Innovation

Un chercheur invente les toilettes qui transforment les excréments en énergie et en cryptomonnaie

Etre payé pour passer aux toilettes, c'est l'étonnant mais intelligent concept d'une université de Corée du Sud ! Car rien ne se perd, tout se transforme !

En matière d’innovations, il existe un domaine auquel on ne pense pas forcément, mais qui semble pourtant intéresser les concepteurs. Quand nous pensons innovation, nous pensons aux mots technologie, intelligence artificielle, robots… Mais pas forcément aux mots « toilettes » ou « wc » n’est-ce pas? Pourtant, cette pièce minuscule qui nous sert à soulager nos intestins ou nos vessies semblent intéresser de plus en plus d’inventeurs. Des toilettes BOKU françaises d’inspiration japonaise qui vous lavent le derrière aux urinoirs pour femmes en Angleterre, la guerre de l’innovation dans le domaine fait rage. Et si les toilettes devenaient une « source » de revenus ? C’est le concept un peu étrange et finalement intéressant d’une université sud-coréenne. Elle transforme les excréments des étudiants… en cryptomonnaie ! Culotté, non ?

Acte 1 : du biogaz qui vient des excréments

Cho Jae-Weon est professeur d’ingénierie urbaine et environnementale à l’Institut national des sciences et technologies d’Ulsan (UNIST). Il constate que l’utilisation des toilettes n’a aucune autre utilité que de gaspiller de l’eau « potable ». Il imagine alors une utilisation inattendue pour les petits coins de son université. Tout d’abord, il conçoit un laboratoire qu’il relie aux toilettes et au système de chauffage de l’université. Dans un premier temps, les déjections serviraient à produire du biogaz qui serait réinjecté dans le système de chauffage. La matière sèche restante servant de fumier pour les cultures aux alentours.

Sur le principe de fonctionnement d’un méthaniseur, qui transforme les déchets en biogaz, les toilettes de l’université effectuent la même chose, mais avec les excréments. Cette récupération de déchets permet ensuite d’alimenter une cuisinière ou une chaudière. Cho déclare d’ailleurs : « Si nous sortons des sentiers battus, les matières fécales ont une valeur précieuse pour produire de l’énergie et du fumier. J’ai mis cette valeur dans la circulation écologique »

Acte 2 : les toilettes produisent de la cryptomonnaie

En plus de produire du biogaz en récupérant les matières fécales, les étudiants sont « rémunérés » à chaque passage. Le professeur estime que chaque étudiant se déleste de 500 grammes de matières chaque jour. Ce qui donne environ 50 litres de méthane pour chacun. Ce gaz génère 0.5 kWh d’électricité (soit 1.2 kilomètres pour une voiture électrique) . C’est donc de l’électricité « gratuite » ! Cho invente alors une monnaie virtuelle qu’il appelle Ggool. Chaque étudiant peut gagner 10 Ggool par jour quand il passe par les toilettes.

Et, avec ces Ggool récoltés, les étudiants peuvent acheter des denrées alimentaires sur le campus. La monnaie virtuelle est stockée dans un portefeuille et les étudiants paient dans le magasin du campus grâce à un QR CODE. Pour Cho, les matières fécales ne sont pas sales. Au contraire, elles ont une grande valeur ! Et il le prouve avec ces drôles d’idées finalement très ingénieuses , non ?

Une autre innovation en la matière !

Au Royaume-Uni, les chercheurs innovent aussi quant aux toilettes. Ils ont imaginé un dispositif qui permet aux toilettes de reconnaître une empreinte anale. Ce dispositif a été inventé à des fins thérapeutiques. Il permet en effet la surveillance des selles et de l’urine pour faciliter notamment la détection de certains cancers ou infections… On a eu peur quand même !


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Via
Reuters.com

Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

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