Prometheus

Vendu comme le prequel d’Alien avant que le marketing viral ne s’emballe autour du film. Ce film me tentait outrageusement. En effet, retrouver le bon Ridley (et non pas la bonne vieille Ripley, quoi que …) et une sauce bien gluante made in Alien étaient plus que tentant …

Voyez vous, Monsieur Scott nous a rejoué (il a Replay pour le coup) la même mélodie si acoustiquement belle. Une sensuelle aventurière en la personne de Noomi Rapace (Elizabeth Show) rejoins l’affiche et se voue à découvrir nos origines humaines avec le tonitruant Logan Marshall-Green (Holloway) que j’ai failli confondre légèrement avec Tom hardy.

Pour le pitsch, c’est en l’an de grâce 2089 que les archéologues Elizabeth Shaw et son compagnon Charlie Holloway découvrent une peinture préhistorique en Écosse. Celle-ci représentant un humanoïde pointant vers six étoiles, peinture quasi-identique à des représentations picturales découvertes chez d’autres civilisations du monde. Et tout de suite, on se dit, ouh lala, ça sent bon, ça y est, ils vont enfin se bouger et nous faire voir du pays. Très vite, une expédition scientifique est organisée par la compagnie Weyland (Pareil que dans Alien), qui envoie dix-sept membres à bord du vaisseau Prometheus jusqu’à une lune lointaine appelée LV-223, censée être l’endroit indiqué sur les images.

Le voyage dure deux ans pendant lesquels l’androïde David (Michaël Fassbender) surveille le vaisseau alors que l’équipage est en biostase (endormi). À l’approche de la destination, David réveille Meredith Vickers (Charlize Theron), l’intigatrice du projet et représentante en chef de Weyland puis ensuite le reste de l’équipage. Shaw et Holloway sont présenté à l’équipage par l’hologramme du feu Peter Weyland (Guy Pearce grimé en jeanne Calmant 2.0). Ceux ci expliquent  alors le but du voyage : explorer une planète probablement peuplée d’extraterrestres qu’ils nomment les « Ingénieurs », qui seraient responsables de la création de l’humanité. Le vaisseau se pose près d’un immense dôme artificiel, et plusieurs membres de l’équipage explorent l’intérieur du bâtiment. Ils y trouvent le corps décapité d’un Ingénieur, mort deux mille ans plus tôt et une grande salle parsemée d’urnes, que domine une statue monumentale représentant une tête d’humanoïde (qui a fait parler d’elle pour la promo du film), ainsi que des fresques étranges. Une tempête approche et les force à retourner au vaisseau …

C’est ensuite que tout s’envenime et que la mythologie Alien arrive et renaît de ses cendres. Oui … il n’y a qu’à voir ce qu’on fait les réal précédemment avec la mythologie et la multitude d’Aliens Vs predator pour s’en rendre compte.  Ridley Scott a respecté son matériel d’origine en le désavouant pas comme il a pu faire pour le merveilleux Robin des Bois avec Russel Crowe. Le mythe est de retour !

Le prequel est bien là. L’essence même d’Alien est représentée et nous subjugue. En effet, une multitude de références nous fait penser à Alien. Que ce soit évidemment Weyland, mais également, rappelez-vous, le nom de la planète où sont découvert les facehuggers par l’équipage du Nostromo, LV-426 ! Quant à la fin, elle dévoile également son lot de surprises et de références directs à Alien. Il y a bien une transition entre les deux. Elle n’est pas net, mais elle y est. Le scénariste Damon Lindelof co-scénarisateur de Lost (tout de suite je parle de Lost et vous avez peur) est un certain adepte des non dits.  Attendez vous comme avec Lost, a avoir plusieurs saisons de Prometheus !

