Grands fans du réalisateur Guillermo del Toro, nous ne pouvions pas ne pas aller voir son dernier film dès sa sortie (Ou presque).

La Forme de l’Eau est sorti hier et la bande annonce nous avait promis un superbe film.

Autant vous le dire tout de suite, la bande annonce ne nous a pas menti pour une fois et nous ressortons de ce film comme enveloppés, comme plongés dans un état difficile à déterminer tellement ce film est fort. On en oublierait presque qu’il est classé dans la catégorie Fantastique ! Lion d’Or à la Mostra de Venise 2017, ce n’est dans doute pas un hasard.

Bande Annonce La Forme de l’Eau :

Synopsis :

1962, c’est le temps de la guerre froide entre les Etats Unis et l’Union Soviétique. Elisa une jeune femme, muette travaille comme agent d’entretien dans un laboratoire ultra secret où est retenu prisonnier un homme amphibien. Elisa s’éprend de cette créature sans se douter que cet amour pourrait les mettre en danger tous les deux… Pour le sauver d’une mort atroce, elle décide de l’exfiltrer du laboratoire…

Secrets de Tournage :

Une pluie de récompense s’abat sur ce film depuis sa présentation, lauréat du Lion D’Or de Venise 2017, il a aussi obtenu 2 Golden Globes (meilleur réalisateur et meilleure bande originale). Et il est surtout nominé 13 fois lors de la prochaine cérémonie des Oscars (4 mars 2018). Il concourt entre autres pour les catégories : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleurs seconds rôles féminins et masculins….

Pour coller au plus près de son rôle de femme muette, Sally Hawkins (Elisa) a souhaité apprendre l’ALS (la langue des signes) afin de pouvoir improviser sur le plateau si besoin est… De plus pour celles et ceux qui signent, il est toujours plus plaisant de suivre les vrais gestes plutôt que de vagues mouvements qui n’ont pas de signification dans la langue des signes.

Notre Avis :

Au début du film, on se demande un peu sur quelle fulgurance de Del Toro on est encore tombé… Un décor qui oscille entre le passé et le futur des années 60 donc un brin désuet. On comprend qu’Elisa est muette mais pas sourde et qu’elle ne vit que de rituels chronométrés et répétés chaque matin sans jamais déroger à l’un ou l’autre ! Métro – Bain – Boulot – Voisin – Dodo voici les cinq piliers de la vie d’Elisa. A ce moment là on se dit quand même que le film va être long…
Et puis, alors qu’elle est sur son lieu de travail elle découvre par hasard l’existence d’un homme amphibien créé par un laboratoire gouvernemental de Baltimore. Et elle découvre surtout que cette chose n’est pas juste une créature immonde mais qu’elle est douée de sens, qu’elle comprend et communique à sa manière… Un peu comme elle.
A partir du moment où arrive cet “homme” dans le film, on ne s’ennuie plus une seconde et on vit chaque instant du film avec passion.

 

Chronique Ciné : La Forme de l'Eau de Guillermo Del Toro
La forme de l'eau fait voler en éclat certains clichés. Ainsi on s'aperçoit vite que les apparences ne sont pas importantes quand il y a une évidence entre deux êtres quels qu'ils soient. Une sorte de remake de La Belle et La Bête mais sans château, flonflons etc... Un conte fantastique pour adultes qui se regarde avec envie, un film dans lequel on adore détester certains personnages comme pour protéger ceux que le réalisateur a décidé de nous faire aimer. Les deux acteurs principaux sont d'une justesse sans faille et livrent grâce à cette histoire un message universel. Un message qui dirait qu'aimer peut l'être de différentes manières et on le voit très bien... Elisa aime L'amphibien, Elisa aime son voisin, Elisa aime sa collègue mais jamais de la même façon. Un film bijou livré dans un écrin par un par-terre d'acteurs sublimes ! Une réalisation magistrale, une bande son qui colle parfaitement à chaque instant du film et une superbe surprise pour nous. Si vous allez voir ce film grâce à cette chronique, vos retours sont les bienvenus en commentaires 🙂
4.3Un film bijou
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