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Est-il vraiment rentable d’installer des panneaux solaires ?

Les panneaux solaires, une solution durable, mais à quel point sont-ils rentables ? De l'investissement initial aux coûts administratifs, découvrez tous les éléments à prendre en compte pour évaluer vos économies futures.

Vous envisagez peut-être de vous équiper en panneaux solaires pour faire face aux augmentations des énergies fossiles comme le gaz ou l’électricité ? Si, comme les 69 % des Français interrogés par l’IFOP, vous êtes prêt à produire de l’électricité verte et à franchir le cap des panneaux solaires, vous vous interrogez probablement sur leur rentabilité. Il est évident que sur le long terme, l’installation de panneaux photovoltaïques se révèlera bénéfique pour votre porte-monnaie, mais également pour la planète. Mais quelle est la véritable rentabilité d’une installation de panneaux solaires ? Et comment la calculer ? Suivez le guide, on va tout vous expliquer.

Qu’entend-on par rentabilité d’une installation photovoltaïque ?

« La rentabilité d’un projet constitue le rapport entre les bénéfices financiers réalisés et les sommes d’argent mobilisées pour y parvenir », explique le site EDF ENR. En d’autres termes, la rentabilité est atteinte lorsque votre investissement de départ est amorti. De plus, c’est uniquement à partir du moment où votre achat sera donc amorti ou remboursé que vous commencerez réellement à produire de l’électricité gratuite, et parfois cela peut prendre un peu de temps. La rentabilité va donc logiquement dépendre du coût initial de vos travaux qui comprennent le matériel, la main d’œuvre et l’accompagnement administratif. Pour l’installation en elle-même, cela comprend généralement les panneaux photovoltaïques et la structure pour les maintenir en place, le micro-onduleur, les câbles électriques pour les différents raccordements et le coffret de protection (disjoncteur).

Un kit solaire innovant au sol ou sur toit, avec ou sans stockage.
Un kit solaire innovant au sol ou sur toit, avec ou sans stockage. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

En fonction de l’installation choisie, les frais peuvent aussi comprendre un système de pilotage de vos consommations, un gestionnaire d’énergie, une ou plusieurs batteries de stockage. Ces derniers points, lorsqu’ils ne sont pas compris dans l’offre de départ, viendront évidemment alourdir le coût d’investissement. Enfin, il y a quelques coûts supplémentaires à considérer comme le montage du dossier de déclaration préalable de travaux auprès de la mairie, la demande de raccordement à Enedis, l’obtention de l’attestation Consuel et, bien entendu, la mise en service. Cette dernière sera la seule à déclencher votre contrat auprès de l’opérateur pour pouvoir revendre votre surplus de production.

Quels sont les coûts administratifs à prévoir ?

Il y a un élément crucial à ne pas négliger, c’est l’obtention d’un certificat Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité). Sans la validation de la conformité de votre installation par cette entité, votre installation ne sera pas considérée comme conforme aux normes en vigueur. Avant de mettre en service une unité de production solaire, elle doit subir une vérification par un agent du Consuel. Une fois la conformité établie, l’agent délivrera une attestation de conformité Consuel. Le coût dépend de votre usage de l’électricité produite. Il sera de 174,97 € pour l’autoconsommation sans batterie (Consuel Bleu) et de 200,32 €, si vous souhaitez stocker votre surplus sur batterie (Consuel Violet). Cependant, de nombreux installateurs incluent ces montants dans le devis initial, cela devrait être transparent pour vous. Néanmoins, il faut penser à s’assurer que cette vérification du Consuel apparaît bien sur votre devis. Vous devrez également vous acquitter de la taxe du Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE) en autoconsommation avec injection, qui est de 10 € par an environ.

Comment valoriser votre production d’électricité ?

