Environnement

L’élevage animal intensif émet plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des transports de la planète

Si nous arrêtions de consommer de la viande, nous pourrions peut-être retarder le réchauffement climatique. C'est en tout cas ce que constate plusieurs scientifiques quant aux conséquences de l'élevage intensif sur la Planète

Nous sommes le 13 mai, dernier jour des saints de glace, ces jours qui sont censés être annonciateurs de la période chaude en Europe. Ces trois jours (11, 12 et 13 mai) donnent encore parfois des gelées matinales et des températures très fraîches. Pourtant si l’on en croit les différents spécialistes météorologiques, ces saints de glace pourraient bientôt disparaître !

En cause ? Le réchauffement climatique bien entendu : des glaciers qui fondent, des températures qui grimpent… Nous vivons depuis quelques années, un bouleversement météorologique indéniable. Et, différentes études scientifiques estiment que ce réchauffement climatique pourrait être amoindri, si nous consommions moins de viande ! Explications.

L’alimentation des animaux en partie responsable

Si la consommation de viande tend à accélérer le réchauffement climatique, c’est à cause des émissions de CO2 que provoquent l’élevage des races à viandes. Ces émissions seraient même plus importantes que celles des transports ? Une étude de la Oxdord Martin School, parue dans le journal The Guardian nous explique que l’alimentation des animaux représentent environ 15% des gaz à effet de serre émis.

“Dans trois décennies, les émissions liées à l’agriculture et à la production alimentaire devraient représenter environ la moitié du budget carbone » disponible dans le monde”. Si nous adoptions massivement un régime végétarien, nous pourrions alors endiguer le problème. Et réduire de deux tiers les émissions liées à l’alimentation.

Toujours plus d’élevages animaliers !

Dans un article du magazine Geo, les poulets domestiques sont maintenant plus de 22 milliards sur la planète, contre 7,5 milliards d’humains d’après les chiffres. A cela, il faut ajouter, 1.5 milliard de vaches, un milliard de moutons et cochons sur Terre ! Rien que pour nous nourrir ! Pour notre alimentation, 150 milliards d’animaux sont tués chaque année. Ce qui représente environ 2000 par seconde !

L'élevage animal intensif émet plus de gaz à effet de serre que l'ensemble des transports de la planète
“Les poulets domestiques sont maintenant plus de 22 milliards sur la planète.” Crédit photo : Shutterstock / Lucian Coman

Or une étude parue dans The Guardian et dirigée par la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) revient sur certains points. Elle explique que 83% de la surface agricole de la planète est consacrée au bétail (pâturage, céréales nourricières…). Mais que ces 83% de surfaces agricoles utilisées, ne représenteraient que 18% des calories nécessaires et 37% des protéines.

La production de viande et la déforestation !

En forêt amazonienne,  déforestation décime des espèces animales via les incendies. Et, 91% des terres glanées sur la forêt servent à la production de viande. Les productions de soja qui remplacent les hectares de jungle sont, pour la plupart destinées à alimenter le bétail.

Détruire la forêt, c’est aussi produire plus de CO2 ou du moins, empêcher le phénomène naturel du dioxyde de carbone absorbé par les arbres. L’élevage intensif représente l’équivalent en surface du continent africain. Or ces surfaces pourraient être utilisées pour cultiver fruits, légumes ou céréales.

Les végétaux meilleurs contre le réchauffement

Evidemment en plantant plus de végétaux, les plantes elles-mêmes permettraient d’absorber plus de CO2. Mais cela permettrait aussi d’économiser des milliards de litres d’eau, consacrés en élevage à l’abreuvage des animaux ! Enfin, les végétaux ne produisent ni pets, ni excréments, autre source de pollution importante, notamment les fleuves, par conséquent les océans.

Une étude de 2013 rappelait déjà que la production d’un kilo de bœuf absorbait 13500 litres d’eau… Contre 1400 litres pour la même quantité de riz ! Mais, cette étude expliquait également voilà 8 ans, que si nous diminuions ou supprimions la viande de nos assiettes, la consommation d’eau pourrait baisser de 38%. Nous ne prônons pas le végétarisme, mais peut-être qui si chacun commençait par « une journée sans viande », nous pourrions ralentir ce réchauffement climatique qui nous promet des journées chaudes, bien trop chaudes pour la Planète !

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

4 commentaires

  1. Vous oublie juste que 75% des pâturages le sont sur des terres qui ne peuvent pas faire autre chose or si vous cultivez ces terres vous allez relâcher le CO2 qui y a été stocké

  2. Laisser nous manger de la viande, personnes ne nous en empêchera!!!
    Et laisser les agriculteurs tranquille aussi !!
    Y en a marre des donneurs de leçons

  3. Il faut arrêter la putain de désinformation.

    – 2/3 des terres agricoles ne sont pas cultivable mais sont d’excellent pâturages pour nos amis les bêtes.
    – Les milliards de litres d’eau sont en fait à 95% de l’eau de pluie. Et devinez quoi, cette eau elle ne disparaît pas comme par magie, les animaux urinent ! Est-ce qu’ils comparent avec les litres d’eau pour faire pousser les plantes ? Comparez ce qui est comparable.
    – Les gaz émis par les bêtes, contrairement au gaz des énergies fossiles, font partie d’un cycle court. La bête mange la plante et émet des gaz, la plante repousse et absorbe ces gaz.

    Certe tout n’est pas parfait. L’élevage en batterie et la condition des animaux, la déforestation, le gaspillage de nourriture (de 40 à 60% !!!) etc.. sont de vrai problèmes aux quels ils faut prêter attention.

    Il ne faut pas se tromper d’ennemi : les énergies fossiles. Tout ce carbone qui était et qui reste encore stocké sous terre est émis dans l’atmosphère et ne sera pas remis en terre de ci tôt…

  4. J’ai rarement vu autant de fausses informations dans un seul article. Visiblement l’auteur n’est pas un journaliste qui creuse ses sources mais un militant prêt à désinformer pour faire passer ses idées.

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