Les inconvénients d’un récupérateur d’eau de pluie que l’on oublie souvent de vous mentionner

Avant d'installer un récupérateur d'eau de pluie, faites le tour des inconvénients auxquels vous pourriez être confronté. Certaines limitations pourraient bien vous surprendre !

Les récupérateurs de pluie existent depuis des lustres ! Je me souviens de ceux du jardin de mon grand-père qui étaient deux simples futs bleus installés sous la gouttière du cabanon. C’était dans les années 80 et, à cette époque, on ne se posait pas la question d’installer un récupérateur d’eau de pluie, c’était une évidence ! Aujourd’hui, préserver la ressource eau est devenu primordial, et les collectivités en sont arrivées à aider à l’achat d’un récupérateur de pluie. Dans les médias, on vante ses mérites, les économies, la préservation de l’eau, etc. Mais, dans les faits, quels sont les inconvénients d’un récupérateur de pluie ? Est-ce vraiment utile, ou un effet de mode ? Cassons les clichés !

Inconvénient n° 1 : les conditions météorologiques

Le récupérateur d’eau de pluie, comme son nom l’indique, accueille la pluie qui tombe du ciel ! Je ne vous apprends rien ! Mais, encore faut-il qu’il pleuve. Prenons un exemple simple. Vous disposez d’une cuve aérienne de 200 litres pleine. Vous l’utilisez pour arroser votre jardin, pourtant l’été est là et les précipitations sont absentes plusieurs semaines. Votre récupérateur de pluie restera vide tant qu’il ne pleuvra pas, et parfois, cela peut durer longtemps ! Pour être rentable en eau de pluie, une cuve de 1 000 litres sera le minimum à posséder !

L'installation d'un récupérateur d'eau de pluie pour le jardin.
L’installation d’un récupérateur d’eau de pluie pour le jardin. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Inconvénient n° 2 : le besoin en eau

La question à se poser peut-être avant d’acheter un récupérateur d’eau de pluie est la suivante : ai-je réellement besoin de récupérer de l’eau de pluie ? À titre personnel, avec un petit potager, quelques oyats qui se remplissent à l’eau de pluie, je n’ai pas le besoin d’un récupérateur d’eau de pluie. La terrasse, je la frotte quand il pleut, puis la rince rapidement à l’eau potable. Pour le reste, mon besoin en eau est limité à l’extérieur, je ne vois donc pas l’utilité d’investir dans ce type de réservoir. Qui plus est, je serai bien incapable de déterminer la quantité dont j’ai besoin !

Inconvénient n° 3 : le prix !

Certains récupérateurs d’eau de pluie, souples, coûtent moins de 40 €, mais ont une capacité de 200 litres, et on l’a vu, cette quantité peut être insuffisante, notamment l’été. Pour être certain d’économiser, il faut investir dans un récupérateur de 1 000 litres au moins ou dans une cuve enterrée. Et, là, les budgets sont importants. Comptez au minimum 300 € pour une cuve de 1 000 litres, généralement très peu esthétique, soit dit en passant !

Inconvénient n° 4 : l’utilisation de l’eau

Si l’on considère un récupérateur d’eau de pluie aérien, installé dans le jardin ou sur la terrasse, l’eau récupérée est utilisable uniquement pour certains usages. Il est interdit de la boire et de l’utiliser pour les eaux de cuisson. Tout au plus, vous l’utiliserez pour arroser le jardin, les plantes, et nettoyer vos allées ou votre terrasse. On vous rappelle deux choses :

  • Vous ne pouvez pas l’utiliser pour laver votre voiture, car c’est interdit par le Code de l’Environnement (Article L216-6).
  • Si vous l’utilisez pour la chasse d’eau ou le lave-linge, vous devrez payer une taxe de rejet des eaux usées dans le réseau.

Tout compte fait, l’eau de pluie n’est pas utilisable pour tout, et à moins d’avoir un immense jardin potager, ou de nombreux massifs fleuris, ce n’est peut-être pas si utile que cela.

