Santé

Quelle est la meilleure heure pour se coucher et rester en bonne santé selon la science?

Vous vous couchez trop tôt ou trop tard ? Vous augmentez peut-être votre risque de développer une maladie cardiovasculaire sans le savoir !

On sait que la qualité du sommeil permet de rester en bonne santé. Mais les différentes études ne permettent pas toujours d’obtenir des résultats précis quant aux heures de coucher à respecter. Les recherches actuelles se font souvent avec des questionnaires que les patients doivent remplir, et donc sur des mesures trop subjectives pour avoir une valeur scientifique réelle.

Une récente étude publiée sur le site Oxford Academic, menée par la société européenne de cardiologie, vient de réaliser des tests sur 103712 participants. Chaque patient a été équipé d’un dispositif appelé accéléromètre, un système basé sur le même principe qu’une montre connectée. Et les résultats annoncent enfin une heure de coucher idéale pour limiter les risques de maladies cardiovasculaires !

Les bases de l’étude

David Plans, auteur principal de l’étude et chercheur à l’université d’Exeter, au Royaume-Uni, explique que le corps humain possède une horloge interne de 24 heures, aussi appelée rythme circadien. Elle permet de réguler notre fonctionnement physique et mental.

Même si les résultats ne permettent pas d’effectuer un lien de causalité entre les heures de coucher et les risques cardiovasculaires, ils permettent d’affirmer que des heures de coucher trop précoces ou trop tardives dérèglent le rythme circadien. Et par conséquent, peuvent entraîner des conséquences néfastes sur la santé, notamment sur notre système cardiovasculaire. Les chercheurs estiment que l’heure du coucher doit se situer entre 22 h et 23 h pour respecter notre horloge interne, et notent également qu’un décalage trop important aurait plus de conséquences sur les femmes que sur les hommes.

Comment a été réalisée cette étude ?

Les participants ont été recrutés entre 2006 et 2010 via la base de données UK Biobank. Cette base de données vise à analyser les apports de la génétique et de l’environnement sur des questions comportementales et sanitaires. Pour cette étude, les patients étaient âgés de 43 à 79 ans, avec une moyenne d’âge de 61 ans. Le panel était composé à 58% de femmes et 42% d’hommes.

À LIRE AUSSI :
La radiothérapie pour rajeunir les cellules du muscle cardiaque

L’accéléromètre qu’ils possédaient au poignet analysait les horaires de leur sommeil pendant une semaine. Les participants devaient également préciser certains éléments de leur mode de vie, comme la pratique d’une activité physique et leur état de santé en général. Après cette semaine de test, les patients ont eu un suivi cardiaque précis de six ans environ.

Les résultats de l’étude

3172 participants, soit 3.6% de l’échantillon, ont développé une maladie cardiovasculaire pendant les 6 ans; parmi eux, l’incidence la plus élevée se trouvait chez les patients se couchant vers minuit, ou plus tard encore. L’incidence la plus faible a été constatée chez ceux qui s’endormaient entre 22 h et 22h59. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont associé les heures de débit de sommeil aux événements cardiovasculaires survenus. Bien sûr, les facteurs extérieurs comme l’obésité, le tabagisme ou le cholestérol ont également été pris en compte dans l’analyse des résultats.

Les résultats affirment que si l’on se couche à minuit ou plus tard, le risque de maladie cardiovasculaires augmente de 25%. Mais il est toujours 24% plus élevé avec une heure de coucher située avant 22h ! On le précise a nouveau, surtout chez les participantes. En revanche, chez les sujets qui se couchent entre 22h et 23h, le risque de maladie cardiovasculaire chute à 12%.

Les chercheurs n’estiment pas avoir découvert toute la vérité concernant une heure de sommeil définie; ils précisent par ailleurs que même en respectant cet horaire de coucher, cela ne réduit pas les risques à néant, mais qu’avoir des heures de coucher régulières et plutôt situées entre 22h et 23 h peut aider à réduire les risques de développer une maladie cardiovasculaire. Et ça ne coûte pas grand chose d’essayer de caler son coucher sur ce créneau.

Source
academic.oup.com

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page