La production d’électricité solaire propose plusieurs avantages financiers. Tout d’abord, l’électricité générée et consommée par le foyer est déduite de sa facture d’électricité, constituant ainsi une méthode efficace pour réduire les dépenses énergétiques. Par ailleurs, les panneaux solaires peuvent devenir une source de revenus passifs en permettant la vente du surplus d’électricité via l’obligation d’achat à EDF OA. L’obligation d’achat, instaurée par l’État pour encourager les énergies renouvelables en France, oblige l’opérateur à racheter l’intégralité de l’énergie non consommée à un tarif fixé par les autorités publiques. Les modalités actuelles d’achat seront exposées en détail dans la suite de cet article. Enfin, du point de vue de la revente, l’installation de panneaux solaires peut valoriser un bien immobilier. En effet, ces panneaux sont pris en compte lors du calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), contribuant ainsi à l’amélioration de l’étiquette du DPE.

Une bonne idée pour réduire les coûts d'achat.
Une bonne idée pour réduire les coûts d’achat. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Comment calculer la rentabilité d’un panneau solaire ?

Comme nous vous l’avons dit plus haut, la rentabilité commence à partir du moment où vous avez récupéré votre mise de départ. Plusieurs facteurs entrent en jeu pour ce calcul, notamment la production solaire associée à la puissance et à l’ensoleillement, la consommation des utilisateurs, ainsi que le taux d’autoconsommation et la vente du surplus. Il est ensuite nécessaire de mettre ces données en relation avec l’investissement initial afin de calculer le ratio coût/bénéfice. En ce qui concerne la puissance, mesurée en kilowatt-crête (kWc), cette unité représente la puissance maximale de production du panneau dans des conditions idéales. La production dépend également de l’ensoleillement de la région. Il est évident que dans le Sud de la France, les installations solaires auront tendance à générer davantage d’électricité verte que dans le nord.

Arrière-cour avec piscine et panneaux solaires dans une maison élégante
Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Pour calculer cette donnée, il n’existe malheureusement pas de formules mathématiques. En effet, le seuil de rentabilité dépendra de votre investissement de départ comprenant les frais d’installation, le certificat Consuel et les éventuels frais de raccordement. Il vous faudra par ailleurs connaître votre taux de production qui sera à calculer en fonction de la puissance de votre installation et du taux d’ensoleillement de votre lieu d’habitation. Vous devrez ensuite estimer votre consommation annuelle d’électricité en tenant compte des heures creuses et des heures pleines, si vous êtes concerné par ces tarifs. Enfin, vous devrez estimer le potentiel de réduction de la facture grâce aux panneaux solaires qui couvrent environ 20 % de votre consommation annuelle. (Consommation annuelle x % x prix du kWh). Et ce n’est pas fini, il faudra ensuite connaître les bénéfices attribués à la revente du surplus, puis additionner les économies réalisées ainsi que le produit de la vente. Par ailleurs, il ne faudra pas oublier de soustraire les frais de maintenance de votre installation, puis diviser le montant initial par l’économie annuelle réellement réalisée.

Pour vous faciliter la tâche, il existe de nombreux simulateurs en ligne (nous vous laissons faire la recherche sur Google). En effet, à moins d’être un mathématicien chevronné, il s’avère tout de même fastidieux de calculer les économies réalisées. Prenons l’exemple d’une famille vivant à Montpellier, une ville très ensoleillé… Avec une installation de 3 kWc, elle produit 4 000 kWh d’électricité par an et en consomme au total 8 892 kWh. Elle va donc réduire sa facture de 53 % sur une année, soit de 696 € au tarif actuel du kilowattheure. En déduisant les 10 € annuel de la taxe imposée, elle économisera donc 686 € par an. Si celle-ci a investi 10 000 €, la rentabilité sera alors atteinte au bout de 12 ans environ. En règle générale, l’amortissement réel d’une installation solaire se situe de 8 à 20 ans. Cet article vous a-t-il été utile ? Nous vous invitons à nous donner votre avis, vos remarques ou nous remonter une erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .


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16 commentaires

  1. Merci vous m’avez bien aidé dans ma décision et je vous en remercie beaucoup.
    J’ai 69 ans et je pense que je ne vais pas m’embêter avec le montage des panneaux solaires je vais calculer une autre solution moins coûteuse et qui fera très bien l’affaire .
    Encore merci.

