Il est interdit de brûler des déchets verts dans son jardin, mais il est possible d’avoir une dérogation

Bien que certains d'entre nous le font, la loi interdit strictement le brûlage des végétaux dans son terrain. Il est obligatoire des les déposer à la déchetterie ou de les recycler afin de réduire les risques liées aux substances toxiques que la fumée dégage. Voici les règlementations.

Le printemps ne devrait pas tarder à montrer le bout de son nez. L’heure pour les amateurs de jardinage de faire un grand nettoyage dans leur jardin. Le printemps est la saison idéale pour tailler les haies, ramasser les feuilles mortes ou encore enlever les mauvaises herbes. Mais la question que beaucoup se pose est que faire des déchets végétaux ? Certains les mettent dans des poubelles dédiées tandis que d’autres n’hésitent pas à les brûler sur leur terrain. Mais avons-nous réellement le droit de brûler les déchets végétaux ?

Que dit la loi ?

Tout d’abord, il faut savoir que les déchets verts font partie des biodéchets. La loi interdit donc de brûler l’herbe, les feuilles mortes, les branches ainsi que les épluchures de fruits et de légumes. Dans le cas où vous possédez ces déchets, il est possible de les composter. Vous pouvez également les déposer dans une déchetterie ou une collecte sélective selon votre commune. Il est cependant interdit de brûler vos déchets directement sur votre terrain. Et ce, que ce soit à l’air libre dans un incinérateur. La raison est simple, lorsque vous brûlez des déchets verts, de fines particules toxiques se dégagent de la fumée. A trop forte dose, elles peuvent s’avérer dangereuses pour l’humain.

Brûler les déchets végétaux est donc interdit par la loi tout au long de l’année sauf dans le cadre d’une dérogation. Gare à ceux qui veulent d’amuser à ne pas respecter la loi. En cas de non-respect de celle-ci, l’individu s’expose à une amende pouvant atteindre un montant de 450€. Si vos êtes témoin d’un feu de déchets verts clandestins, il faut immédiatement prévenir la gendarmerie, ou le service de la police environnementale de votre commune.

Dans quels cas y sommes-nous autorisés ?

Bien que cette pratique soit interdite, il existe cependant des situations où vous pouvez être autorisé à brûler vos déchets verts. Il vous suffit d’obtenir une dérogation de votre préfet qui vous y autorise. Attention, la préfecture vous y autorisera seulement dans certains cas. Pour lutter contre des plantes invasives par exemple. Votre commune, quant à elle, vous y autorise en cas d’un plan prévention des risques incendies en forêt. Vous pouvez, de plus, brûler vos végétaux dans le cas où votre commune ne possède pas de déchetterie et qu’un débroussaillement est obligatoire. Il est essentiel de vous munir de votre dérogation lorsque vous vous apprêtez à commencer à brûler vos végétaux. Dans le cas contraire, des sanctions seront prises contre vous pour non-respect de la loi.

Que faire de ces déchets verts ?

Bien qu’il soit plus facile de déposer vos déchets verts dans une déchetterie, sachez que ceux-ci peuvent également servir à bien des choses. Ils peuvent notamment permettre à des animaux domestiques de se nourrir. Si vous où l’un de vos voisins possèdent des cochons, des chevaux ou encore des poules, n’hésitez pas à les nourrir grâce à vos résidus de débroussaillage. Vos déchets végétaux peuvent également être recyclés. Vous pouvez les composter mais aussi les déposer au pied de vos plantes. Ainsi, la décomposition aura lieu directement à la racine de vos plantes. De quoi obtenir de magnifiques fleurs sans se ruiner, ni polluer !

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Source
service-public.fr

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)... Je n'ai probablement pas l'expérience professionnelle de certains rédacteurs en matière de politique, de principes scientifiques. Mais, je tente d'apporter ma petite pierre à l'édifice en vous racontant mes expériences et mes réflexions dans des domaines qui me touchent. Et, puisque la vie est une surprise chaque jour, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. C'est la raison pour laquelle, à 23 ans, j'ai encore besoin d'apprendre des milliers de choses, et de me cultiver pour vous conter encore plus d'histoires passionnantes. Rejoignez-moi dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens... Ma passion pour les animaux en général a toujours été au cœur de mes préoccupations. Soucieuse de leur bien-être et de leur place dans notre monde, je m'efforce de sensibiliser mon audience à leur protection, à travers des articles informatifs et engagés. Qu'il s'agisse de sujets comme la conservation des espèces, les droits des animaux ou simplement des anecdotes touchantes, je trouve une grande satisfaction à partager mes connaissances et mes réflexions pour encourager une prise de conscience collective. En tant que jeune professionnelle, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. Je m'efforce de rester à l'affût des dernières découvertes scientifiques, des débats sociétaux émergents et des avancées technologiques, afin d'enrichir mon travail et d'offrir à mes lecteurs un contenu pertinent et stimulant. N'hésitez pas à me rejoindre dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens..

17 commentaires

  1. Dans la cas où ses la commune de mon village qui brûle tout leurs déchets verts plus des déchets plastiques ou autre meuble on fait Quoi….. Ville mosnac dans le 17

  2. Celà est valable pour les particuliers qui veulent brûler 2 branches… Les agriculteurs eux peuvent cramer tout ce ce qu ils veulent dans leurs champs… personne ne dit quoi que ce soit

  3. Ça me fait bien rire cet article qui est faux. Vous allez à la mairie chercher un CERFA de déclaration d’incinération de végétaux ou vous déclarez la parcelle concernés. Et vous appelez les pompiers pour signaler l’ecobuage au début et à la fin. C’est tout!!! Vérifiez par vous même, je le fais légalement depuis longtemps…

  4. Moi ça fait+/- 32 années que je recycle et mon jardin a une terre super. Beaucoup de vers de terre comme des petit serpent. Je n’ai jamais compris les gens qui vont jetter leur déchets au parc or que ça vaut de l’or.

  5. Ok, alors que dit-on de l’écobuage, ou doit-on arrêter de se chauffer avec sa cheminée ou son poêle, quelle est la différence ?

  6. Au nom de l’écologie et de l’environnement !!! Moi ce qui me gène ce ne sont pas les 3 branches brûlées mais les 3500 hectares de bois dont 1200 hectares de terres cultivables qui vont être détruis pour la LGV bordeaux Toulouse alors qu’une ligne existe déjà c’est une catastrophe majeure pour la biodiversité.

  7. Bein moi je continue à brûler les branches de bois mort avec une dizaine d’hectares à entretenir et une déchetterie situé à 12 km je polluerai autant avec mon véhicule.

  8. Moi je brûle mes déchets verts dans mon jardin la nuit dernière ma maison dans un tonneau, et ceux qui sont pas contents je les embrasse bien fort…

  9. Arrêter de dire que l’on peut demander au animaux de compagnie tel que les chevaux, car c’est comme ça que l’on retrouve des branches de laurrier en bordure des parc et bien d’autres choses, alors que c’est toxique pour les chevaux. C’est pas vous qui devez soigner les animaux quand ce n’est pas déjà trop tard.

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