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Des archives dévoilent comment les baleines se sont défendues contre l’Homme au 19e siècle

Nous savons que les baleines sont dotées du plus grand cerveau parmi tous les animaux de la planète. Mais à quel point sont-elles intelligentes ?

Le cerveau des baleines semble effectivement plus complexe que celui des humains avec plus de convolutions corticales que toute autre créature. Pourtant, à une époque, les baleiniers ont facilement chassé ces géants des mers, quelle en est la raison ? Et pourquoi quelque temps après, la pêche de ces chasseurs de baleine a drastiquement baissé ? Nous avons peut être les réponses à ces questions.

Les journaux de bord des baleiniers ont été numérisés

La Royal Society au Royaume-Uni a récemment publié une recherche qui nous en dit plus sur le journal de bord des baleiniers et le comportement des baleines au XIXème siècle. Une analyse de ces journaux de bord nouvellement numérisés a effectivement révélé que la capacité des baleiniers à harponner les cachalots avait chuté précipitamment après les premiers succès, un changement de comportement trop rapide pour être le fruit de l’évolution.

La recherche a été effectuée par les experts en cétacés Hal Whitehead, de l’Université Dalhousie à Halifax, en Nouvelle-Ecosse et Luke Rendell, de l’Université de Saint Andrews en Ecosse, avec Tim D.Smith, un expert en données.

Les baleines se sont défendues contre l’Homme en employant leur stratégie contre les orques

Les journaux de bord indiquaient que les baleiniers américains chassaient les baleines entre 10° et 50° dans l’océan Pacifique Nord au 19ème siècle. Le journal indiquait également la position du navire à midi, combien de cachalots ils avaient aperçu, combien de prises ils avaient fait et combien ils en ont raté. Les scientifiques avaient ainsi pu suivre les données de chasse des baleiniers à partir de ces journaux.

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Des archives dévoilent comment les baleines se sont défendues contre l’Homme au 19e siècle
Baleines à bosse à Kaikoura, Nouvelle-Zélande. Crédit photo : Shutterstock / Konrad Mostert

Or, justement, les scientifiques ont découvert que les prises des baleiniers avaient chuté de 58% après 2,4 ans environ après le premier contact avec les baleines. Plus précisément, il semblerait qu’au début, les baleines n’ont pas su se défendre contre ce nouveau prédateur. Elles se sont ainsi défendues en utilisant leur tactique contre les orques. A savoir, se mettre en cercle défensif et pointer leur puissante queue sur l’attaquant pour le repousser.

Mais cette tactique ne leur a pas servi à grand-chose contre l’Homme. Au contraire, cela a rendu la tâche plus facile aux baleiniers qui avaient désormais rassemblé des groupes de baleines qu’ils ont facilement tués avec leurs harpons.

Les baleines ont communiqué entre elles pour établir une stratégie contre ce nouvel ennemi

Néanmoins, le comportement des baleines a rapidement changé. Elles se sont mises à nager près des navires des baleiniers pour leur échapper. Selon Whitehead à Guardian, « c’était une évolution culturelle beaucoup trop rapide pour être une évolution génétique ». Il semble ainsi que les baleines se sont prévenues et ont modifié leur comportement pour éviter les navires. Si c’est le cas, alors les baleines auraient partagé des informations sur les nouveaux prédateurs et développé ensemble une stratégie d’évasion efficace, rapporte Big Think.

Cette animation stressante dévoile le parcours du combattant d'une baleine essayant de se nourrir dans une zone à fort trafic maritime

Malheureusement, cette tactique d’évitement n’a pas fait long feu contre les navires, l’équipement et les stratégies modernes mis en place par les humains au XXème siècle qui ont de nouveau fortement impacté sur la population des baleines. Sans compter qu’actuellement, les espèces marines font face à de nouveaux dangers comme la pollution des mers, le trafic maritime dans les océans, la pêche à la palangre et le changement climatique…

Arielle Lovasoa

Je me retrouve dans les mots de Françoise Giroud dans Lou: Histoire d'une femme libre: "C'est une fille irréductible qui n'en fait et n'en fera jamais qu'à sa tête, non pas par caprice mais par nature". A cela, j'ajouterai le sage conseil de Confucius, mon leitmotiv: "Si tu veux profiter de ta vie, apprends à profiter de ta simple journée"

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