InPipe Energy : l’invention d’une turbine hydroélectrique qui produit de l’électricité à partir des réseaux d’eau

Aux États-Unis, East Bay Municipal Utility District (EBMUD) a collaboré avec InPipe Energy, le fabricant de cette technologie de microturbine innovante, pour produire de l’électricité à partir des canalisations d’eau municipales. Ce système serait en mesure de fournir approximativement 130 000 kWh par an.

Le microturbinage constitue un moyen efficace de capter l’énergie hydraulique renouvelable générée par les ruisseaux, les rivières et même les canalisations d’eau. En fonction du site d’installation choisi, une microturbine hydroélectrique devrait fonctionner 24 heures sur 24, tout au long de l’année. Sa puissance dépend du débit et de la pression d’eau, ainsi que du type, de la taille et de l’efficacité de la turbine utilisée. D’après EBMUD, les canalisations d’eau potable représentent une potentielle source d’énergie verte assez importante dans le monde, mais qui est encore peu exploitée.

Cette agence publique de distribution d’eau et de services d’assainissement, basée en Californie, affirme que les réseaux d’eau pourraient produire 1,4 GWh d’électricité rien qu’aux États-Unis. Dans son récent projet pilote de production d’énergie propre, il s’est associé à l’entreprise de micro-hydroélectricité InPipe Energy pour intégrer un système de microturbine hydroélectrique dans ses canalisations d’eau municipales. Cette collaboration contribue à réaliser les objectifs d’EBMUD en matière d’énergie et de développement durable. Décryptage.

Une microturbine hydroélectrique installée sur une canalisation d'un réseau d'eau.
Une microturbine hydroélectrique installée sur une canalisation d’un réseau d’eau. Crédit photo : InPipe Energy (capture d’écran vidéo Facebook)

Un projet pilote pour décarboner le domaine de la distribution d’eau

Deuxième service public de distribution d’eau et d’assainissement de Californie, EBMUD compte environ 1,4 million de clients dans les comtés d’Alameda et de Contra Costa. Depuis 2000, cette agence a diminué de 50 % ses émissions de CO2 en utilisant des énergies renouvelables autoproduites ou achetées et des équipements à faible émission et à haut rendement énergétique. Aujourd’hui, ce projet d’installation de microturbine hydroélectrique expérimentale s’inscrit aussi dans sa démarche de décarbonation. Il est à noter que ce fournisseur d’eau potable californien vise à devenir une entreprise neutre en carbone d’ici à 2030. Grâce à ce projet, il pourra évaluer les aspects économiques et les performances de ce nouveau système de production d’énergie propre.

Les particularités de cette microturbine « InPipe HydroXS »

L’entreprise InPipe Energy, basée à Portland, dans l’État de l’Oregon, déploie pour la première fois sa technologie de turbine hydroélectrique miniature en Californie. Ce système est installé en parallèle avec le régulateur Piedmont d’EBMUD. Il fonctionne de la même façon qu’une vanne de régulation de la pression d’eau dans un système de distribution d’eau potable. Mais en même temps, il produit de l’énergie électrique sans carbone en récupérant la pression excédentaire d’une canalisation d’eau. Dans des conditions optimales, sa capacité de production est estimée à 130 000 kWh d’électricité en un an. Celle-ci pourrait être utilisée sur place pour alimenter les équipements hydrauliques du réseau.

Ce système permet de produire de l'électricité en profitant de l'écoulement de l'eau dans les canalisations.
Ce système permet de produire de l’électricité en profitant de l’écoulement de l’eau dans les canalisations. Crédit photo : InPipe Energy (capture d’écran vidéo Facebook)

Une technologie de décarbonation efficace

Selon cette société de micro-hydroélectricité, ce système pourrait compenser près de six tonnes d’émissions de dioxyde de carbone. De plus, en régulant la pression d’eau, il contribue à améliorer la rentabilité du réseau et à prolonger la durée de vie de ses infrastructures hydrauliques. Grâce au tableau de bord de gestion du débit et de la pression et de récupération d’énergie d’InPipe, il est possible d’obtenir des informations hydrauliques en temps réel et à tout moment. Ce qui permet à un exploitant de suivre en permanence l’impact de son investissement en termes de production d’énergie durable et renouvelable.

