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L’étonnant recul de la maladie d’Alzheimer en Europe et aux Etats-Unis

Plusieurs études démontrent que vieillesse ne rime pas forcément avec démence et Alzheimer et qu’on peut très bien les éviter ou, au pire, les retarder. Une nouvelle étude scientifique révèle également que le risque de développer la maladie d'Alzheimer diminue...

La maladie d’Alzheimer et la démence semblent être étroitement liées. D’après la définition donnée par Wikipédia, la maladie d’Alzheimer est « une maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et, notamment, de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence chez l’être humain ».

Quant à la démence, Ressources Santé dit qu’elle « peut être causée par différentes maladies affectant le cerveau, la plus fréquent étant la maladie d’Alzheimer » et qu’elle peut « modifier la mémoire, les compétences linguistique, la capacité de jugement et à prendre des décisions, entraîner un état de désorientation et transformer la personnalité ».

Qui sont les personnes à risque ?

Qu’il s’agisse de simple croyance ou de véritable constatation, le fait est que nous sommes nombreux à croire (et à craindre) que plus on prend de l’âge et plus on s’expose à ces maladies. Mais qu’en est-il vraiment ? Selon les informations de Passeport Santé, les personnes à risque sont celles qui sont âgées de 60 ans et plus, les femmes, les personnes qui ont un parent ou un proche atteint de la maladie et les personnes d’origine hispanique et afro-américaine.

Allant plus loin, The Conversation révèle que dix facteurs accroissent les risques de développer la maladie d’Alzheimer qui sont : un faible niveau d’éducation, une activité cognitive insuffisante, l’hypertension, l’hypotension orthostatique, le diabète, un indice de masse corporelle trop élevée ou trop bas (surpoids ou sous-poids), les traumatismes crâniens, l’hyperhomocystéinémie, la dépression et le stress.

Mais nous ne sommes pas là pour vous dresser un tableau noir. Bien au contraire puisque Santé Magazine nous rapporte que les cas de démences et de maladie d’Alzheimer sont actuellement en baisse en Europe et aux Etats-Unis.

Un recul qui semble se poursuivre

Une nouvelle étude scientifique parue dans Neurology révèle effectivement que de nos jours, il y a 13% moins de risque de développer une démence que par rapport en 2010. Si les chercheurs sont aussi surs de leurs propos, c’est parce qu’ils ont suivi et analysé les dossiers médicaux de 49.202 patients durant presque 30 ans, entre les années 1988 et 2015. Ils y ont ainsi découvert que les cas de démence se sont ralentis et que, plus précisément, il y a 15 millions de personnes en moins atteintes de démence aujourd’hui qu’à l’époque et que ce recul se poursuit.

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Le Dr Albert Hofman, principal auteur de l’étude et président du département d’épidémiologie à la Harvard School of Public Health a expliqué que si « en 1995, un homme de 75 ans avait environ 35% de risque de développer une démence au cours de sa vie, désormais, ce risque est tombé à 18% ».

Comment expliquer cette régression ?

Eh bien, selon les chercheurs, les sensibilisations sur les maladies cardiovasculaires, les méfaits du tabagisme et de l’hypercholestérolémie de ces dernières décennies ont peut-être porté leurs fruits. Une hypothèse qui semble tenir la route qui l’on prend en compte le fait que les risques de démence sont toujours élevés dans les pays à fort taux de tabagisme comme le Japon, la Chine ou encore le Nigéria.

Les chercheurs avancent également que cette diminution du risque de démence peut-être le résultat de l’augmentation du niveau éducatif en Europe et en outre-Atlantique. The Conversation explique en détail ce niveau d’éducation. Selon le site, des recherches ont démontré que « plus vous êtes instruits, plus votre cerveau est développé et plus il est lourd » et, par conséquent, les risques de développer la maladie d’Alzheimer s’amenuisent.

Néanmoins, les auteurs soulignent l’importance de mener un mode de vie sain, de pratiquer une activité physique suffisante et régulière ainsi que de privilégier une alimentation équilibrée pour lutter contre la démence.

Photo de couverture StunningArt / Shutterstock

Arielle Lovasoa

Je me retrouve dans les mots de Françoise Giroud dans Lou: Histoire d'une femme libre: "C'est une fille irréductible qui n'en fait et n'en fera jamais qu'à sa tête, non pas par caprice mais par nature". A cela, j'ajouterai le sage conseil de Confucius, mon leitmotiv: "Si tu veux profiter de ta vie, apprends à profiter de ta simple journée"

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