Je ne pensais pas revenir si vite sur ce sujet, mais comme il fallait s’y attendre, les avancées vont plus vite qu’avant, et parfois, l’article se faire hari-kiri entre le temps de sa maturation et de sa diffusion.

Nous évoquions l’apport des nouvelles technologies dans la vie des sportifs. Plusieurs annonces ont dernièrement montrées que le sportif devient de plus en plus un laboratoire des nouvelles technologies et un lanceur d’alerte.

Adidas vient de lancer en partenariat avec le métro de Berlin, une chaussure connectée qui permettra à l’utilisateur de ne plus avoir de carte, ni de badge pour prendre le métro berlinois. Il est utilisé la technologie NFC, la puce est intégrée dans la tige de la chaussure et elle a été customisée aux couleurs du métro berlinois. Cette chaussure produite en série très limitée donne pour les usagers qui ont pu en bénéficier plusieurs avantages.

Plus de carte, donc plus d’inquiétude de la perdre ou de l’oublier et un gain de temps au passage des tourniquets (comme sur les files de badge automatique sur les autoroutes). Et puis le prix, car pour le cout d’une très bonne chaussure, il est intégré l’abonnement annuel du métro soit le gain du transports en commun (environ 700 €).

Le moins, il ne faut pas changer de chaussure  pour prendre le métro, aller bosser uniquement en basket et si le dress code ne le permet pas, changer de monture en arrivant au bureau (comme Mélanie Griffith dans Working Girl).

Pour les plus sportifs, Under Amour va sortir sa paire de running avec capteur de vitesse, la distance, et d’effort intégré. Cela ne fera que des statistiques de plus pour les puristes du running qui ont surtout besoin de leur fréquence cardiaque et du parcours.

Le parcours, le tracé de nos entraînements a donné il y a quelque jours des sueurs froides aux autorités militaires mondiales.

La très grosse majorité des runneurs partagent leur résultat sur différentes applications, soit dédiée à la montre (Polar, Garminconnect), soit celles de leur smartphone (Runkeeper, Runstatic, Endomodo, Strava). Chacun d’elle fait des statistiques sur les parcours les plus empruntés par pays, région ou ville.

Et puis dernièrement Stava décide de mettre à disposition ses données data. Un étudiant australien spécialisé en conflit armé décide de faire tourner une petite application. Et là, il découvre des parcours inédits. La surprise vient que ces parcours empruntés par plusieurs runners sont dans des régions reculées où des conflits militaires sont présents (Irak, Afghanistan, Syrie, Mali). En effet, les militaires comme les autres runneurs utilisent différentes applications pour mesurer leur performance et se comparer à leurs partenaires d’effort.

Strava par l’intermédiaire de son dirigent a immédiatement réagit et a rappelé que la confidentialité sur son application (et les autres également) existe (https://blog.strava.com/fr/press/a-letter-to-the-strava-community/ ). Effectivement, nous ne sommes pas obligés de partager nos données. Il est possible de les garder pour soi ou on peut tout simplement déconnecter le GPS de son smartphone et/ou de sa montre connectée.

Les autorités militaires  ont rappelé également à leurs troupes l’importance de la confidentialité des données. On peut considérer dans ce cas qu’elles ne relèvent pas de données personnelles, mais que ce sont des données confidentielles défenses.

Par contre, nous encourageons le coureur landa à vérifier les informations qu’il partage sur les différentes applications utilisées. Dans chacune des applications, il est important de vérifier, l’accessibilité de ses données, comme tout autre réseau social.

Apres un petit tour d’horizon des principales applications, toutes permettent de choisir qui peut voir son activité. STRAVA bénéficie d’un petit plus. Il est possible de masquer un rayon autour de son lieu d’habitation, même si celle ci n’est partagé qu’avec ses relations. Intéressant pour ne pas être importuné même par des copains de sport.

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