  2. Bonjour
    J’ai lu divers articles sur le sujet et il est forcé de constater qu’au final les lecteurs n’ont aucune information concrètes. Ce ne sont qu’une suite de phrases d’un floue absolument désolent qui n’informe personnes sur rien. Et avec quelques chiffres frôlent l’aberration.
    Voila 20 ans que je suis en auto consommation et sans aucune restriction et aucun compteur..
    J’ai tout le confort électrique avec 5000 watts de panneaux solaires, 12 batteries de 200 Amp et un inverter de 5 kwa. J’utilise machine a laver, hi-fi, TV, réfrigérateur, congélateur, 3 ordinateurs, chauffe eau électrique, climatisation réversible et toutes sortes de robots ménager et outils de toutes sortes. Investissement Total au départ avec pose par mes soins 4550 euros soit l’équivalent de 19 euros par mois a ce jour moins cher qu’un abonnement internet !!!!!

  3. Il faut tenir compte du bonus versé par EDF OA qui amélioré la rentabilité
    Et
    Cerise sur le gâteau, vous pouvez optimiser votre auto consommation grâce à des prises intelligentes qui libèrent le courant quand il y a suffisamment d’électricité produite disponible : ballon thermodynamique, voiture electrique, la ve vaisselle,lave linge, piscine …. il faut apprendre à consommer différemment

    J’arrive à 7 ans, investissement en 2020 de départ 21k€, 9 kwc, région PACA

  4. C est rentable en auto-consomation a condition d être dans une région suffisamment ensoleillé et de le faire soit même car pour un coût de 10000€ pour 5kw est toujours facturé plus de 21k€ et pour faire fonctionner pas mal d energivor en même temps il faut un minimum de 8 a 10 kW et donc beaucoup de panneaux 20 minimum et beaucoup de batteries , il faut quelques années pour amortir et être bénéficiaire

  5. Un article bien long pour expliquer une règle simple de calcul de la rentabilité …
    Coût initial / revenu annuel
    Pourquoi compliquer les choses ?

  6. j’ai inverti 2000€ pour 6panneaux totalisant 2460w ,pas de batteries ,juste de autoconsommation:je suis passé d’une facture de 140€/mois en janvier 2023 donc AVANT les augmentations ,a des factures de 65€ APRÈS les augmentations.
    mon installation je l’ai faite seul avec mon père de 70ans :c’est juste 2 câbles par panneaux a enclencher sur des micro onduleurs puis relier a un coffret électrique fourni,aucun besoin de connaissance en électricité car il y a un schéma.
    au final dans 4 ans mon installation est rentabilisé

  7. Mon installation est amorti a 4.5 ans.
    Il faut aussi penser a l évolution de votre consommation .
    Une voiture électrique, une évolution de chauffage.
    Il y a aussi le stockage virtuel plus économique que les batteries.

  8. Il manque une information cruciale dans l’article. Il n’est fait mention nulle part des coûts de recyclage des panneaux qui sont à charge du propriétaire et ces coûts peuvent atteindre les mille euros par mètre carré. Coûts à intégrer dans l’équation ! Bizarre que personne n’en parle …

  9. Avec les kits solaires plug and play, la rentabilité est beaucoup plus rapide en gros 1400 euros investi amorti en 3 ans en région centre val de Loire.

  10. L’auteur n’a visiblement pas de panneaux.. sans batteries, on ne consomme qu’un tiers de ce qu’on produit.. le reste est revendu à 13cenrimes le kWh! A l’usage, une installation 3kwc de 8k primes déduites est néanmoins rentable, mais sur 12-13 ans selon l’inflation

  11. Bien sur il est impossible de donner un calcul précis de rendement tellement celui ci est différent selon la région, la qualité du matériel, etc.
    Par contre aucune indication sur le rendement des panneaux qui diminue au fil du temps et qui bien sûr ne sont pas éternels, souvent au bout de 15 ans, il faut à nouveau remplacer les panneaux, si vous avez eu la chance de pouvoir amortir votre installation sur cette période, gain 0€ !!

    1. Dans votre article vous avez oublié de parler de la hausse de l’électricité soit 25% sur 2023 et voire 10% prévu en février 2024 et l’arrêt du bouclier tarifaire
      Cordialement

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