Innovation

Autonomie énergétique : 7 solutions pour produire de l’électricité dans un appartement ou une maison

Être autonome en électricité va devenir indispensable. Mais comment vous équiper ? Quel système choisir ? Combien ça coûte ? On vous explique tout !

La crise énergétique actuelle, fera-t-elle évoluer les mentalités et nous encouragera-t-elle à devenir nos propres producteurs d’énergie ? Ce n’est pas impossible, tant les systèmes de production d’énergie ont le vent en poupe. Panneaux photovoltaïques, tuiles solaires, éoliennes sont parmi les systèmes de production qui intéressent beaucoup les Français. Avouons que pour éviter les coupures et les fortes augmentations, produire son électricité pourrait être LE bon plan à connaître. Mais devenir autonome en énergie requiert non seulement la réalisation de gros travaux, mais un investissement conséquent également. Certes, des aides existent en fonction des systèmes choisis, mais encore, faut-il savoir quels systèmes choisir pour produire son électricité ? À ce propos, on va mieux éclairer votre lanterne !

Quels sont les différents moyens de devenir autonome en énergie ?

La production d’électricité « verte » est au centre de tous les débats politiques. Le gouvernement incite à grands renforts d’aides les installations chez les particuliers. Et même, certaines communes révisent leur Plan Local d’Urbanisme en imposant un pourcentage de système de production d’énergie propre aux entreprises.

  • Le moins connu est peut-être l’écogénérateur (ou chaudière micro-cogénération), bien qu’il ne soit pas réellement capable de produire de l’électricité propre, mais devant être couplé au gaz naturel. Toutefois, contrairement à la chaudière à gaz qui ne produit que l’eau chaude et le chauffage en général, ce dispositif est apte à produire de l’électricité en plus.
  • Vient, ensuite, un autre système encore assez peu répandu : le biogaz, une énergie produite à partir d’ordures ménagères, de déchets agricoles ou d’excréments d’animaux. Une technique qui nécessite l’installation d’un méthaniseur domestique, représentant ainsi un coût important. Toutefois, il devrait gagner du terrain dans un avenir proche.
  • On trouve également l’énergie hydroélectrique, produite à base de petites centrales hydrauliques. Mais dans cette optique, habiter près d’un cours d’eau ou d’une rivière et obtenir l’autorisation d’en exploiter le courant s’avèrent impératifs.
  • L’éolienne domestique est l’un des moyens de production les plus connus, d’autant plus que son installation est assez simple à réaliser. Le souci ? Habiter une région exposée aux vents est nécessaire pour qu’elle soit rentable.
  • Les panneaux solaires sont assurément les stars de la production d’électricité. De plus en plus accessibles, ils utilisent une énergie renouvelable et éternelle : le soleil.
  • Enfin, depuis quelques années, les tuiles solaires se présentent également comme une alternative esthétique aux panneaux solaires. Ces tuiles solaires seront probablement les stars de demain et remplaceront progressivement les panneaux photovoltaïques.
  • Les générateurs d’électricité portables (avec panneaux solaires).
Le générateur d'électricité portable Ecoflow couplé à des panneaux solaires
Le générateur d’électricité portable Ecoflow couplé à des panneaux solaires. Crédit photo : Alexandre Bonazzi pour Neozone

Quelle solution choisir en fonction de mon logement ?

Si vous vivez dans une copropriété, le choix sera très restreint puisque seuls les panneaux solaires et la chaudière micro-cogénération sont actuellement autorisés. Plus complexes à mettre en place, les autres solutions ne pourront pas être installées dans la plupart de ce type de logement. Quant à l’énergie solaire, elle peut y être apportée par des kits solaires personnels qui permettront d’alimenter quelques prises électriques et luminaires. Cependant, l’installation de panneaux sur le toit nécessite l’accord de la copropriété et du syndic. Si vous êtes locataire, vous avez le droit d’opter pour la solution qui vous sied en termes de production d’électricité. Toutefois, obtenir préalablement l’accord de votre propriétaire (pour lancer les travaux), ainsi que certaines autorisations de la commune est obligatoire. Sachez notamment que l’installation de panneaux solaires est, par exemple, soumise à une déclaration préalable de travaux. En tant que propriétaire, vous serez aussi contraint à déposer vos dossiers de demande de travaux à la mairie, tout en étant libre de choisir votre système de production d’énergie.

