Cet article s’inscrit dans notre section A vous la parole, catégorie dans laquelle VOUS êtes le rédacteur. >> En savoir plus

La montre mécanique intrigue souvent les profanes, et est un objet de plaisir et de rêve pour de nombreux passionnés. Son mouvement fait de rouages minuscules est une mécanique étonnante.

De la magie vient s’ajouter aux mécanismes automatiques qui font que les montres fonctionnent sans piles et sans avoir besoin de remonter un ressort manuellement. Mais alors, comment fonctionnent ces garde-temps ?

Pour la petite histoire

Tous les historiens ne sont pas d’accord, quelques-uns attribuent l’invention de la première montre automatique à l’horloger Suisse Abraham Louis Perrelet en 1777. Cependant, certains contestent cela, et assurent qu’il s’agit du liégeois Hubert Sarton, dont la première montre automatique aurait été conçue en 1778. Quoi qu’il en soit, cette tocante était une montre de poche, elle est née il y a environ 240 ans et pour l’époque c’était une puta*** d’innovation !

La première montre-bracelet automatique ne verra le jour que 150 plus tard, dans l’atelier d’un horloger britannique portant le nom de John Harwood. Ce premier mouvement fonctionnait à l’aide d’un poids qui effectuait des rotations à 180°. Les mécanismes ont désormais beaucoup évolués comme vous pouvez le voir sur les blogs de montres comme celui-ci et désormais un rotor tourne à 360°, mais la base était là.

À l’intérieur de la montre automatique

Une montre mécanique se remonte en tournant la couronne du boîtier. Une montre automatique n’aura même pas besoin de cette aide manuelle pour fonctionner. Sorcellerie ? Non ! Mécanique ? Oui !

Elle ne se recharge pas pour autant tout seule, puisqu’il faut qu’elle soit portée pour que le mécanisme s’active. Ce sont effectivement les mouvements du poignet, qui par un système de rotor, vont tendre le ressort de la montre qui va permettre aux aiguilles de tourner. Si on l’oublie au fond d’un tiroir, la montre automatique va donc irrémédiablement finir par s’arrêter au bout de quelques heures. On parle de « réserve de marche ». Selon les modèles, une montre automatique fonctionnera sans mouvement d’une douzaine d’heures à plusieurs jours.

Le rotor est une sorte de disque qui peut tourner librement sur lui même à 360°. C’est lui qui va armer le ressort du moteur, un peu plus à chacun de ses mouvements. Par la suite, le système de transmission, qui est fait de rouages, va transmettre l’énergie vers celle que l’on nomme la roue d’échappement.

Cette dernière est une pièce particulièrement importante, puisqu’elle va libérer l’énergie progressivement, pour imprimer le rythme du temps à la montre. C’est elle qui va donner le tempo ou le battement du calibre. Le balancier reçoit alors cette énergie, et il va faire des aller-retours réguliers. Le tic-tac de la montre vient de lui, c’est pourquoi on le considère comme le cœur du mouvement.

Enfin, le balancier, via un ensemble de rouages, va envoyer l’énergie cadencée jusqu’aux aiguilles de la montre. D’autres fonctionnalités, comme la date, ou le chronomètre fonctionneront avec la même énergie, on parle alors de complications.

Bien évidemment, certains mouvements sont bien plus compliqués que d’autres, et possèdent des dizaines d’éléments supplémentaires. Cependant, le fonctionnement reste le même, et la montre réagit toujours aux mouvements de poignet de son porteur.

5 Partages
Partagez
Tweetez
Enregistrer
Partagez
+1