Innovation

Pour préserver l’espèce humaine, ce scientifique veut faire pousser une forêt sur Mars

L’espace et les ressources sur Terre étant de plus en plus limités, un scientifique propose un plan afin de préserver la Terre et ses habitants. Sa solution implique la mise en place d’une bulle de forêt naturelle sur Mars. Cette bulle servira d’oasis pour les terriens qui voyageront d’une planète à une autre.

La croissance démographique n’a montré aucun ralentissement au cours de ces dernières années, alors que les pressions sur notre planète se font de plus en plus ressentir. Des mesures écologiques ont été prises à différents niveaux afin de limiter les impacts de l’exploitation humaine des ressources naturelles et de tous les déchets produits. Toutefois, il semble que cela soit insuffisant pour offrir un meilleur avenir à la Terre. Pour certains scientifiques, la solution pour préserver l’espèce humaine et alléger la pression croissante sur les ressources serait la colonisation d’autres planètes. Paul Smith, ingénieur civil à l’Université de Bristol, propose de faire pousser de manière naturelle une forêt terrestre dans une bulle à la surface de la planète Mars.

Une réserve naturelle extraterrestre

Le plan de Smith n’est pas de terraformer toute la surface de Mars, mais plutôt d’utiliser des bulles qui sont des modèles de forêts terrestres anciennes, telle une sorte d’oasis. Les voyageurs interplanétaires pourront profiter de ces bulles pour se ressourcer. « Elles serviraient de réserve naturelle extraterrestre, de refuge psychologique et de jardin botanique utilitaire », a déclaré Smith.

La faisabilité du projet

Depuis la nuit des temps, l’espèce humaine survit en exploitant les ressources naturelles de la Terre. Smith affirme que, désormais, si la croissance de la population humaine n’est pas contrôlée, il faudrait s’attendre à sacrifier des zones naturelles. Dans un article récemment publié dans la revue International Journal of Astrobiology, il a expliqué que la création de plus d’habitats en terraformant Mars pourrait constituer une solution alternative à ce problème. La planète Mars est très différente de la Terre. La température y est relativement basse et c’est une planète plus sèche. L’atmosphère y est aussi très différente.

Cependant, certaines études laissent penser qu’il existe de grands réservoirs de glace d’eau sous la surface de la Planète Rouge. Si l’homme arrive un jour à avoir accès à ces réserves, il pourrait les utiliser pour la création d’une « bulle » ayant le rôle de conteneur à atmosphère que l’on pourra alors contrôler. Concernant le sol, le régolithe de Mars est également riche en certains éléments indispensables à l’agriculture terrestre, pour ne citer que le phosphore. En revanche, d’autres types de micronutriments nécessaires au développement des plantes sont absents, ainsi que des microbiotes. Notons que ces derniers contribuent à l’enrichissement du sol et d’autres organismes tels que les vers de terre.

Les océans disparus de Mars pourraient être piégés dans la croute de la planète
Mars a perdu la majorité de son eau, il y a environ 3,7 milliards d’années. Crédit photo : Shutterstock / Dmitri Gruzdev

Pour la survie de l’humanité…

Il s’agit d’un projet d’un tout autre niveau, puisque plusieurs questions doivent encore être réglées. Il y a par exemple les niveaux de rayonnements très élevés sur Mars et le champ magnétique martien différent de celui de la Terre. Ces particularités pourraient avoir des impacts sur le développement de la végétation. Dans tous les cas, que le plan proposé par Smith soit faisable ou non, le message qu’il veut faire passer est clair : l’homme doit explorer. Et, pourquoi pas, habiter de nouveaux mondes afin de préserver la Terre et l’espèce humaine ? Le chercheur pense également que les dirigeants du monde entier devraient se préoccuper de l’avenir de la vie dans l’Univers et du rôle de l’humanité dans sa promulgation et sa protection. Selon lui, il s’agit d’un devoir important, particulièrement lorsqu’on vit sur une planète où les ressources sont limitées. « La survie de la vie, sous toutes ses formes, est la priorité biocentrique ultime », a-t-il déclaré.

Source
futurism.com

Lydie RABE

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