Cette microturbine utilise l'excédent de pression sur le réseau d'eau pour générer de l'électricité.
Cette microturbine utilise l’excédent de pression sur le réseau d’eau pour générer de l’électricité. Crédit photo : InPipe Energy (capture d’écran vidéo Facebook)

D’après son fabricant, cette microturbine hydroélectrique avancée InPipe HydroXS peut être déployée massivement afin de soutenir les efforts des États et des municipalités pour réduire réellement leurs émissions de CO2. Celle-ci peut être installée dans les systèmes de distribution d’eau potable, les stations de pompage d’eau, les sites de traitement d’eaux usées, les usines industrielles, les usines de dessalement, etc. Il s’agit d’une solution clé en main, standardisée et complète, contrairement aux autres systèmes de micro-hydroélectricité conçus sur mesure, complexes et coûteux. Pour avoir plus d’informations sur cette innovation, rendez-vous sur Inpipeenergy.com. Que pensez-vous de cette invention ? Nous vous invitons à nous donner votre avis, vos remarques ou nous remonter une erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

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Source
newscentist.comhydroreview.com

Tsiory Laurence

Titulaire de licence en communication et en langue française, je travaille comme rédactrice web depuis déjà plus de dix ans. J'ai collaboré avec quelques agences de communication locales avant de rejoindre l'équipe de Neozone. Ce qui m'a permis de consolider mon expérience en matière de création de contenus web au fil du temps. J’accorde une grande attention à chaque article que j’écris. Mon objectif, c'est de vous fournir des informations, des solutions et éventuellement des conseils. Je peux traiter divers thèmes, mais mes sujets préférés sont l’innovation, la technologie, le voyage, l’immobilier et les actualités. J’espère que mes articles vous permettront de connaître des inventeurs et des entreprises novatrices en France, en Europe et dans le monde entier. « La vie est une grande école où à chaque instant l’homme s’enrichit et tire une leçon de ses propres expériences ». Cette citation de Maude Anssens m’inspire dans tout ce que j’entreprends au quotidien. J’aime aussi suivre les actualités politiques et économiques internationales. Je pense que donner le meilleur de soi et s’adapter aux évolutions du monde autant que possible sont des valeurs importantes qui peuvent nous aider à progresser et à rester toujours efficaces. Je suis sur Linkedin si vous voulez me faire passer un message.

35 commentaires

      1. Donc il y a des pompes d’un côté pour pressuriser le circuit d’eau en consommant de l’électricité et ensuite sur le réseau des turbines qui vont réduire le pression et empêcher l’écoulement pour produire un peu d’électricité.

        Vive les shadocks

        1. Cela serait intéressant comme consommateur faisant partie du commun des mortels de produire sa propre énergie hydroélectrique pour sa propre consommation énergétique pour sa maison en utilisant son eau de son puit artésien

        2. Oui mais ça c’est un détail technique qui n’intéresse que les anti-tout… Le mouvement perpetuel, un piège dans lequel les illuminés tombent tête la première à chaque génération.

  1. Comme rien ne se perd et rien ne se crée, la pression excédentaire dans les canalisations et qui doit servir à faire tourner la turbine devra être compensée par une augmentation de la pression de l’eau à son point de départ i.e. au sortir de l’usine de traitement de cette eau. Malgré ce fait, y a-t-il un gain certain et assez important pour utiliser cette technique?

