En Amérique du Sud et en Australie, les habitants ont de la suite dans les idées… Voici comment à l’aide d’immenses filets, ils tentent de lutter contre la pollution des fleuves environnants.

Alors que certains ingénieurs et chercheurs planchent sur des projets écologiques compliqués et coûteux, il suffit parfois d’un peu de bon sens pour parvenir à lutter contre la pollution des fleuves et des rivières. Dans les pays économiquement forts, les eaux usées sont traitées et assainies via les stations d’épuration évacuées après traitement uniquement. Ce qui n’est pas le cas dans certains pays émergents et où la population des villes ne fait que s’accroître. Les eaux usées de ces pays-là sont souvent rejetées à l’état brut dans les rivières avoisinantes provoquant des pollutions monstrueuse, le drainage de maladies  et tuant la faune et la flore de ces eaux souillées.

En Australie mais également en Amérique du Sud, alors que les moyens financiers des villes ne sont pas suffisants pour construire des usines de traitement des eaux usées alors ils ont eu une idée très simple et peu coûteuse pour tenter d’endiguer le déversement de toutes sortes de déchets dans les eaux des fleuves, lacs et rivières de leurs environs.

Ils ont simplement installé d’énormes filets à la sortie des égouts qui dans ces pays charrient l’eau mais également tous les déchets alimentaires ou plastiques rejetés par les habitants peu sensibles à la pollution environnante.


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Des fleuves comme le Gange en Inde servent même de déversoir pour les cendres des défunts ou les ablutions liées à la religion et transmettent des maladies dermatologiques à ceux qui sont encore sains. C’est une catastrophe écologique de voir ses amas de détritus flotter à la surface des fleuves et des rivières dans l’apparente indifférence des dirigeants de ces pays où la croissance économique est bien plus importante que la lutte contre la pollution de l’environnement.

Avec ces simples filets solidement fixés aux bouches d’égout, les déchets physiques se trouvent emprisonnés et les filets ne laissent plus passer que l’eau, certes non traitée mais au moins débarrassée des déchets les plus polluants. Les déchets n’ont plus, ensuite qu’à être récupérés et apportés dans des décharges, parfois à ciel ouvert mais centralisés en un seul et même endroit.

Ces initiatives prouvent qu’il n’y a pas forcément besoin de grandes usines pour pallier à la pollution, et que parfois, avec des moyens très simples il est possible d’agir en faveur de l’environnement. Cette idée de filets immenses pourrait venir en aide à l’Afrique ou à l’Asie et éviter des étendues d’eau où les déchets finissent par tapisser la surface de l’eau et ne laissent plus aucune chance de vie à la faune, asphyxiée par tant de détritus… Une idée à transposer à grandes échelles peut-être ?

crédit photo : Keith Anderson

   
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