Les fêtes sont passées et il va falloir se mettre aux bonnes résolutions prises lors de vœux. Et dans les principales figurent la reprise d’une activité physique. Cette résolution serait même leader dans nos bonnes intentions prisent sous le houx.

Outre le fait que faire du sport permet d’éliminer le surplus de poids pris pendant les repas des fêtes, une activité régulière diminue le stress, les tensions nerveuses et permet d’être plus performant dans ses activités intellectuelles (autour de 10%). Mais voilà que certains ont émis l’idée de transformer l’énergie mécanique de nos activités en énergie électrique. Et oui, rien ne perd, tout peut se transformer (attention aux rendements par contre).

Tout le monde connait les vélos type appartement qui permettent de recharger ses smartphones dans les espaces publics. Dans les projets un peu fous, il y a celui de deux hollandais qui ont décidé de transformer la salle de sport d’un campus d’étudiants en centrale électrique.

Suite à un concours lancé par l’université d’Utrecht en Hollande qui souhaite être Zéro carbone d’ici 2030, Melle Smeet (artiste designer) est missionné pour réfléchir à un projet artistique en lien avec la transition énergétique. Le but est de s’affranchir des énergies fossiles avec l’aide de  l’activité humaine qui viendrait en secours de l’énergie nécessaire au fonctionnement du campus d’un immeuble de 22 étages hébergeant 750 étudiants. Melle Smets s’associe au journaliste Kris de Decker et naît ainsi le projet « human power plant » la centrale électrique humaine.

Un être humain est susceptible de dégager une puissance autour des 100 W en position statique, donc bien plus lors d’un effort physique. Bien sûr, cela n’est pas suffisant pour couvrir tous les besoins de l’immeuble, mais l’idée, c’est que les activités des étudiants permettent de passer les pics de consommation et que chaque étudiant produise l’énergie nécessaire à sa propre consommation (éclairage, internet, recharge des appareils informatiques).

L’immeuble sera en plus équipé de plusieurs technologies permettant de diminuer la part énergétique du bâtiment et de récupérer tout ce qui est possible. Par exemple les chambres seront très isolées et les déchets seront aussi utilisés pour produire de l’énergie via la méthanisation. Les étudiant sont fortement encouragés à utiliser les escaliers pour monter et descendre dans le bâtiment pour dégager de la chaleur corporelle qui est aussi récupérée. Le surplus d’énergie produit dans la journée est stocké pour passer les périodes d’inactivité humaine.

Donc pour arriver à leur fin, en plus des traditionnels vélos statiques,  les appareils de la salle de musculation sont modifiés pour récupérer l’énergie cinétique et les transformer en énergie électriques ou récupérer la chaleur produite pour chauffer un fluide. Il est aussi précisé que l’objectif n’est pas que les étudiants se transforment en futurs bodybuilders pour concurrencer Arnold Schwarzenegger ou Jean Claude Van-Damme.

L’objectif n’est pas que de produire différent de l’énergie et de réduire son impact sur la planète mais cette expérience a également un rôle sociétale en encourageant les étudiants en s’entraider dans les différentes taches communes, comme le ménage. Les moins sportifs vont surement chercher à réduire leur impact environnemental. Il n’est pas précisé si il y a une bourse d’échange entre les adaptes de la salle de fitness et les littéraires.

Une idée folle à suivre sur le site internet de ce projet humanpowerplant.be .

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