Le projet de loi d’orientation des mobilités veut encourager le co-voiturage et les véhicules propres…Voici le détail des améliorations qui seront apportées en fonction de votre mode de déplacement.

Dans une perspective écologique privilégiant le délaissement de  son véhicule personnel au profit de solutions écologiques, la loi de mobilité présentée en conseil des ministres en novembre par Elisabeth Borne, ministre des transports vise à changer nos habitudes.

Chaque mode de déplacement est concerné par le projet de loi d’orientation des mobilités et s’inscrit dans la politique engagée par Emmanuel Macron depuis son élection. Prime à l’achat, péages automatisés, covoiturage et véhicules propres sont les chevaux de bataille de l’exécutif en place. Voici ce qui va changer pour vous en fonction de votre mode de déplacement.

Voiture personnelle : Concernant les véhicules personnels, plusieurs mesures devraient voir le jour. A commencer par la suppression des barrières de péages actuelles pour un système de péages automatisés qui liraient la plaque d’immatriculation et enverrait les factures directement aux usagers, comme le système de télépéage actuel qui permet un passage aux péages à 30 km/h et donc sans aucune attente, moteurs tournants ! Des expériences sont actuellement menées sur l’autoroute A10 sur la barrière de Tours Nord ainsi que sur l’A837 du côté de Tonnay-Charente.

Enfin pour inciter les gens à acheter des véhicules électriques, des primes à l’achat devraient être proposées et des bornes de recharge installées en grand nombre sur les aires d’autoroute et dans les villages. Il restera à régler le problème du recyclage des batteries pour lequel nous n’avons pas encore assez de recul pour être sûr que c’est une solution totalement écologique.


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Co-Voiturage : Dans le cas du co-voiturage, un forfait de 400€ maximum devrait être versé par les employeurs aux salariés qui privilégieront ce mode de transport. Ce versement sera exonéré d’impôts et de cotisations sociales. Les prix sur les plateformes de co-voiturage devraient également être encadrés et uniformisés afin de correspondre uniquement au partage des frais sans dégager de bénéfice supplémentaire pour le conducteur. Des voies de circulations réservées au co-voiturage devraient également voir le jour ? Les voies de bus pourraient être ouvertes au co-voiturage et aux véhicules propres si les infrastructures ne permettent pas l’ajout d’une voie supplémentaire.

Vélo : Pour les cyclistes, il est prévu une augmentation des pistes cyclables en ville ainsi que le passage en double sens cyclables sur les routes limitées à 50 km/h (au lieu de 30 actuellement). Des SAS vélos seront matérialisés au feux tricolores afin que les cyclistes restent prioritaires et ne soient plus imbriqués entre les véhicules. Le forfait mobilité de 400€ pourra également être versé aux cyclistes.

Trottinette : Le flou juridique concernant les trottinettes électriques dont l’utilisation explose en ville pourrait être comblé. Ainsi les trottinettes devraient être considérées comme des véhicules et se voir interdites de circulation sur les trottoirs. Elles devraient donc comme les cyclistes rouler sur les pistes cyclables si leur vitesse de pointe permet d’atteindre les 40 km/h. Les utilisateurs de trottinette devront également porter des équipements de sécurité adaptés, non obligatoires à l’heure actuelle.

Bus : Dans un but sécuritaire, et notamment le soir et la nuit, les femmes ou les personnes seules pourraient se rapprocher au maximum de leur destination finale et ainsi profiter de la descente à la demande des bus, évitant ainsi les trajets à pied peu rassurants parfois. Certaines régions proposent déjà la gratuité des transports en commun en fonction des revenus et cette mesure pourraient se généraliser sur les grandes agglomérations de manière à réduire la circulation en centre-ville.

Il est difficile de changer les habitudes de toute une population sans heurts et force est de constater que les revendications sociales prennent de l’ampleur dans notre pays. Mais nous ne pouvons que saluer les tentatives d’un passage à des modes de transports plus propres. Reste à savoir si ce projet de loi sera bien accessible à toutes les classes sociales et à toutes les populations, y compris celles pour qui, aucune des solutions de transports collectifs n’est envisageable ?