Innovation

Dyaqua : l’invention d’une tuile solaire en terre cuite qui ressemble à s’y méprendre aux matériaux traditionnels

Destinées aux bâtiments historiques, ces tuiles solaires invisibles reproduisent le bois, la pierre ou la terre cuite pour rendre les bâtiments historiques moins énergivores.

Certains particuliers souhaitent équiper leurs toits de panneaux solaires pour économiser de l’énergie. Mais la plupart des panneaux solaires sont assez disgracieux et dénaturent facilement une toiture. Et si vous habitez dans le périmètre d’un bâtiment historique, les panneaux solaires ne seront quasiment jamais autorisés pour le moment. Pour garder l’esthétique de la terre cuite, des tuiles, de la pierre ou même du bois, une entreprise italienne Dyaqua fabrique des tuiles solaires qui ressemblent à s’y méprendre aux matériaux traditionnels. Ces tuiles pourraient être une vraie solution pour équiper les bâtiments historiques tels que les églises, généralement très énergivores, suite à l’ancienneté de leurs architectures. Découverte.

Pourquoi avoir inventé des tuiles solaires invisibles ?

Comme nous vous le disions précédemment, dans certaines villes comme Paris, il est ardu d’obtenir l’autorisation d’installer des panneaux solaires classiques. Les monuments historiques parsèment la capitale et la plupart des habitations sont donc soumises à de strictes règles d’urbanisme. Couleurs des volets, types de tuiles, couleurs des façades, les architectes des bâtiments de France veillent à ce que l’harmonie visuelle perdure. Et, évidemment, les panneaux noirs ne sont pas les bienvenus. Pourtant, ils permettraient aux villes de réaliser de belles économies s’ils pouvaient être installés sur les musées, églises ou mairies anciennes. Les tuiles solaires italiennes baptisées Invisible Solar pourraient, de ce fait, être LA solution idéale.

Invisible Solar est une nouvelle technologie qui prend l'apparence de n'importe quel matériau de construction
Invisible Solar est une nouvelle technologie qui prend l’apparence de n’importe quel matériau de construction. Crédit photo : Dyaqua

La tuile invisible solaire qu’est-ce que c’est ?

Dyaqua est une petite entreprise familiale basée à Vicence, en Italie. Ils ont eu l’idée d’inventer une tuile photovoltaïque absolument unique. Chaque tuile renferme de petites cellules photovoltaïques fabriquées dans un composé de polymère qui imite les matériaux de construction. Pierre, tuile, bois, la tuile invisible conserve tous les bénéfices d’un panneau solaire, mais sans l’inconvénient visuel. C’est simple, les cellules photovoltaïques sont absolument invisibles à l’œil nu ! Et, apparemment, le besoin est bien présent dans toute l’Europe. En effet, depuis que la petite entreprise a commencé la production de ses tuiles solaires innovantes, elle avoue qu’elle peine à faire face à toutes les commandes. Ces dernières arrivent même des États-Unis, au grand étonnement de Giovanni Quagliato, l’inventeur de ces tuiles révolutionnaires. Notons qu’il est aussi artiste et créateur d’œuvres d’art en résine époxy à ses heures.

Comment fonctionnent ces tuiles ?

Le côté esthétique est un point essentiel pour l’avenir du photovoltaïque, mais il faut aussi que ces tuiles soient performantes et permettent de produire de l’électricité. L’inventeur explique que ces tuiles sont fabriquées pour supporter des charges statiques élevées et qu’elles résistent aux intempéries et aux solvants chimiques. Concrètement, le principe des tuiles est le même que sur un panneau classique. Les tuiles solaires laissent les rayons du soleil entrer à travers la matière transparente dont elles sont recouvertes, puis atteignent les cellules solaires.

La tuile solaire invisible est composée d'une pièce unique indivisible
La tuile solaire invisible est composée d’une pièce unique indivisible. Crédit photo : Dyaqua

Ensuite, elles sont reliées à un système semblable à celui des panneaux classiques et atteindraient une performance de 70 Wc / m2. Certes, cette valeur représente la moitié de celle d’un module solaire classique, mais dans certains lieux, le côté esthétique prime sur la performance. Le coût revient également un peu plus cher, puisqu’il faut compter 7 € par watt contre 2 € pour un module classique. Plus d’informations ? Rendez-vous sur le site Dyaqua.

Source
Dyaqua.it

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

3 commentaires

  1. Un petit peu plus cher …… Trois fois et demi plus cher … Vous avez la nation d’un petit peu vous !

  2. Intéressez vous aux différences des productions éoliennes entre la Wallonie et le sud Maroc … Et expliquez alors qu il ne faut plus gaspiller les contributions en énergie verte des citoyens pour des éoliennes là où il y a trop peu de vent …

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