ArticlesCryptomonnaie

FTX en faillite : devrait-on s’inquiéter pour les autres cryptomonnaies ?

FTX, l’une des plus grandes plateformes d’échange de cryptomonnaies au monde a été déclarée en faillite. Son CEO et fondateur, Sam Bankman-Fried, a démissionné de son poste.

Le week-end dernier, le milieu des monnaies virtuelles a été bouleversé par la nouvelle concernant la faillite de la société FTX. Fondée en 2019 par Sam Bankman-Fried, la FTX a créé le FTT et se trouvait à la deuxième place des plus grandes plateformes de vente et d’achat de cryptomonnaies au monde. Alors que les personnes qui ont investi leur argent dans l’entreprise s’inquiètent de ne plus pouvoir être remboursées, celles qui sont dans les cryptomonnaies en général se demandent ce que vont être les conséquences de cet événement sur les monnaies virtuelles.

Les relations entre Alameda Research et FTX 

Basée aux Bahamas, la FTX était valorisée à 32 milliards de dollars, soit 31 milliards d’euros environ. Alors qu’elle comptait plus d’un million d’utilisateurs, en seulement une semaine, la société a vu un grand nombre de ses investisseurs se retirer de sa plateforme jusqu’à la mener à la banqueroute. D’après Jean-Luc Verhelst, formateur et spécialiste en cryptomonnaies, Sam Bankman-Fried n’était pas aussi honnête qu’on aurait pu le croire. Selon les informations, il semblerait que le fondateur de FTX ait investi l’argent de ses clients dans plusieurs secteurs dont Alameda Research, un fond de spéculation qui lui appartient. Cela pouvait engendrer d’énormes conflits d’intérêts entre les deux entreprises puisque la majorité des investissements dont bénéficiait Alameda Research étaient financés par des FTT. Par conséquent, les risques pour FTX étaient énormes si jamais Alameda faisait banqueroute.

La concurrence aurait joué un rôle dans la chute de FTX ?

Se méfiant de l’état financier d’Alameda Research, certains investisseurs ont décidé de revendre leurs FTT. Le 6 novembre dernier, le CEO de l’entreprise Binance a décidé de revendre l’intégralité de ses FTT, et cela a eu pour conséquence la chute de la valeur de la cryptomonnaie en seulement quelques jours, et l’installation du doute auprès des autres investisseurs. Notons que Binance est connue pour être le principal concurrent de FTX. Face à la situation, FTX a fait une déclaration le 8 novembre selon laquelle elle était en difficulté financière et a proposé un rachat à Binance. Cette dernière a d’abord accepté puis s’est finalement rétractée, prétextant se trouver dans l’incapacité d’apporter son aide pour résoudre des problèmes aussi importants.

La chute de FTX

Beaucoup de clients voulaient retirer leurs fonds de FTX, mais l’entreprise n’était plus en mesure de payer ce qu’elle leur devait. En seulement deux jours, la société a dû se déclarer en faillite et Sam Bankman-Fried a démissionné de son poste. Alors que les soucis concernant le remboursement des clients n’étaient pas encore réglés, un autre problème tout aussi grave a surgi. La plateforme de négociation a perdu 370 millions de dollars (355 millions d’euros) suite à un piratage informatique.

Qu’en est-il des autres monnaies virtuelles ?

La faillite de FTX inquiète la plupart des personnes qui ont des fonds investis dans les cryptomonnaies, surtout que la valeur du Bitcoin a déjà chuté quatre fois en une année. Selon Jean-Luc Verhelst, ceux qui ont investi dans les cryptomonnaies ne devraient pas s’inquiéter sur le long terme. Cependant, il faudrait selon lui « sécuriser ses cryptomonnaies et ne pas dépendre d’un intermédiaire de confiance comme une plateforme ». Pour Verhelst, le mieux serait de récupérer les cryptomonnaies qui se trouvent entre les mains des plateformes et de les placer dans la blockchain. Dans ce cas, les pertes seront évitées si jamais les plateformes se retrouvent face à des problèmes tels que les vols via des piratages informatiques ou des manipulations frauduleuses. A titre d’information, en octobre dernier, Binance a aussi été victime d’un piratage et a perdu plus de 100 millions de dollars.

Source
rtbf.be

Alexandre Bonazzi

Je travaille dans une société d'études et de conseil depuis 25 ans. Passionné par les nouvelles technologies, le High-tech et la pop culture en général j'ai fondé Neozone en 1999 où je partage depuis des articles et mes humeurs. Vous pouvez m'écrire directement par mail.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page