  2. Évidemment, comme malheureusement très souvent dans ce type d’article qui reprend sans esprit critique des brochures marketing, l’auteur ne se questionne pas sur l’origine de l’énergie génèrée.
    Dans une station de pompage, pour mettre l’eau en mouvement il faut des pompes. De très grosses pompes pour les usages collectifs. Mettre en aval de la pompe un générateur induira une consommation de la pompe supérieure (avec un augmentation supérieure à l’énergie génèrée) et probablement aussi une baisse globale de la pression du réseau.
    Du coup, si l’énergie alimentant la pompe est elle même génèrée avec du charbon en Pologne, le bilan carbone de l’énergie produite ainsi est désastreux…

  3. Super l’idée, il faut en faire des mini pour que le particulier en installe a des prix acceptable. En faire des mini installer dans un tube PVC afin que tout le monde puisse en équipé leurs chéneau.

  4. Je m’interroge sur la solution si n’est pas un simple transfert d’énergie. En effet dans la plupart des cas la pression constante des canalisations est générée par des surpresseurs qui eux ont consommés pour restituer cette même pression. Dans de rares cas là pression est gravitaire. Donc à quoi bon générer de l’énergie avec quelque chose qui en consomme, c’est le chat qui se mord la queue. Ou même pire la société B profite de la consommation de la société A, plus B récupère, plus A consomme.

  5. Comme l’a dit René, rien ne se crée, rien ne se perd. Si j’isole le système d’eau, toute l’énergie qui y rentre en ressort. Hors la pression de ces réseaux vient d’une pompe qui consomme de l’énergie. Utiliser cette énergie pour faire de l’électricité supprime sa pression et donc sont fonctionnement normal. En d’autres termes, cette centrale c’est autre qu’une qu’une perte singulière sur un réseau de transport qu’il va falloir compenser avec une pompe plus puissante et consommatrice en amont. Vous faites du transport d’énergie au mieux. Du vol d’énergie même si celui qui a la centrale c’est pas celui qui fait fonctionner le réseau d’eau. Ajoutez à cela les pénuries d’eau actuelles et future …. Certains y verront une bonne idée. Ce sont ceux qui pensent profiter au détriment de la collectivité et de son bon fonctionnement.

  6. Le principe, même s’il parait séduisant, ne ressemble t-il pas à celui qui consisterait à vouloir produire de l’électricité à partir d’une éolienne fixée sur le toit d’une voiture qui roule à vive allure…!!!? Quelle énergie et quelle quantité de cette dernière est-il nécessaire de dépenser (consommer)pour faire avancer la voiture assez vite, et faire tourner les pales de l’éolienne afin de produire , in fine, une quantité d’énergie sûrement inférieure à celle dépensée pour faire avancer la voiture…! Car dans l’exemple hydraulique que vous présentez…, la pression dans la canalisation ne «  vient pas du ciel »…! Elle est fournie par une pompe (située entre amont sur le réseau d’au, … alimentée par de l’énergie électrique ou mécanique (donc quantifiable…!) .
    Utiliser cette pression pour re-créer (ou plutôt re-transformer cette energie)est OBLIGATOIREMENT soumis à la notion de rendement du système que l’on utilisera pour ça !
    Et l’on récupérera nécessairement moins d’énergie que celle consommée pour élever la pression initiale dans la canalisation.
    A moins que cette canalisation soit mise sous pression par une hauteur d’eau « naturelle »…(dénivelé,source sous pression, chute d’eau,…) auquel cas…, on se trouve là en présence d’une…. centrale hydroélectrique..!!!!!

    1. Vous avez raison, c’est une micro station hydroélectrique implantée dans la distribution d’eau potable.

      Ce système remplace des vannes de dépressurisation là où ils sont nécessaires, quand l’eau descend des montagnes.
      Il s’agit donc de récupérer l’énergie autrement perdu.
      Le gain peut être non négligeable. Évolua parle de 180kW pou une turbine de ce genre à Nice: https://www.actu-environnement.com/ae/news/veolia-eau-microturbines-eau-potable-nice-10241.php4

  7. Hahaha es ce qu’on est le poisson d’avril avant le temps, je peux juste pas croire qu’une compagnie c’est rendu a ce stage de développement et que aucun Ingénieur n’ai mentionner machine a énergie perpétuelle…

    1. Vous avez peut-être déjà vu des centrales hydroélectriques…
      Ce que les ingénieurs ont réalisé est que l’eau potable descend parfois également des montagnes, mais sans passer par une turbine, mais dans une vanne de dépressurisation.

