Un tuto complet pour fabriquer un chauffe-eau solaire avec de vieux ballons d’eau chaude

Vous souhaitez acquérir un chauffe-eau solaire à moindre coût ? Sachez que vous pouvez construire votre propre CESI en utilisant des ballons d’eau chaude usés. Voici les étapes à suivre !

D’après des estimations publiées sur Effy, le prix d’un chauffe-eau solaire peut aller de 1 400 à 10 000 € en fonction de quelques éléments, comme le modèle de l’appareil. Pour réduire significativement vos dépenses, sachez qu’il vous est possible de fabriquer un CESI capable de produire de l’eau chaude sanitaire à 40 °C durant l’hiver et jusqu’à 80 °C en été. Pour fabriquer ce dispositif, dont le plan est proposé par l’association Alter’éco 30, vous devez récupérer deux cumulus usés, mettre en œuvre quelques compétences en bricolage et suivre un certain nombre d’étapes. Afin d’obtenir des détails concernant, entre autres, son coût, ses avantages et ses inconvénients, vous pouvez consulter cet article rédigé par Méline en septembre 2023.

Préparation des ballons d’eau chaude

Comme nous l’avons dit précédemment, il vous faut deux cumulus usés de 200 L pour fabriquer votre CESI. Une fois les ballons d’eau chaude à votre disposition, vous devez dévisser leur trappe de visite afin de les détartrer en utilisant un mélange d’eau et d’acide chlorhydrique. Ensuite, enlevez la partie avant de leur habillage extérieur, ainsi que celle de leur couche isolante, en laissant environ 5 cm aux extrémités et en veillant à ne pas endommager la cuve centrale. Une fois cette étape terminée, éliminez tous les résidus collés à cette dernière à l’aide de raclettes et d’un papier abrasif et s’il le faut, avec un chiffon imbibé de diluant, puis peignez-la en noir. Pour information, si les résistances de vos cumulus sont encore fonctionnelles, il est conseillé de les conserver pour que vous puissiez les utiliser en appoint.

Un chauffe-eau solaire fabriqué avec de vieux cumulus.
Un chauffe-eau solaire fabriqué avec de vieux cumulus. Crédit photo : Association Alter’éco 30

Conception du support

Pour concevoir le support de votre capteur solaire, prenez 7 cornières en acier de 40 × 40 × 2000 mm et 2 autres de 30 × 30 × 2000 mm. Découpez celles de 40 mm en deux sections de 1 440 mm, de 1 700 mm et de 2000 mm, et en une section de 900 mm.  Les cornières de 35 mm, quant à elles, doivent être coupées en deux sections de 600 mm, de 800 mm, de 500 mm et de 900 mm. Après cette étape, assemblez-les à l’aide de boulons pour former un support permettant aux ballons d’eau chaude de conserver une inclinaison d’environ 55°, afin qu’elles puissent capter efficacement l’énergie solaire. La partie arrière du support doit donc être plus haute que celle avant. À noter qu’au centre de la structure, des éléments en L doivent être mis en place pour pouvoir visser les pattes de fixation des ballons d’eau chaude.

Fabrication de la caisse

Après avoir assemblé le support, vous pouvez passer à la conception de la caisse. Pour ce faire, utilisez des planches de 25 × 100 mm comme renforts, traverses de fond et traverses latérales, mais également comme raccords de joues hautes et basses. Formez ensuite quatre arches avec les traverses latérales, puis prenez une des pièces pour fixer un renfort bas qui doit être vissé au niveau de la traverse de fond, et installez-la à gauche des cumulus. Ceci fait, placez une autre arche à droite et vissez les deux arches centrales de la caisse. La prochaine étape consiste à mettre en place les plaques d’habillage de fond en découpant un contre-plaqué de 10 mm à la taille exacte de votre structure. Une fois la découpe terminée, fixez un isolant de fond en veillant à ce qu’il soit parfaitement ajusté à chaque travée de la caisse, et installez les plaques sur les traverses de fond.

Une eau chaude gratuite, alimentée par les rayons du soleil.
Une eau chaude gratuite, alimentée par les rayons du soleil. Crédit photo : Association Alter’éco 30

Pose des joues intérieures et extérieures

Les joues sont des éléments installés en haut et en bas de la caisse. Pour les fabriquer, il vous suffit de tracer et de découper des planches selon les dimensions de la partie supérieure et inférieure de votre structure. Au niveau des joues basses, prévoyez des ouvertures pour pouvoir installer les vannes d’entrée et de sortie sur les ballons d’eau chaude. Cette étape terminée, vissez les joues avec deux liteaux fixés sur les parties latérales de la caisse et placez une matière isolante pour réduire les déperditions thermiques.

Pour finir, découpez de nouveau un contre-plaqué de 10 mm pour réaliser des parements extérieurs, installez des couches isolantes au niveau des deux côtés et fermez votre dispositif avec du plastique alvéolé sur la face avant. L’idéal est de visser deux plaques transparentes espacées de quelques millimètres pour réduire les pertes de chaleur. Après cette dernière étape, il ne vous reste plus qu’à fixer votre capteur sur son support, connecter ses vannes et le placer dans un endroit dégagé, orienté vers le sud. Pour davantage d’informations sur les différentes étapes de fabrication de ce chauffe-eau solaire (version simple ou version complète), rendez-vous sur altereco30.com. Je vous invite à partager votre avis, vos remarques ou nous signaler une erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

Via
facebook.com
Source
altereco30.com (manuel de montage version complète)altereco30.com (manuel de montage version simplifiée)

Raharisoa Saholy Tiana

Je m’appelle Tiana et je suis journaliste professionnelle. J’ai une affinité particulière pour les sujets d’actualités et sur tout ce qui a trait à l’environnement, à l’innovation et au lifestyle. Depuis plusieurs années, j’ai couvert un large éventail de sujets liés entre autres aux questions environnementales et aux nouvelles technologies. Chez Neozone, j’interviens pour vous faire découvrir ces sujets fascinants, qui peuvent apporter de grands changements dans la société et qui méritent d’être mis en lumière. De nature curieuse et créative, j’ai toujours voulu devenir une journaliste web francophone. Après avoir obtenu mon diplôme de maîtrise en droit privé à l'université d’Antananarivo, j’ai décidé de me former aux métiers de la rédaction. J’ai commencé dans une agence web locale, avant de me lancer dans le « freelancing ». Cela fait plus de 10 ans que j’évolue dans ce secteur, en collaborant notamment avec de nombreuses agences et sites internationaux. Cette citation de Léon Trotsky m’inspire et me motive au quotidien : « La persévérance, c'est ce qui rend l'impossible possible, le possible probable et le probable réalisé. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Bouton retour en haut de la page