méduses s’organisent beaucoup plus facilement que celui d’autres espèces. La coordination des mouvements d’une méduse ne se fait pas grâce à un système centralisé mais grâce à un système neuronale très organisé, selon une étude.

Le système nerveux d’une méduse se compose de plusieurs neurones divisés en fonction de leurs fonctions. Certains se placent au niveau des tentacules, ainsi, lorsque le tentacule d’une méduse détecte une proie, les neurones la captent et ordonnent au membre de la méduse de l’attraper. D’autres neurones se trouvent au niveau de la bouche de la méduse. Ceux-ci vont s’activer une fois la proie capturée afin de permettre à la méduse de se nourrir. Après observation, les scientifiques se sont rendu compte que parmi les spécimens observés, seulement 88% ont réussi à manger correctement des crevettes de saumure.

Vésuve : des neurones parfaitement conservés découverts dans le cerveau vitrifié d'une victime à Herculanum

Mais quels sont les neurones qui déclenchent tout ce processus ?

Afin de trouver l’origine de cette cascade d’évènements, les chercheurs ont supprimé l’un des types de neurones appelés Rfa+. Par la suite, la méduse n’avait plus la capacité d’amener la proie vers sa bouche. Les scientifiques ont donc cherché à comprendre comment les neurones des tentacules et ceux de la bouche communiquaient entre eux. Pour se faire, ils ont donc procédé à l’ablation de certaines parties du corps de la méduse.

Des chercheurs ont réussit à "lire dans l'esprit" des méduses alors qu'elle n'ont pas de cerveau
Clytia hemisphaerica, vue du dessus avec des tentacules disposés uniformément autour de ses bords extérieurs. Crédit image : Weissbourd / DeGiorgis

Ils ont, dans un premier temps, retirés la bouche d’une méduse. Une fois fait, ils ont observé que la méduse continuait tout de même à capturer la proie et à l’amener vers la bouche inexistante. Alors les chercheurs ont enlevé les tentacules. Puis ils se sont rendu comptes que même sans les tentacules, la bouche encore existante continuait à se mouvoir pour attraper les proies. La conclusion de ces expériences est que les neurones feraient parti de différents groupes tous situés autour de la circonférence du parapluie de la méduse.

Les neurones des méduses sont ils alors tous liés ?

Les neurones coordonnant la bouche pourraient donc être également en relation avec le système digestif. De plus, lorsque les méduses étaient affamées, celles-ci étaient beaucoup plus rapides pour attraper leur proie. Ce qui veut dire que même sans cerveau, la méduse est capable de savoir lorsqu’elle a faim. Les neurones seraient donc étonnements connectés. Cependant, nous ne sommes pas encore capables de savoir qu’elle est la nature de ses interactions, mais les récentes découvertes sont prometteuses.

Source
sciencealert.com

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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