Santé

Cerveau : l’adage « boire pour oublier » prouvé littéralement pas la science

Le 31 décembre approche et c'est l'une des soirées les plus festives et alcoolisées de l'année... Pourtant, plusieurs études montrent les conséquences d'une consommation excessive d'alcool sur notre cerveau, et c'est pas joli-joli !

Vous venez de passer les fêtes de Noël en famille et en comité restreint comme le préconisait les mesures sanitaires ? Et vous apprêtez à faire de même pour le réveillon de la Saint Sylvestre qui s’annonce dans les mêmes conditions… Le passage à la nouvelle année rime souvent avec bulles de champagne, bulles de champagne et bulles de champagne… Et quelques petits fours pour éponger tout ça !

Dans ces moments-là, l’alcool* coule souvent à flot. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que notre cerveau n’apprécie guère ! Cette mauvaise habitude de boire beaucoup sur un laps de temps très court serait l’habitude la plus néfaste qu’il soit pour notre cerveau… Et c’est la science qui le dit !

L’alcool est mauvais pour la santé en général

Nul besoin d’être médecin pour savoir que l’alcool, comme le tabac d’ailleurs, est néfaste pour notre santé ! Et tous les spécialistes s’accordent pour dire que l’alcool doit être consommé avec modération.

Cependant, il semblerait que l’impact sur notre cerveau soit encore plus critique, et notamment chez les plus jeunes. Vous connaissez l’adage qui dit « boire pour oublier » ? Ce ne serait finalement pas seulement un adage, mais bien une réalité. Ce n’est pour autant pas une fatalité !

Une étude qui met en garde contre la consommation excessive d’alcool

L’étude menée par la chercheuse Marina Rodriguez Alvarez de l’Université de Santiago de Compostelle en Espagne revient sur les conséquences de l’alcool sur notre cerveau. Pour réaliser cette étude, deux groupes d’étudiants ont été formés. Le premier groupe ne consommait pas ou très peu d’alcool, le second en consommait beaucoup et parfois de manière addictive.

Le premier constat fût que ceux qui buvaient de manière habituelle ne parvenaient pas à assimiler certaines informations verbales… Ou du moins pas comme ceux qui ne buvaient pas.

Et la chercheuse explique ceci par le fait que la consommation d’alcool demande plus de ressources neuronales pour mémoriser les choses. En fait, l’hippocampe , qui gère notre mémoire, est le plus sensible à la neurotoxicité des alcools. Et quand il est alcoolisé, notre cerveau tend à réduire la capacité à apprendre de nouvelles choses, et à les retenir. L’étude explique cependant que la consommation de stupéfiants, ou la génétique peuvent également influer sur les capacités de mémorisation.

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Quels autres dégâts possibles ?

Une seconde étude, menée par Megan Anderson chercheuse à l’université de Rutgers dans le New Jersey, explique les dégâts de l’alcool sur l’hippocampe justement. L’étude montre qu’une consommation quotidienne réduirait de 40% la production de nouveaux neurones. Ces mêmes neurones qui nous aident à mémoriser de nouveaux apprentissages. Elle explique aussi qui si l’hippocampe recevait chaque jour une certaine quantité d’alcool, alors il se pourrait que vous vous perdiez sur la route ou qu’il vous soit impossible de retenir de nouvelles informations.

Elle recommande comme tous les médecins, de ne pas dépasser un verre par jour pour les femmes et deux verres pour les hommes. Au-delà de cette quantité, c’est le cerveau qui trinque !

Boire ou conduire, il va falloir choisir !

La soirée du 31 décembre est souvent l’une des plus arrosées de l’année… Mais elle est aussi l’une des nuits les plus meurtrières sur nos routes de France. La Sécurité Routière rappelle que :

  • L’alcool est responsable de 30% de la mortalité routière;
  • Le risque d’être responsable d’un accident mortel est multiplié par 17,8 chez les conducteurs alcoolisés;
  • Les accidents impliquant de l’alcool sont plus graves que les autres : le nombre de personnes tuées pour 100 blessés hospitalisés est de 23 pour les accidents avec alcool contre 10 pour les accidents sans alcool.

Si vous avez choisi de boire en cette soirée du Nouvel An, pensez à désigner le SAM de la soirée ! Celui qui ne boira pas une goutte d’alcool et qui vous raccompagnera chez vous, saoûl mais entier ! Et si vous n’avez pas de SAM, ne prenez pas la route, dormez sur place ou dans votre voiture… Avec un plaid, l’alcool ça donne chaud, mais le corps lui peut tomber en hypothermie ! Soyez prudents, ce serait dommage de manquer l’année 2022 parce que vous aviez trop bu !

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. La vente d’alcool est interdite aux mineurs de moins de 18 ans.

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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