Récupérer l’eau de pluie, c’est économique et écologique, mais attention aux pièges et aux amendes

La récupération d'eau de pluie est très encadrée. Suivez notre guide pour savoir ce que la loi exige et comment vous y conformer.

Pluie, pluie, pluie, va-t’en, on ne veut pas de mauvais temps ! Cette comptine pour enfants, je l’ai fredonnée maintes fois au mois d’avril, puis au mois de mai. Hier encore, le 11 juin, en Seine-et-Marne, les pluies sont venues bouleverser mes plans de sorties ! Je ne possède pas de récupérateur d’eau de pluie, car je consomme juste très peu d’eau à l’extérieur, ces inconvénients que je vous décrivais dans cet article, sont trop nombreux. Néanmoins, je peux vous assurer que si je manque d’eau, mon voisin devrait pouvoir m’aider : ses récupérateurs d’eau de pluie sont pleins, archipleins ! Récupérer l’eau de pluie, c’est réaliser des économies et préserver la ressource en eau, mais il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Des règles sont à respecter, au risque de devoir payer une lourde amende. Quelles sont-elles ? Je fais, pour vous, le tour de la question.

Quelles lois encadrent la récupération de l’eau de pluie ?

Hormis si vous installez une cuve enterrée, qui nécessite des travaux de terrassement, et d’enfouissement, aucune autorisation n’est nécessaire pour installer un récupérateur d’eau de pluie. Et, c’est plutôt une bonne nouvelle ! Néanmoins, il existe certaines conditions à respecter pour « rester dans les clous » de ce qu’exige la loi. Ainsi, le toit par lequel l’eau ruisselle, ne dois pas être accessible au quotidien. Cela veut dire qu’il doit suffisamment être haut pour ne pas que les chats, par exemple, puissent y grimper, et y faire leurs besoins. Ce même toit ne doit JAMAIS être constitué d’amiante, de plomb, ou de plaques de fibrociments, des matières qui libèrent des particules polluantes pour les sols. De plus, l’utilisation de produits antigel est interdite, et c’est assez logique, et votre récupérateur ne doit jamais être connecté aux réseaux d’eau de pluie et d’eau potable ! Enfin, si vous installez un robinet relié à votre récupérateur d’eau de pluie, normalement, vous devriez préciser sur ce dernier « eau non potable ».

Comment garder l'eau propre dans un récupérateur d'eau de pluie ?
Comment garder l’eau propre dans un récupérateur d’eau de pluie ? Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Que pouvez-vous faire avec votre eau de pluie ?

L’eau de pluie ne doit pas être consommée, ni utilisée pour la cuisson des aliments. Certains le font, mais la loi l’interdit formellement. Cette eau tombée du ciel peut être utilisée pour les activités suivantes :

  • Arrosage du jardin, des massifs fleuris, des plantes d’intérieur
  • Nettoyage de la terrasse, des allées ou du mobilier de jardin
  • Remplissage de la chasse d’eau

Deux autres possibilités pour utiliser l’eau de pluie, mais qui demandent quelques précisions. La première étant de pouvoir « laver sa voiture », à condition que vous le fassiez chez vous, dans votre propriété privée. En effet, laver son véhicule sur la voie publique est strictement interdit par le Code de l’Environnement. La seconde étant de pouvoir utiliser l’eau de pluie pour alimenter le lave-linge. Oui, c’est bien autorisé, mais il faudra déclarer cet usage à la mairie de votre commune, car vous serez normalement taxés sur le rejet des eaux usées et sur leur assainissement.

Que risquez-vous en cas de non-respect de ces règles ?

Comme je vous l’ai annoncé, si vous rejetez vos eaux de pluie usées dans le réseau d’assainissement, vous devez effectuer une déclaration d’usage, sur papier libre, en mairie. Si votre eau de pluie venait à polluer le réseau d’eau de la ville, vous vous exposeriez à une amende de 45 000 € ! Et, l’article L.1324-4 du Code de la santé publique est assez explicite quant à ces données. « Le fait de dégrader des ouvrages publics destinés à recevoir ou à conduire des eaux d’alimentation ou de laisser introduire des matières susceptibles de nuire à la salubrité, dans l’eau de source, des fontaines, des puits, des citernes, conduites, aqueducs, réservoirs d’eau servant à l’alimentation publique, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. » De plus, si des agents des services de l’eau passaient inopinément, vous seriez contraints de fermer votre branchement. Ces conseils vous ont-ils été utiles ? Nous serions ravis de lire vos impressions ou de connaître votre expérience à ce sujet. Et, si vous constatez une erreur dans cet article, n’hésitez pas à nous l’indiquer. Vous pouvez cliquer ici pour publier un commentaire .

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Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

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