Les moustiques adorent l'eau stagnante pour y pondre leurs œufs et proliférer.
Les moustiques adorent l’eau stagnante pour y pondre leurs œufs et proliférer. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Inconvénient n° 5 : un nid à moustique

Bien sûr, les récupérateurs d’eau de pluie sont protégés par un couvercle, et vous avez probablement ajouté des filtres, ou des moustiquaires, pour vous protéger des moustiques. Néanmoins, un récupérateur d’eau contient de l’eau stagnante, véritable aimant à moustique. Et, ces bestioles s’inviteront par le moindre interstice pour y pondre leur progéniture ! Ces conseils vous ont-ils été utiles ? Nous serions ravis de lire vos impressions ou de connaître votre expérience à ce sujet. Et, si vous constatez une erreur dans cet article, n’hésitez pas à nous l’indiquer. Vous pouvez cliquer ici pour publier un commentaire .

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Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

23 commentaires

  1. Ici nous en avons 3 de 200l autour de notre serre, ils servent à arroser les semis, les plantes et abreuver les 5 poules. 2 poissons rouges dans chaque récupérateur pour les moustiques c’est parfait. Nous sommes dans une région où l’eau ne gele pas l’hiver, et l’été s’il n’y a pas assez d’eau nous remettons les poissons dans un grand bassin.

  2. Il est interdit de laver son véhicule avec l eau du réseau. C’est exact ! Mais complètement faux avec l eau de pluie. Attention cependant à ne pas polluer avec les détergents.
    Quant aux moustiques, ma cuve est fournie avec 1 couvercle et c est nickel !
    Quant à la fameuse taxe sur l eau des chasses d eau …. je ne suis pas persuadée.
    En conclusion : ne pas tout prendre pour du « bon pain » …. se renseigner avant auprès de sites sérieux !

    1. Absolument, j’ai moi même 2 cuve de 550l et c très pratique pour arroser les légumes du jardin ainsi que les fleurs et c bon pour l’économie de l’eau du réseau.

  3. Complètement d’accord avec l’article sur les récupérateurs d’eau,il ne faut pas se lancer dans quelque-chose en fait..d’improductif.n’installer que si besoin et pas parce que c’est la mode!! et un beau business

    1. Complètement faux l’inconvénient 4 c’est même écrit sur le site du ministère.

      On peut laver sa voiture avec l’eau de pluie et utiliser pour la chasse d’eau même d’autres choses a l’intérieur.

  4. Je trouve un peu dommage de lister surtout les inconvénients. Je suis dans une région où l’an dernier on a eu quasiment 6 mois sans pluie, j’ai 2 amandiers, pourtant pas récents, qui sont morts et un marronnier (c’est pourtant costaud) pareil, sans compter plein de plantes.
    J’ai donc acheté un récupérateur de 1000l (et NON ça ne vaut pas du tout 300€, renseignez-vous, mais 129€ chez Brico Dépôt), car ces temps-ci par chance, on est régulièrement « arrosés » (enffffin !).
    Ça évitera donc d’avoir des notes plus que salées car le prix du mètre cube, hein….
    Je suis obligée de mettre mes plants de tomates dans des gros bacs avec de la bonne terre, pour que lors de l’arrosage tout ne s’évapore pas. On en est là.
    D’autre part, concernant les nids à moustiques, mon récupérateur a un couvercle qui SE VISSE (donc dommage pour eux ), et comme j’ai des arbres que je laisse vivre, j’ai plein d’oiseaux qui leur font leur fête, à ces moustiques éventuels.
    Ce récupérateur me change la vie, et seuls ceux qui ont un micro jardin peuvent peut-être ne pas en voir l’utilité (encore que…). Perso, et vu le prix, je suis enchantée.