Concernant le récit, il y a assez d’intrigues pour que le film passe allègrement les 123 minutes pour que l’on en redemande encore (un peu comme l’on reveut du ragoût à maman). Le scénario ne se piège pas dans des délabrements improbables où le spectateur pourrait se perdre et avoir pour seule préoccupation de relire le synopsis pour bien comprendre où il est. Au fil des minutes, plusieurs questions se soulève tout comme les théories qui en découlent. Chacun a sa théorie en sortant du film et vous verrez que c’est assez drôle de les confronter toutes à la fin du film. Que ce soit sur l’influence des ingénieurs, la personnalité de David ou le souhait profond de Weyland. Au fond, Prometheus soulève des questions humaniste, spirituelle et nous amènent à nous demander d’où nous venons et qui nous sommes vraiment . Cela doit-il remettre en cause le darwinisme ? Dieu existe-t-il vraiment ? Dieu est-t-il extra terrestre ? Je pars du principe qu’un scénario donnant la possibilité de se poser des questions et de réfléchir est un bon scénario.

Pour le casting, les acteurs remplissent parfaitement leur rôle, David est fasciné par Lawrence d’Arabie et il tient à lui ressembler. Un personnage entre admiration et mimétismeMeredith Vickers est interprêté avec froideur par Charlize Theron. Un personnage faisant preuve de manichéisme à la limite de la robotique et parfois elle est imprévisible… Noomi Rapace, l’héroîne de ce récit incarne à merveille le reboot ou plutôt le prequel de sigourney weaver. Entre abnégation professionnelle et  instinct de survie, elle permet au film de nous prendre par les tripes ! Comme tout bon film de science fiction, il y a aussi le lot de débiles profonds et de con indécrottable en la personne de Sean harris (Fifield – brain d’acier le géologue avec la voix de samy) et Rafe Spall (Milburn). Ces deux derniers personnages sont sans intérêts et l’un d’eux a une voix VF à la Samy de Scooby-Doo. Juste risible tout comme son look un peu borderline. A oui, et ce qui est un peu choquant en 2089 c’est qu’un géologue ouvre seulement 3/4 bouboules pour faire son travail sur 10 000 M² (au moins). Je dis chapeau l’avancée technologique.   J’ai trouvé la musique assez absente, un oublie de votre part Mr Scott ? Mais lorsqu’il y en a un minimum elle souligne bien la scène en perspective. L’action nivele par le haut le film et met un coup de boost au film parfois un peu trop accès sur le questionnement de nos origines.

Pour ce qui est du look du film, c’est beau. Le Prometheus rend grâce aux space opéra. Bien plus design que le Nostromo (qui est ne l’oublions pas, un vaisseau minier), ce vaisseau scientifique envoi du bois ! Les décors sont chouette quoi qu’un peu désertique. L’envergure des décors prend son effet dans la pyramide que découvre l’équipage. En faites c’est simple, il y a deux endroits. Le vaisseau et la pyramide. C’est un peu comme Patrice Laffont en 3 cubes. Tient, en parlant de 3 cubes, il faut que vous sachiez que vos attentes seront certainement sur-faites concernant la 3D. En effet, elle n’apporte pas grand chose et les effets sont trop rares pour que la plénitude de ce média amélioré puisse être jouissif. Les ingénieurs m’ont fait penser à des baboulinets en puissance mais avec une armure cool. Ridley Scott a désormais son némésis avec Prometheus. James Cameron a les Na’vis d’Avatar, Georges Lucas les Gungan (Missaaaa) et maintenant Ridley Scott a les hommes bourru joufflu avec une légère ressemblance à Stalone jeune (avec 30 KG de Botox) ou à Carlo de Bob L’Eponge. C’est vous qui voyez. Mais ça peut passer avec du Desktop.

 

Au final, parce que oui il y a bien une fin. C’est un bon film de science fiction avec des images sympathiques. Intéressant pour les questions que l’on peut se poser à la fin du film. La mythologie Alien y est représentée et l’on pouvait peut être voire sûrement attendre mieux d’un préquel sur Alien ! Je trouve qu’il y a à certains moments de grosses fautes de goûts, il faut tout de même l’avouer. Certain personnage sont là pour faire beau et encore … beau … Fifield !! J’ai un avis mitigé mais le film m’a procuré quelques frissons. Pour moi c’est le plus important. Ressentir quelque chose et être emporté dans un univers. Pari réussi !

 

 

 

 

 

 

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