Quels avantages et quels inconvénients en fonction du système choisi ?

  • Les panneaux solaires, comme leur nom l’indique, ont besoin de soleil pour fonctionner. Certes, ils fonctionnent dans toutes les régions et sont de plus en plus performants, même lorsque le soleil brille moins… Mais concrètement, si vous possédez une toiture exposée plein nord, l’investissement sera moins rentable que si elle est exposée plein sud. Question de logique. Le panneau solaire offre également l’avantage de pouvoir revendre son surplus d’électricité au réseau électrique. C’est une obligation pour EDF de racheter le surplus produit par les particuliers. Une opportunité bien considérable, si vous êtes de petits consommateurs d’électricité !
  • L’éolienne domestique est une solution pratique pour les maisons exposées aux vents. Mais prenez garde ! Bruyant, ce système ne doit pas être installé à proximité de votre habitation ni de celles de vos voisins. Elle pourrait être source d’ennui pour nuisances sonores. En revanche, elle constitue un parfaitcompromis pour une maison isolée dans la campagne. Pour le moment, l’éolienne offre moins de rendement que le panneau solaire. Toutefois, il est aussi possible de revendre le surplus à EDF, mais ce dernier peut refuser si la maison n’est pas située en Zone de développement éolien ou ZDE.
  • La production via l’hydroélectricité nécessite évidemment d’habiter près d’une rivière ou d’un torrent, puisqu’elle utilise une turbine actionnée par le courant pour générer de l’électricité. L’installation d’un système de collecte d’eau est naturellement obligatoire. Certes, cette solution est assez intéressante, la production étant en continu. Mais sa mise en place reste une problématique, d’autant plus qu’elle ne s’adresse qu’à une infime poignée d’habitations.
  • Le biogaz s’adresse particulièrement aux exploitations agricoles, car sa rentabilité repose sur une production de déchets afin d’être bien fonctionnel. Le biogaz appelé « méthane » est produit après fermentation des déchets agricoles et permet d’alimenter un groupe électrogène relié à une chaudière. Malgré la présence des méthaniseurs domestiques, ces derniers ne produisent pas suffisamment d’électricité permettant une autonomie pour le moment. L’idéal serait de les combiner avec des panneaux solaires ou une éolienne.
  • Enfin, la chaudière micro-cogénération est, quant à elle, raccordée au réseau de gaz naturel. Il est vrai qu’elle ne permet pas de produire de l’électricité à partir d’une énergie verte, mais elle reste une alternative de production de chaleur pour le système de chauffage central.

Combien coûtent ces installations ?

Le coût d’une installation de panneaux solaires va dépendre de la puissance de l’installation.  Orienté plein sud, un panneau solaire de 1 m² produit environ 100 kWh par an. Une installation de panneaux solaires dotés d’une puissance de 3 kWc coûte en moyenne 12 000 €. Si vous envisagez une puissance de 6 kWc, il faut compter vers les 18 000 € et 30 000 € pour une puissance de 9 kWc. En sachant que vous pourrez revendre votre surplus pendant 20 ans. L’installation d’une éolienne pour une puissance située entre 100 W et 36 kW coûte entre 10 000 et 15 000 €, mais peut grimper jusqu’à 45 000 € avec les frais d’installation et de raccordement. Installer un système hydroélectrique revient vers les 5 000 € avec tous les accessoires indispensables pour une puissance de 1 500 W. Produisant 5 000 kWh d’électricité par an, le méthaniseur domestique vous fera débourser 24 000 €. Enfin, la chaudière micro-cogénération nécessite l’installation d’un moteur Stirling à combustion externe relié à un alternateur au niveau de la chaudière. Dans cette optique, comptez entre 10 000 € et 20 000 € pour l’installation, et ce, pour une puissance de 6000 W. Comme nous vous l’avons dit, le gouvernement français encourage l’installation de systèmes d’autoproduction d’électricité, par le biais de nombreuses aides financières et de crédits d’impôts.

 

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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