    1. 1m3 au robinet vaut 2 a 4€ … Je vous laisse calculer le nombre de remplissage d’une cuve d’1 m3 pour rentabiliser l’affaire… Surtout que c en été que l’on a besoin d’eau et qu’il ne pleut pas… Réponse : 40 remplissages … Mini 10 ans pour le rentabiliser … Et le plastique sera cassant sous les UV… lol…Donc c encore un invest de bobo…

      1. Chez moi, l’eau coûte 5 euros le M3 plus 5 euros le M3 pour le retraitement des eaux usées soit 10 € le M3 au total, l’eau de pluie revient quand même moins chère

  5. J’ai quatre récupérateurs d’eau de pluie. Deux de 1600 litres semi enterrés raccordés aux gouttières de la maison, un de 1000 litres raccordé au toit de l’abri de jardin, et un de 400 litres qui récupère l’eau du toit au dessus d’un récupérateur semi enterré.
    Les conditions météo : Étant connectés toute l’année, ils sont remplis pendant l’hiver et l’eau est disponible en été. Contrairement à ce que l’on peut penser, il arrive qu’il pleuve pendant cette saison. Le besoin en eau : une oya irrigue 1,5 fois son diamètre, c’est à dire que pour arroser 1m² il faut une contenance de 10 litres. Pour un jardin de 400 m², il me faudrait 400 oyas, où comment remplacer les pas japonais par des couvercles en argile. Le prix : 300 € pour les gros, 100 € pour celui de 1000 litres et 30 € pour le dernier. Quand à l’esthétique, les deux premiers sont cachés, et celui de 1000 litres est couvert par des plantes grimpantes. Le besoin en eau : ils ne me servent qu’à l’arrosage de mon jardin. C’est bien une idée de Bobo que d’envisager une autre utilisation. Les moustiques : Dans aucune des grands, je n’ai jamais eu de problème. Pour le petit, j’utilise un larvicide biologique à base de bactéries sans danger pour les animaux domestiques, ni pour les insectes, poissons, ou organismes aquatiques (j’ai deux bassins avec poissons).

  6. 1) les interdictions de laver sa voiture concernent les citadins ou autres ayant des égouts…
    2) pour la même raison du retraitement des eaux usées collectif, la taxe sur les eaux usées ne concernent pas les personnes ayant une fosse toutes eaux…
    3) un container de 1000 litres peut se négocier à 50 ou 60€ sur le bon coin…

    PS : « il y a une vie au-delà du périph… »

  7. « 1000 litres sera le minimum à posséder »… N’importe quoi !! J’en ai 1 de 300 litres. Je l’utilise pour arroser mes plantes intérieures et extérieures, pour nettoyer mon allée et mes terrasses, pour laver mon vélo, mes bottes et les chaussures, ainsi que pour remplir les chasses d’eau.
    J’en suis tellement content, il m’est tant utile, sans compter qu’il a réduit ma consommation d’eau courante, que je vais prochainement acheter et installer un autre récupérateur de 300 litres à nouveau, ce qui sera bien assez.
    Alors 1 000 litres…… On en trouve une utilité bien avant !!!
    Vraiment, FONCEZ, vous ne serez pas déçus.

    Quant à la pseudo « taxe de rejet des eaux usées dans le réseau », c’est faux. D’autant que l’eau du récupérateur, c’est de l’eau pluviale, pas usée, qui devient de toutes façons de l’eau usée/grise après usage en chasse d’eau. Enfin bref, c’est faux. D’où l’importance de sourcer ses pseudos informations et de renvoyer vers des liens crédibles et sérieux.

    Pour ce qui est du « nid à moustiques », la plupart des récupérateurs sont fermés et hermétiques, donc pas de souci à se faire.

    Économiser l’eau est important. Et le sera de plus en plus. Réduire nos consommations reste le moyen le plus efficace. De même qu’éviter de gâcher. Mais récupérer l’eau de pluie est également un levier puissant et important.

  8. J’ai tout automatisé avec une citerne souple de 8m3 en vide sanitaire et pompe de relevage pour WC, lave-linge avec déclaration en mairie sans taxe.
    j’arrose aussi au goutte à goutte jardin et bac à fleur l’été.
    Franchement pour 1500€ d’investissement et pose par mes soins en 8 ans cela est remboursé, car 30m3 de machine à laver et WC d’économisé sur mes 80m3 total avant.
    Cela se rempli rapidement avec la surface de la toiture.
    aujourd’hui cela devrait être installés dans les maisons neuves
    Bien à vous

  9. Je suis totalement d’accord avec les points listés dans l’article.
    J’ajouterai que les conteneurs en plastique sont polluants.
    Que c’est économiquement et écologiquement une aberration.
    C’est juste fait pour vendre à prix fou un fut en plastique.
    Soit on enterré une cuve de 6000 litres Mini soit on ne fait rien.

