Kidney Project : un nouveau rein artificiel transplantable de la taille d’un smartphone

Aux Etats-Unis, une équipe médicale a mis au point un rein artificiel chirurgicalement transplantable qui pourrait éviter l'attente d'une greffe et les dialyses.

Il y a quelques jours, le système portatif de dialyse à domicile AKTIV faisait partie des 6 lauréats d’un concours national, et obtenait la somme de 650 000 $ pour son développement. Un autre appareil créé par un groupe international de chercheurs pourrait aussi révolutionner la médecine rénale: il s’appelle Ratner, et se présente comme le tout premier rein artificiel transplantable !

Aujourd’hui, les seules transplantations possibles proviennent de transplants humains; ce rein artificiel pourrait donc améliorer les résultats physiologiques des patients. Il pourrait en fait assurer à des millions de patients une nouvelle vie, avec un rein totalement artificiel et parfaitement fonctionnel. Explications.

Les détails du Ratner

Les médecins expliquent que cet appareil aidera les patients dotés d’un rein greffé à se débarrasser des traitements chimiques appelés immunosuppresseurs. Ces médicaments qui présentent de forts risques d’effets secondaires pourraient tout simplement être supprimés. Mais il permettrait aussi aux patients de ne plus se rendre en centre de dialyse chaque semaine pour filtrer et nettoyer le sang des toxines accumulées.

Un dispositif compact et transplantable pour filtrer et nettoyer le sang des toxines.
Un dispositif compact et transplantable pour filtrer et nettoyer le sang des toxines. Crédit photo : Kidney Project (Capture d’écran YouTube)

Comme pour l’appareil à dialyse, c’est Kidney Project qui porte cette innovation. Le Ratner est un petit appareil de la taille d’un smartphone qui peut être implanté chirurgicalement. Il se compose de deux parties essentielles :

  • L’hémofiltre, qui élimine les déchets et les toxines du sang;
  • Le bioréacteur, qui reproduit les fonctions rénales et équilibre les électrolytes sanguins.

Chaque rein possède un maillage d’environ un million de minuscules unités filtrantes appelées néphrons, par lesquels le sang entre dans le rein pour aller ensuite vers le glomérule. Ce sont les très fines parois de ce dernier qui permettent à l’eau, aux déchets et autres petites molécules de passer. Mais les plus grosses telles que les protéines ou cellules sanguines restent bloquées.

Après cette opération, le fluide filtré va s’écouler dans les tubules rénaux, calibrant ainsi l’équilibre entre les molécules nécessaires au bon fonctionnement du corps humain avec ce rein artificiel. Elles seront ensuite réabsorbées dans la circulation sanguine.

La greffe de rein

L’association française d’urologie explique que l’insuffisance rénale chronique est une diminution progressive et irréversible du fonctionnement des reins qui ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Les causes principales de cette insuffisance sont le diabète et l’hypertension artérielle. Elle se traite soit par dialyse, hémodialyse ou transplantation rénale.

La majorité de ces transplantations proviennent de donneurs décédés, mais c’est aussi un organe que l’on peut donner de son vivant. Après une greffe, la survie du transplant est de 10 ans environ, mais il est possible d’être transplanté d’un rein plusieurs fois dans sa vie. En France, 3 millions de personnes souffrent d’une maladie rénale, et parmi elles, 85 000 sont au stade terminal, où la greffe ou la dialyse sont les seules issues possibles. Les travaux scientifiques sur les reins artificiels sont donc d’une importance capitale.

Des tests avec des reins de porc ?

Le 21 octobre dernier, le premier rein de porc a été transplanté sur un humain; il a été greffé dans un corps humain en état de mort cérébrale par l’équipe du Langone Health dans le cadre d’une étude scientifique.  Selon les premiers résultats, le rein a parfaitement fonctionné pendant 54 heures consécutives, et c’est ce que les chercheurs espéraient.

Cette greffe d’un rein de porc représente donc aussi un espoir pour les personnes en attente de greffe. Cependant, il lève aussi beaucoup de controverses et de questions: éthiquement, il est encore difficilement concevable d’implanter des organes d’animaux sur un humain. C’est en tout cas une autre piste pour soigner les maladies rénales qui mérite d’être soulignée.

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Source
EnglishNewstracklive.com

Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

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