Blanche-Neige et le chasseur

Les contes de fées ont le vent en poupe ces derniers mois. Vous avez pu retrouver le Blanche Neige de Tarsem Singh avec Julia Roberts et vous retrouverai ici une histoire de Blanche-Neige un peu noircie … Mais hélas …

Cela ne suffit pas pour nous emmener une nouvelle fois dans le monde des pommes croquées et de la sorcière … Si vous ne connaissez pas l’histoire, il s’agit d’une môme s’appelant Blanche-Neige (punition 1 – le prénom), une princesse vivant auprès de sa vaniteuse et malveillante belle-mère (punition 2), la Reine. Courroucée et jalouse de la beauté de Blanche-Neige, elle l’oblige à faire des tâches ménagères et à se vêtir de haillons. La Reine demande quotidiennement à son Miroir magique « Qui est la plus belle du royaume », et aime entendre en réponse qu’il s’agit d’elle-même. Bref, en gros une narcissique veut tuer sa belle-fille pour être la seule et unique biatch lady de la contrée. Et comme il n’y en a jamais deux sans trois. La troisième punition est ce film.

Il n’y a pas de grandes différences avec le conte original, si ce n’est le chasseur comme peut l’indiquer ce titre. Chris Hemsworth a revêtu sa plus belle hache pour faire frétiller les nénés des demoiselles en chaleur. Il ne lui manque plus que la chemise à carreaux et il ne s’agit plus d’un bûcheron que d’un chasseur … En plus … il apprend à la belle normale Kristen Stewart (la Blanche-Neige de ce film) à se servir d’un couteau. Malheureusement, vous ne la verrai pas s’en servir pour égorger un nain qui heureusement sont présent au nombre de 7 ! Pour ce qui est de la Reine … C’est Charlize Theron qui s’y colle. OUH LA MICHANTE ! Elle s’énerve beaucoup, elle use de ses pouvoirs pour en faire voir de toutes les couleurs à ses palefreniers.

Kristen Stewart (Twilight) … J’ai failli m’endormir pendant le film. Son charisme annihile totalement son personnage censé être la pierre angulaire de ce film. Ici vous retrouverez  du classique pour ado voire pré pubaire boutonneux avec une bonne dose de mielleuse-ries au confins d’un triangle amoureux (entre son “amour de jeunesse” efféminé et le grand et beau homme des cavernes, le chasseur). Cette nana ne sait pas jouer autre chose. Son créno c’est la délurée amoureuse mielleuse et nunuche. Non, pardon, Kristen Stewart n’a jamais suivi de cours de théâtre ni d’autres choses d’ailleurs.

Blanche-Neige est censée avoir “la peau blanche comme la neige, les cheveux noirs comme l’ébène et les lèvres rouges comme le sang“. Cette maxime est répétée par une voix off au combien plus séduisante. Mais vous l’aurez remarqué, c’est pas terrible de ce côté là … Qui plus est, dans ce film, elle se la joue Jeanne d’Arc, arbore une armure (en plastique) et appelle à la révolte la moitié du peuple déchu avec un charisme aussi fort que celui d’une moule amorphe. On n’y croit clairement pas …

Les seuls moment réjouissant concernent les plans des scènes de combat à cheval lorsqu’ils gambadent dans la forêt ou lorsqu’ils montent à l’assaut du château (batailles molles cela dit). Ou alors lorsque les images relativement belles nous emmènent dans la forêt des fées avec les nains rôtant et buvant de la bière pour forniquer la Blanche-Neige  être loin des méchants pas beaux. Les apparitions de belle Charlize Theron où elle affiche son énervement en tant que Reine burnée est réjouissante. Elle tient sa posture sans sourciller. Joliment mis en scène, chacune de ses apparitions se font attendre pour épicer un peu ce film. Ah oui … Et les superbes Nick Frost (compagnon de Simon Pegg), Bob Hoskins (Qui Veut la Peau de Roger Rabbit) sont présents. Cela fait une raison de plus pour se réjouir de ce film mou, fade, à l’écriture enfantine et au scénario remanié à la truelle. Et tant qu’a avoir de l’enfantin, autant se délecter de la version de Disney à des années lumière niveau qualité.

Rupert Sanders aurait vraiment dû se faire aider pour réaliser cette bouse. Aligner les noms prestigieux pour nous sortir un truc pareil, c’est ni fait, ni à faire.  Une action marketing de plus ni plus ni moins. Les personnages sont au final insipide et l’histoire tout autant.  Si vous voyez  Evan Spiliotopoulos au scénario, n’allez pas voir les films, vous gagnerez de l’argent. Ce mec n’a fait que des suites et non des moindre : Le livre de la Jungle 2, Le Roi Lion 1.5, Cendrillon 3, Tarzan 2… La reine et le bûcheron ne suffiront pas à sauver un film qui était perdu d’avance par le sabotage de l’actrice principale. Heureusement que la musique du générique de fin (Florence and the machine) inspire plus que l’issue et le message de ce film.

http://youtu.be/ROtBbOcdFxo

 

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