    1. A l’heure actuelle, c’est faire preuve de bon sens et de citoyenneté que de s’équiper de récupérateurs d’eau. Cela devrait même être obligatoire pour toute construction neuve de maison.

  10. Alors oui c’est aberrant d’acheter des récupérateurs si on a pas de jardin mais une tonne à eau vaut 100 balles, j’ai adapté mes gouttières pour en mettre une à chaque coin de la maison + 2 bidons de 200l sous mon abri de jardin. C’est que de la récup et ça me permet de tenir tout mon jardin vivant pendant les périodes de sècheresse. Les oyats c’est super mais ils ne se remplissent pas plus que les récupérateurs par temps sec, ils sont donc un excellent complément des récupérateurs pour un petit jardin. D’où je n’aurai pas le droit de boire l’eau de pluie?

  11. Contre les larves de moustiques j’ai utilisé la poudre de bacille de thuringe que je mets une cuillère à café ou 2 dans l’eau stagnante.
    C’est super efficace on voit les larves qui meurt en moins d’une heure.
    Et C’est sans danger pour mes poissons et pour les plantes.

  12. Bonjour. 4 cuves de 1m³ dans mon jardin (Var, connu pour ses pluies intenses lors d’ épisodes méditerranéens)
    Contre les.moustiques, 1/2 litre d’huile alimentaire ( bas de gamme, voire huile périmée oubliée dans ma réserve) pour asphyxier les larves, privées d’oxygène .

  13. Merci bien pour cet article tres instructif.
    « …et à moins d’avoir un immense jardin potager, ou de nombreux massifs fleuris, ce n’est peut-être pas si utile que cela. »
    Pour un jardin potager et des massifs fleuris, ce sont des dizaines de m3 d’eau par an qui sont necessaires. Si vous investissez dans une cuve enterrée de 100 m3, cela coûte les yeux de la tête. Aucun intérêt. Dans le sud, une cuve de 5 m3 servira juste à avoir 5 plants de potagers et 5 rosiers ou autres fleurs. Pour un vrai potager, un massif de fleurs et quelques arbres fruitiers, on a intérêt à investir dans un forage d’eau.

  14. Belle analyse en effet. Néanmoins, s’il est exact qu’il faille de la pluie pour remplir le récupérateur d’eau, je serai curieux de savoir comment se remplissent les oyats (connus pour leur prix modique !) dans les mêmes conditions d’absence de précipitations.

  15. Bonjour a tous
    J’ai 120m2 de jardin. Potager-fleurs. Pour les inconvénients cité sont faux.
    J’ai 2 cuves de 1000l (2 *100€) + 5 tonneaux alimentaires (avant ils contenait du miel) (5*10€)de 220l chacun avec couvercles étanches.
    Même avec des chutes du thermomètre a -5° l’hiver les cuves sont restées pleines sans casse. Je vide chaque jour un peu pour mes toilettes en hiver et les plantes d’intérieur. J’ai une pompe que je connecte avec mes cuves pour arroser. Quand je suis en période de sécheresse j’arrose a l’arrosoir pour économiser l’eau. Je récupère l’eau de la douche pour mes toilettes. Toute l’eau qui sert au lavage des légumes est aussi récupérée pour arroser ou pour les toilettes. J’ai des légumes du printemps a l’automne voir l’hiver. Cela sans utiliser l’eau du robinet. Car je trouve lamentable que l’on utilise de l’eau potable pour arroser des fleurs des légumes des plantes. Etc. Ici l’été l’arrosage du jardin est interdit. Franchement arrêter de parler que d’argent et de rentabilité. Quand vous n’aurez plus d’eau et un trop polluer que ferez vous? C’est sur qu’un jardin cela demande beaucoup de sueur et de courage. J’ai vécu il y a + de vingt ans en arrière l' »apagon » au Brésil. Essayer de garder le trésor qu’est l’eau.
    Pour moi de voir les oiseaux tous les jours c’est mon petit bonheur. Hivers comme été. Stop.

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