Robotique

Une start-up taïwanaise a mis au point un robot qui réalise des prélèvements nasaux

Vous envisagez d’aller à l’hôpital pour un dépistage de Coronavirus ? Et si c’était un robot qui faisait le prélèvement de mucus ? La start-up de technologie médicale Brain Navi a mis au point un bras robotisé qui peut effectuer des prélèvements nasaux sans aucune assistance humaine.  

Même si la pandémie de Coronavirus s’est un tout petit peu calmée, ce n’est pas pour autant le moment de se reposer sur ses lauriers ! En France, mais aussi partout ailleurs dans le monde, les tests de dépistage continuent de se multiplier : beaucoup de gens affluent en laboratoire d’analyse pour se faire dépister, ce qui fait que le personnel médical est souvent débordé.

C’est en partant de ce constat que Brain Navi, une start-up taïwanaise spécialisée dans la technologie médicale, a eu l’idée de fabriquer un robot spécialisé dans le prélèvement nasal et qui permettrait ainsi d’alléger le travail des médecins et infirmières.

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En effet comme le robot se chargera de prélever les échantillons nécessaires au dépistage du Coronavirus COVID-19, le personnel médical pourra se concentrer sur d’autres tâches beaucoup plus urgentes, comme s’occuper des malades par exemple.

Comment fonctionne la machine ?

Rapporté par le site The Verge, Brain Navi a indiqué avoir conçu un bras robotisé capable de faire des prélèvements nasaux de manière totalement autonome. Mais comment ? Eh bien, les patients commencent par enfiler une espèce de pince nasale, puis ils placent leur tête dans une espèce de support métallique qui permet de rester parfaitement immobile pendant le prélèvement.

Le robot va ensuite scanner leur visage avec une caméra de détection afin de mesurer la profondeur de la cavité nasale. Le bras robotisé va ensuite insérer le coton-tige dans le nez du patient, puis l’enfoncer très lentement jusqu’à ce que le bout arrive à destination. La prochaine étape consiste ensuite à faire tourner l’écouvillon pour prélever un peu de mucus. Une fois que c’est fait, le robot va ensuite retirer le coton-tige tout en douceur, et enfin placer l’échantillon dans un tube stérile pour le transport et l’analyse. A priori, le processus reste donc le même qu’avec un expert en chair et en os… Brain Navi affirme même que les prélèvements effectués par son robot sont plus sûrs.

Un robot qui devra encore faire ses preuves…

Ce n’est plus un secret, les prélèvements nasaux ne sont pas une partie de plaisir : on vous enfonce un long coton-tige vraiment très profondément dans le nez jusqu’à atteindre le fin fond de la cavité nasale, tout cela dans le but de prélever du mucus. Et pour recueillir les sécrétions, il faut tourner et frotter le bout du coton-tige contre les parois, ce qui n’est pas du tout agréable !

De plus, il s’agit d’une opération délicate : beaucoup ne sont d’ailleurs pas très rassurés pendant le prélèvement, même entre les mains d’un expert. Alors, imaginez un peu que ce soit une machine sans empathie qui s’en occupe ? Certains pourraient trouver l’expérience terrifiante… Comme l’explique un médecin extérieur au projet de Brain Navi : « les prélèvements nasaux sont douloureux même lorsque vous le faites à vous-même, et je pense que n’importe qui serait extrêmement mal à l’aise de laisser une machine faire cela […] la majorité des patients que j’ai rencontrés voudraient un être humain qui comprend ce que c’est que d’être de l’autre côté de l’écouvillon. »

Pour l’instant, Brain Navi n’a pas encore reçu l’approbation réglementaire pour tester son robot dans les établissements médicaux. Ce n’est donc pas encore demain la veille que la start-up et son invention vont faire bonne impression auprès des patients. La société en est parfaitement consciente : « […] les gens auront peur parce que c’est nouveau, mais c’est normal. Nous avons entendu les commentaires et nous cherchons à réduire ce sentiment de terreur », a déclaré un porte-parole qui a également assuré qu’ils vont veiller à ce que la version finale du robot soit moins intimidante.

Andy RAKOTONDRABE

Il n’y a pas de réussites faciles ni d’échecs définitifs.

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