Société

Montpellier : des Tiny-Houses pour accueillir des personnes en situation de grande marginalité

Des tiny-houses comme alternative pour loger les sans-abri, c'est aussi le choix que fait la ville de Montpellier.

Dans plusieurs villes de France, les municipalités et associations tentent de trouver des solutions de logement aux personnes qui n’en n’ont plus… Pour essayer de les encourager à retrouver une vie sociale plus normale, des solutions alternatives sont envisagées. Ainsi, dans la ville de Montpellier, l’association Gestare vient de choisir le logement en tiny-house pour accueillir ceux qui sont en situation de grande marginalité. Les personnes hébergées dans cette nouvelle structure viennent toutes de la rue, et ont toutes un parcours difficile, pour diverses raisons… Cette cassure avec la société, Gestare tente de la réparer, en leur donnant un toit ! Présentation.

Des petites maisons de 12 m²

Lorsque l’on vit dans un appartement ou dans une maison, 12 m², c’est la taille d’une chambre moyenne… Et cela peut sembler trop petit pour y mettre la chambre, le salon, la salle de bain et le reste… Mais, quand on vit dans la rue, dans des foyers surpeuplés ou dans des centres d’hébergements, 12 m² rien qu’à soi, c’est gigantesque ! Outre la surface, les tiny-houses proposées aux sans-abri sont surtout un lieu privé, un endroit où ces personnes peuvent être en sécurité, à l’abri des conditions météorologiques et des agressions ! Ces tiny-houses, installées depuis septembre dans le quartier Port Marianne, accueillent aujourd’hui huit personnes en situation précaire, explique le site d’informations francebleu.fr. Et apparemment, elles apprécient !

L'intérieur de la Tiny House en bois
Image d’illustration. Crédit photo : Shutterstock / inrainbows

Une petite communauté se crée

Outre le fait que les tiny-houses apporte un toit à ces personnes, elles leur apportent également un lien social… En vivant au même endroit, des liens se créent entre voisins, comme s’ils habitaient un lotissement classique finalement. Laetitia, l’une des habitantes, confie que ce type de logement est, pour elle, même mieux qu’un appartement… Elle a emménagé depuis six mois et explique qu’elle a tout ce qu’il lui faut : un lit, une douche, des toilettes et même une cuisine ! Ce n’est évidemment pas le grand luxe, à l’intérieur les murs sont bruts, mais ce n’est pas là le plus important ! Vivre dans une tiny house, c’est aussi poursuivre une vie à l’extérieur avec la communauté… Il n’est pas évident de se retrouver « entre quatre murs » lorsque l’on a l’habitude de ne pas en avoir du tout !

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Des logements gérés par des bénévoles

Bien entendu, la ville de Montpellier a autorisé cette installation, mais c’est l’association Gestare qui veille à l’intimité de chacun… Les personnes qui arrivent sont souvent à la rue et ont refusé les centres d’hébergements à cause de la surpopulation qui y règne, et de l’insécurité parfois aussi. De plus, certains ont des addictions à l’alcool ou aux drogues, il faut donc qu’elles soient accompagnées 24h/24 et 7j/7… La Villa Georgette, c’est son nom, se trouve dans le jardin attenant et s’inscrit dans une démarche multi partenariales regroupant les services de l’Etat, Mairie-Métropole, le C.H.U et les acteurs de premières lignes (SIAO-115, Accueil de jour, équipes mobiles…) En octobre 2020, l’association Gestare a été choisie pour gérer ce nouveau lieu de vie. Les habitants bénéficient donc d’un encadrement, tant au niveau social qu’au niveau psychologique et médical. Une belle idée qui séduit de plus en plus de villes et évite les installations sauvages, tels que tentes ou abris de fortunes ! Plus d’infos : gestare.fr

Source
Francebleu.fr

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

2 commentaires

  1. Bonjour j’aimerais prendre contact avec vous pour mes 2 enfants âgés de 42 ans (jumeaux) qui sont revenus vivre à la maison depuis plusieurs années mais nous ne pouvons plus les hébergés trop dur et compliqué et je ne veux pas qu ils soient dans la rue peur de mauvaises rencontres merci de me contacter Mme Cogniaux Marie Hélène

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