Frelon asiatique : un piège à bec (muselière) innovant inventé par un apiculteur pour protéger les ruches

Quelques planches, un morceau de grillage ou une imprimante 3D pour construire un piège anti-frelon asiatique appelé muselière à bec.

Le printemps va revenir et, par la même occasion, les prédateurs les plus redoutés par les abeilles : les frelons asiatiques. Depuis la fin de l’année dernière, nous savons qu’il sera désormais impossible de les éradiquer tant ils ont proliféré depuis leur arrivée en 2004. De plus en plus de chercheurs se concentrent sur le tracking des frelons mâles afin qu’ils puissent conduire au nid pour pouvoir le détruire. Tuer les frelons asiatiques « solitaires » ne permet pas d’empêcher leur prolifération, il faut s’attaquer au nid. En attendant, ces frelons solitaires se délectent des abeilles, d’où la nécessité de trouver des solutions pour protéger les ruches. Dans l’optique de tenter de les empêcher de pénétrer dans les ruches, un inventeur apiculteur espagnol, Fernando, a créé une « muselière à bec ». Un dispositif que vous allez pouvoir fabriquer ou imprimer en 3D. Découverte.

La muselière à bec, qu’est-ce que c’est ?

La muselière que l’on pourrait également appeler « bouclier » est un petit sas qui se tient à l’entrée des ruches. Ce dernier permet au moyen d’un grillage ou d’une impression 3D calibrée à la taille des abeilles (mais pas à celle des frelons asiatiques) de bloquer l’entrée pour les espèces plus grosses que les abeilles. Certes, cette forme de piège n’empêche pas la prédation, mais elle permet aux abeilles de « vivre plus sereinement ». En effet, désormais, elles ne seront plus obligées de se regrouper pour tenter de tuer les frelons asiatiques.

Le piège à frelon asiatique est adaptable à n'importe quelle taille de ruche et à n'importe quel plancher.
Le piège à frelon asiatique est adaptable à n’importe quelle taille de ruche et à n’importe quel plancher. Crédit photo : Choco Latine (Cults3D)

Comment fabriquer une muselière à bec ?

La fabrication de ce piège est assez simple à réaliser avec des planches (pin de préférence) d’une épaisseur de 15 mm. Il suffit alors de découper une planche de 43 cm de long sur 34 cm de large et deux autres de 34 cm de long sur 15 cm de haut. Il faudra ensuite former un arrondi sur l’extrémité de ces deux planches. Bien sûr, les dimensions des planches sont déterminées en fonction de la taille de la ruche. L’idée de la muselière à bec étant de s’adapter à toutes les ruches sans que cela ne revienne trop cher. Il faudra ensuite fixer les deux petites planches sur la grande et maintenir le tout par un petit tasseau sur le haut de l’ouvrage.

Vous formerez ainsi une sorte de caisse qui viendra se positionner à l’entrée de la ruche. Cette caisse devra être recouverte intégralement d’un grillage dont les mailles seront impérativement de 6 mm, la taille adéquate pour laisser passer uniquement les abeilles, mais pas les frelons. Pour terminer, il conviendra simplement de fixer cette muselière aux entrées des ruches afin de former un rempart contre les frelons asiatiques.

Un modèle 3D optimisé pour les ruches Dadant avec planchers Nicot.
Un modèle 3D optimisé pour les ruches Dadant avec planchers Nicot. Crédit photo : Choco Latine (Cults3D)

Et en impression 3D, c’est possible aussi !

Si vous préférez la version imprimée en 3D, elle existe aussi, car l’inventeur de cette technique n’a pas souhaité breveter son invention. Cette dernière est en libre accès à tous ceux qui en auraient besoin pour protéger leurs ruches des frelons asiatiques. Disponible en open source sur le site Cults3D.com, elle reprend exactement le même principe que la muselière à bec en bois. La seule différence étant qu’elle se réalise au moyen d’une imprimante 3D qui permet la réalisation de pièces relativement volumineuses. Rappelons que l’inventeur de la muselière à bec précise que ce piège ne tue pas les frelons, il permet seulement de les éloigner des entrées des ruches. Cela assure également une réduction du stress provoqué par les frelons qui, désormais, ne peuvent plus rôder aux entrées.

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Source
Lesamisdesabeilles.frCults3d.comYoutube.com

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)... Je n'ai probablement pas l'expérience professionnelle de certains rédacteurs en matière de politique, de principes scientifiques. Mais, je tente d'apporter ma petite pierre à l'édifice en vous racontant mes expériences et mes réflexions dans des domaines qui me touchent. Et, puisque la vie est une surprise chaque jour, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. C'est la raison pour laquelle, à 23 ans, j'ai encore besoin d'apprendre des milliers de choses, et de me cultiver pour vous conter encore plus d'histoires passionnantes. Rejoignez-moi dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens... Ma passion pour les animaux en général a toujours été au cœur de mes préoccupations. Soucieuse de leur bien-être et de leur place dans notre monde, je m'efforce de sensibiliser mon audience à leur protection, à travers des articles informatifs et engagés. Qu'il s'agisse de sujets comme la conservation des espèces, les droits des animaux ou simplement des anecdotes touchantes, je trouve une grande satisfaction à partager mes connaissances et mes réflexions pour encourager une prise de conscience collective. En tant que jeune professionnelle, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. Je m'efforce de rester à l'affût des dernières découvertes scientifiques, des débats sociétaux émergents et des avancées technologiques, afin d'enrichir mon travail et d'offrir à mes lecteurs un contenu pertinent et stimulant. N'hésitez pas à me rejoindre dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens..

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