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G-H3 : une entreprise tarnaise invente un biocarburant à base de fumier

Le biocarburant serait-il la solution d'avenir pour faire rouler nos véhicules à moindre coût ? Celui dont on vous parle ici, à base de fumier, pourrait nous permettre un passage à la pompe beaucoup moins douloureux !

Si vous êtes passé par la pompe à essence ces derniers jours, vous avez dû vous rendre compte que votre carte bancaire chauffait un peu plus que d’habitude… Dans certaines stations-services parisiennes, le litre d’essence frôlait les 2€ la semaine dernière. Et ce ne sont pas les 100€ de prime inflation que certains ont reçu qui vont palier cette hallucinante augmentation des carburants ! Impuissants devant cette hausse historique, certains renoncent à la voiture, d’autres investissent dans un boitier éthanol, pour réduire le coût de leurs pleins d’essence. Et si l’avenir de ce type d’énergie se trouvait dans les bio-carburants ? Une aubaine pour les automobilistes, probablement moins pour l’Etat. Toujours est-il que dans le Tarn, une entreprise française vient de mettre au point un biocarburant issu de matières naturelles. Son nom : G-H3. Présentation.

Le GH-3 c’est quoi ?

Dans notre inconscient collectif, les futurs véhicules sont forcément électriques ou à hydrogène. Mais si la véritable innovation venait plutôt du biocarburant ? Une énergie qui semble facile à produire et qui coûterait beaucoup moins cher à la pompe. Ce G-H3 est différent de l’E85 (Ethanol) qui lui, contient 15% d’essence. Le GH-3 mis au point par la société tarnaise ARM Engineering contient uniquement des matières naturelles. Il n’émet donc aucune particule fine ni dioxyde d’azote.  Et il ne coûte que 35 centimes au litre à produire. Le secret du G-H3 c’est… le fumier ! Une ressource utilisée pour les cultures, mais qui pourrait aussi parfaitement servir de carburant.

Un mélange d’électricité, de CO2 et de fumier

Pour fabriquer ce biocarburant, ARM Engineering utilise un mélange de CO2 et d’hydrogène qui sont mélangés grâce à un procédé chimique: l’électrolyse de l’eau, qui décompose l’eau (H2O) en dioxygène et dihydrogène gazeux grâce à un courant électrique. Ce dernier est dit « vert ». Le G-H3 peut également être fabriqué à partir de la méthanisation des biomasses. C’est-à-dire que l’on peut utiliser les résidus agricoles, le fumier ou les déchets compostables pour produire ce biocarburant, une sorte de compostage sans apport d’oxygène.

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Véhicules thermiques ou électriques, peu importe

Concernant les véhicules thermiques, ce biocarburant pourrait être utilisé grâce à l’ajout d’un module électronique dont le coût est estimé entre 1800 et 2500€.  La transformation serait possible sur tous les véhicules à moteurs dès l’instant qu’ils répondent aux normes européennes EURO3. Il est également possible de convertir les véhicules thermiques afin qu’ils puissent utiliser le G-H3 ou l’éthanol E85. Ce biocarburant serait aussi possible à utiliser sur les véhicules électriques, avec pour objectif d’augmenter leur autonomie.

biocarburant GH-3
Crédit photo : ARM Engineering (Facebook)

Et ceci serait possible grâce à une pile à combustible installée sur la voiture électrique. En l’associant à l’air, le biocarburant pourrait être transformé en électricité. Pour donner un ordre d’idée, 40 litres de biocarburant permettrait à une Renault Zoé de gagner environ 400 km d’autonomie. Une idée géniale, mais avant que cela soit disponible pour le grand public, de l’eau coulera encore sous les ponts… Ce serait en tout cas une excellente idée pour gagner en pouvoir d’achat pour les automobilistes non ?

Source
Autoplus.fr

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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