Innovation

Disponible depuis plus de 100 ans, l’invention de la valise à roulettes freinée par le culte de la virilité…

De nos jours, la valise à roulettes est considérée comme une évidence quand on voyage. De même, la voiture électrique est de plus en plus vue comme une solution plus écologique que les autres voitures. Mais saviez-vous qu’à une époque, ces inventions étaient considérées comme portant atteinte à la virilité et à la masculinité des hommes ?

Actuellement, bien des hommes sont contents dès qu’il y a une nouvelle invention qui voit le jour, louant la Science et soulignant les avantages de la technologie. En effet, il est indéniable que la technologie dans toutes formes ait largement facilité notre vie quotidienne dans tous les domaines, nous procurant un niveau de confort sans précédent par rapport aux générations précédentes.

Toutefois, même si les inventions suscitent actuellement curiosité et fierté, elles ont autrefois été soigneusement scrutées pour ne pas porter atteinte à certains points de vue d’antan. C’est justement le cas de la valise à roulettes et de la voiture électrique. Croyez-vous que ce sont des inventions modernes ? En fait, elles ne le sont pas. Mais à une époque, leur adoption aurait été synonyme d’atteinte à la masculinité et à la virilité des hommes. Ce qui était hors de question !

La valise à roulettes, une innovation retardée par les hommes

Officiellement, la valise à roulette fût inventée en 1972 par un responsable américain des bagages du nom de Bernard Sadow. Ce dernier s’était mis en tête de dévisser quatre roulettes d’une armoire puis de les fixer à une valise avant de mettre une sangle au-dessus de la valise et de trotter joyeusement son invention autour de la maison.

Mais officieusement, l’idée de la valise à roulette était apparue bien avant cela. Plus précisément, The Guardian nous rapporte que les archives d’un journal de 1952 montraient la photo d’une femme en manteau de fourrure qui tirait une valise à roulettes. En creusant plus, le journal a découvert que la valise à roulettes était née à la fin du 19ème siècle. A l’époque, le tourisme de massa avait décollé. On voyait alors plein de porteurs dans les grandes gares d’Europe pour aider les passagers à porter leurs bagages.

À LIRE AUSSI :  Les Vikings ne portaient pas de casques à cornes - le mythe définitivement brisé par la science !
Disponible depuis plus de 100 ans, l’invention de la valise à roulettes freinée par le culte de la virilité...
Crédit photo : Shutterstock / Maria Markevich

Mais au milieu du 20ème siècle, le nombre de porteurs diminuait car les voyageurs portaient de plus en plus leurs propres bagages. Dans les années 1940, des publicités pour un appareil à roulettes qui s’attache à une valise dénommé « the portable porter » étaient affichées dans les journaux. Toutefois, les ventes de cet appareil n’ont pas décollé. Sadow avait déclaré qu’ « à cette époque, il y avait ce sentiment macho. Les hommes portaient des bagages pour leurs femmes. C’était…la chose naturelle à faire, je suppose ». De plus, la valise à roulettes permettait une plus grande mobilité pour les femmes.

Ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle que la valise à roulettes a pu peu à peu gagner le cœur des hommes. Elle est même devenue une caractéristique de l’arsenal de l’homme d’affaires moderne.

Et si on parlait de l’invention de la voiture électrique ?

En effet, les voitures électriques sont apparues pour la première fois dans les années 1800. Là encore, elles ont été considérées comme étant « féminines » du fait qu’elles étaient plus lentes et moins dangereuses. Ces jugements machistes ont freiné le marché des voitures électriques pour ouvrir un monde aux voitures à essence.

Mais ce n’est pas tout. A l’époque, les démarreurs électriques étaient aussi considérés comme féminins. La pensée masculine considérait que seules les femmes voudraient de ces mesures de sécurité en démarrant leur voiture sans risque de se blesser.

Idem pour le toit d’une voiture. L’idée générale était qu’il était « non viril » d’avoir un toit sur votre voiture, que les hommes devaient ne consommer de la viande et non des légumes. De même, les hommes devaient préférer les grosses voitures au lieu des transports en commun. Heureusement, ces idées d’époque sont désormais derrière nous !

Arielle Lovasoa

Je me retrouve dans les mots de Françoise Giroud dans Lou: Histoire d'une femme libre: "C'est une fille irréductible qui n'en fait et n'en fera jamais qu'à sa tête, non pas par caprice mais par nature". A cela, j'ajouterai le sage conseil de Confucius, mon leitmotiv: "Si tu veux profiter de ta vie, apprends à profiter de ta simple journée"

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page