  8. Ce système ne fait qu’introduire des pertes de charge dans le circuit qui seront compensées par les installations de pompage.
    Ça sent l’escroquerie au carbone.

  9. Pas besoin d’aller chercher de l’autre côté de l’Atlantique, il y a des choses très bien en France. Ce type de solution est développé depuis une dizaine d’années par Save Innovations ( https://www.save-innovations.com/), non pas pour générer de l’électricité à réinjecter sur le réseau, mais pour alimenter des capteurs et autres moyens de contrôle de la qualité de l’eau et de détection des fuites.

  10. Petit rappel : cette énergie est bien fournie par des pompes à la base… pas bien compris le sens de cette récupération.
    Si il y a trop de pression à la base, il faut la réduire et on diminuera la consommation d’énergie. Pas la peine d’essayer de la récupérer…

  11. Personne n’est contre la vertu, et je suis à 100% pour les énergies vertes. La planète se meurt, le réchauffement climatique est LE problème à résoudre le plus urgent, ceux qui en doutent sont des imbéciles, aucun doute ! Alors cette idée semble géniale en théorie, sauf que l’entreprise doit élaborer sur cet aspect de « pression d’eau excédentaire » car je n’ai jamais entendu parler de ça. Aux dernières nouvelles, dans la nature, une loi est immuable: rien ne se perd, rien ne se crée. Alors à mon humble avis, toute énergie utilisée le long d’un circuit d’approvisionnement d’eau devra nécessairement être compensée à la source, donc à l’usine d’approvisionnement d’eau potable, voilà…

  12. Comment récupérer une énergie sur le réseau de mise en pression des canalisations que l’on a utilisé pour mettre le réseau en pression… La pression dans le réseau n’est pas naturelle sauf en montagne quand un barrage ou une source alimente une centrale hydauelectrique… Mais là c’est normal…
    Mais en plaine une turbine freinerait le débit donc il faudrait augmenter la puissance des pompes pour compenser donc dépenser plus d’énergie… Avec les pertes en charge le bilan serait négatif ou alors on aurait inventé le mouvement perpétuel sans perte en charge ni frotement… L’excès de débit et de pression des canalisations est nécessaire pour pallier aux variations de consommation dans la journée…
    Il en faut trop pour en avoir suffisamment quand on a besoins de beaucoup de débit…. En prenant de la pression pour faire fonctionner ces mini centrale on doit augmenter les dépenses énergétiques… C’est comme pour les fuites… Le bilan est négatif sauf pour les petits malins qui fabrique les mini centrales….
    C’est comme le recyclage des produits non durables pas solide ou produit en excès…. Leurs récupération ne profite que aux sociétés de recyclage… Produisons plus durable et moins excessif… Ça serait mieux pour la majorité des habitants de cette planète…

  13. Je me demandais depuis longtemps pourquoi personne n’avait encore inventé un système de turbines à l’intérieur de notre « plomberie » qui pourrait produire de l’électricité verte.
    ET bien voilà qui est fait, maintenant il n’y a plus qu’à inventer un système adapté aux particuliers…
    Pour l’heure, bravo et merci à tous les cerveaux qui contribuent à sauver le monde.

    Julie-Anne GREEN

    1. A supposer que la moitie des abonnes installent cet appareil…l eau qui passe ne s ecoule pas naturellement…elle est pompée par de puissants moteurs…et selon Lavoisier…rien ne se perd…rien ne se crée…il faudra augmenter la puissance des moteurs donc!

  14. Cette petite machine, grosse escroquerie, va « pomper » l’énergie fournie par les services des eaux qui « turbinent » pour acheminer l’eau. CQFD ! Et au passage cela va « polluer »…

  15. C’est gratis , cette énergie
    C’est une idée géniale de la récupérer
    Bravo à ceux qui ont pensé et produit ce générateur
    Un autre pas vers le carbone neutre

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