Avec nos activités de plus en plus numérique, le groupe La Poste change de stratégie et propose de plus en plus de services divers et variés changeant de l’habituel envoi postal.

On y retrouve alors la possibilité de passer son code de la route dans un bureau de poste ou plus récemment, l’offre “veiller sur mes parents” proposant plusieurs services d’aide à la personne comme par exemple des visites régulières du facteur pour maintenir et favoriser le lien social des personnes âgées.

Au CES 2018, le groupe à l’oiseau stylisé a présenté l’application “La Poste eSanté” d’ors et déjà disponible sur les principaux webstore (Android / iOs ).

Ce service consiste en un carnet de santé numérique permettant de gérer ses données personnelles fournies par des appareils connectés. Parmi ces derniers, on en trouve des courants comme des montres connectés et des plus complexes et techniques comme des spiromètres analysant la respiration et la fonction pulmonaire, des tensiomètres, des thermomètres, des lecteurs de glycémie ou encore les classiques balances.

L’application se veut extrêmement simple à utiliser à travers un tableau de bord stockant les données du patient tout en prodiguant des conseils ou des alertes au fil de l’utilisation. Notamment lorsqu’il est nécessaire de réaliser un rappel de vaccin. L’interface permet aussi, et c’est là que l’application prend tout son sens, de générer un fichier récupérant l’ensemble des données pour les confier à son médecin. À ce titre, toutes les données sont centralisées et sécurisées sur une plateforme de santé.

D’après le groupe, le nombre de personnes de plus de 60 ans aura plus que doublé en 2050, et l’on comptera à l’échelle mondiale quatre fois plus de personnes âgées de plus de 80 ans qu’aujourd’hui. Cette évolution démographique accentuera simultanément la pression sur le financement du système de santé, sur les capacités physiques d’accueil, et sur la disponibilité des personnels. En prévision de cet épisode, cette solution numérique se veut aussi éducative car selon une étude OpinionWay réalisée fin 2017, seulement 50% des Français emmènent leur dossier complet lors de leurs consultations chez un professionnel de santé et 39% de la population ne savent pas si leurs vaccinations sont à jour.

Bien que la présentation est très (trop) centrée sur le corpus de services La Poste (Digiposte +), la situation est plutôt bien présentée dans la vidéo suivante et cette solution n’est qu’un pan d’un système de santé visant à mieux suivre les différentes pathologies.

En effet, le cancérologue Alain Toledano explique qu’en centralisant les données, on peut révolutionner les pratiques médicales pour le bien-être des patients, qui font parfois trois fois la même prise de sang parce qu’il n’y a pas d’historique visible des soins.

Un espace numérique de santé a spécialement été conçu pour que les praticiens puissent accéder à toutes les données nécessaires pour faciliter le diagnostic et le choix du bon traitement ou encore, par exemple, le télésuivi au domicile du patient après une opération en ambulatoire.

À terme nous devrions tous avoir un suivi tel que celui-ci, d’ailleurs, une vingtaine d’hôpitaux testent actuellement le principe : Bichat à Paris, l’AP-HP,  l’IHU de Strasbourg ou encore l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif.

Vous ne vous sentez pas à l’aise avec le partage de vos données ? E-Santé est certifié et a obtenu des labels importants comme la norme ISO 27001 sur le management de la sécurité de l’information et le mHealth Quality, 1er label européen collaboratif en santé mobile et connectée.

Nous allons certainement en entendre reparler sous peu et ce type de prise en charge pourra peut-être même également être incorporé dans le futur dans des offres innovantes de mutuelles. Plusieurs acteurs du marché se sont intéressés à cette application et La Poste a déjà signé des accord avec la MGEN et Malakoff Médéric. Pour ce qui est de l’assurance-maladie, rien n’a encore été annoncé.

   
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