Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets d’étendre la mesure d’éthylomètre antidémarrage à tous les départements pour une alternative à la suspension de permis.

La législation sur les suspensions de permis pour alcoolémie change et cela pourrait permettre à certains conducteurs de conserver leurs permis sous certaines conditions et notamment celle d’installer un éthylomètre antidémarrage sur leur véhicule. Déjà testé dans certains départements français, cette mesure devrait être généralisée en France par les préfets.

Attention cependant, cette nouvelle mesure comporte des restrictions strictes et un coût pour l’utilisateur. Hors de question de laisser de dangereux criminels sur les routes, juste de permettre à certains conducteurs de pouvoir conserver leur permis et leur emploi. Attention cela ne dispensera pas de l’amende pécuniaire infligée aux conducteurs en état d’ébriété, c’est juste une alternative très encadrée à la suspension sèche du permis de conduire.


A lire également : L’airbag pour les motards, un équipement indispensable selon la Sécurité routière


Cette mesure s’adresse UNIQUEMENT aux conducteurs dont le taux est supérieur à 0.8 g/l de sang et que NE SONT PAS en état de récidive. Le tribunal correctionnel pourra proposer l’installation d’un éthylomètre antidémarrage par un professionnel certifié et moduler l’amende initiale (4500€) pour permettre au conducteur de prendre en charge l’installation de l’éthylomètre (1300€ avec une possibilité de payer 100€ mensuellement en location).

Si le contrevenant conduit un véhicule personnel et un véhicule professionnel, les deux véhicules devront être équipés du dispositif. La mesure est prise généralement pour 6 mois mais peut être prolongée par le tribunal jusqu’à 5 ans en tout.Concrètement le conducteur devra se soumettre à l’éthylomètre à chaque prise de volant et aura 2 minutes pour démarrer après affichage du résultat et déblocage du coupe-circuit.

Un second souffle sera imposé aléatoirement entre 5 et 30 minutes après démarrage. Si le taux d’alcoolémie est trop élevé, le véhicule ne démarrera pas. Attention aux petits malins qui ferait souffler une tierce personne, la sanction sera sans appel et l’annulation du permis sera cette fois inéluctable et assortie d’une amende bien salée.

Quand on sait que 20% des délits routiers sont dus à l’alcool et que 1035 personnes ont été tuées en 2017 à cause de ce fléau en vente libre, on se dit que c’est peut-être une bonne mesure. A condition bien sûr que les conducteurs ne jouent pas avec le feu et respectent enfin ces mesures mis en place dans leur intérêt : celui de pouvoir garder leur permis malgré l’infraction constatée.

 

Selon les informations du site europe1.fr