Granulés : cette entreprise revalorise les résidus d’élagage pour fabriquer des pellets de bois moins chers

Ils sont élagueurs et ne savent que faire de leurs déchets. Pour les revaloriser et détendre le marché du pellet, ils se lancent dans la production de pellets innovants et encore inconnus sur le marché !

Pellet de bois par-ci, pellet de bois par là, le pellet de bois est LE SUJET du moment. Il faut dire que ceux qui pensaient faire l’affaire du siècle en « échangeant » leur vieille chaudière en système de chauffage à pellets se retrouvent dans une situation compliquée. En 2021, les pellets étaient réellement plus économiques, puisqu’avec 650 € (soit 300 € la tonne), il était possible de se chauffer toute l’année. Cette année, la tonne atteint parfois les 1 000 € et revenir aux radiateurs électriques ou à gaz revient même moins cher pour certains foyers. À l’origine, le pellet se fabrique à partir de résidus de bois. Toutefois, à ce niveau aussi, les pénuries et augmentations de prix sont légion. Un nouvel acteur, Granuléro, arrive sur le marché du pellet et il pourrait bien changer la donne ! Découverte.

Granuléro, qu’est-ce que c’est ?

Comme le relate le journal MidiLibre, l’idée est née dans l’esprit d’un couple d’élagueurs héraultais, Julie et Julien Lognon. En s’associant à un couple d’amis, Laure et Didier Desvard, consultants en énergie, ils lancent Granuléro. Ils espèrent que ce concept apportera un peu de changement sur le marché hypertendu du pellet ! Et pour détendre ce marché, Laure et Didier Desvard, ainsi que Julie et Julien Lognon n’avaient pas à chercher bien loin, relate le site coeur-herault.fr. En effet, ils ont décidé de lancer une entreprise de production de pellets qu’ils fabriqueront à partir de leurs propres déchets : ceux provenant de leurs travaux d’élagage. Les pellets Granuléro ne seront pas disponibles avant l’été 2023, si tout se déroule comme prévu. Justement, s’ils possèdent déjà les financements, les idées et le lieu, la machine qu’ils ont imaginée ne leur sera livrée qu’en mai prochain. Dans la première phase de production, les pellets se destineront au département de l’Hérault et ils espèrent pouvoir produire 600 tonnes de pellets chaque année.

Pourquoi cette idée ?

L’idée de Granuléro est bien d’innover sur le sujet de la production de pellets et de ne plus se limiter aux sciures ni aux copeaux, souvent issus des déchets de scierie. Puisqu’ils sont élagueurs, les déchets de feuilles et branches ne manquent pas. Il suffit de les emporter chaque semaine en déchetterie, ils n’avaient pas réellement d’alternative. La matière première pour inventer de nouveaux pellets était donc évidente. Ce qui leur permettra, par ailleurs, de ne plus payer la taxe imposée aux entreprises pour éliminer leurs déchets ! Ils utiliseront en conséquence leurs propres déchets ainsi que les sciures d’un menuisier local qui, lui aussi, vient de trouver un moyen de revaloriser ses déchets !

Valoriser des déchets de bois produits localement
Valoriser des déchets de bois produits localement. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Première production héraultaise de granulés ?

Selon Julie, les granulés utilisés dans l’Hérault proviennent tous du département voisin de la Lozère. L’idée est d’implanter une usine de fabrication dans l’Hérault et de pouvoir approvisionner environ 600 familles qui se situeront au maximum à 30 km à la ronde de l’usine. Une évidence écologique pour les quatre fondateurs qui souhaitent absolument privilégier les circuits courts et les produits locaux.

Produire un granulé de bois de qualité à partir de matières premières locales et renouvelables
Produire un granulé de bois de qualité à partir de matières premières locales et renouvelables. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Dans un second temps, ils envisagent de récupérer les déchets de la viticulture, très présente dans le Languedoc, ou de l’oléiculture, les oliviers ne manquent pas non plus dans le sud ! Une fois que l’entreprise sera lancée, Granuléro prévoit deux matières à granulés : les déchets d’élagage et ceux des vignes ou des oliveraies. Ils espèrent pouvoir fabriquer, à partir de 2024, 1200 t de pellets par an et, ainsi, proposer une alternative aux pellets classiques avec des prix plus accessibles également.

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