Le premier médicament capable de ralentir les effets de la maladie d’Alzheimer sera bientôt testé sur des patients humains… Après dix années de recherches !

On ne le sait peut-être pas assez mais la maladie d’Alzheimer est la quatrième cause de mortalité en France Ce sont plus de 900 000 personnes porteuses de cette maladie neuro-dégénérative et un nouveau malade est diagnostiqué toutes les trois minutes !

La société Alzprotect, fondée en 2007 et basée au Parc Eurasanté à Lille, vient d’obtenir le feu vert de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) pour tester un médicament sur 30 patients humains atteints de Paralysie Supra-Nucléaire Progressive (PSP), une maladie neuro-dégénérative apparentée à la maladie d’Alzheimer. C’est une première en France après plus de 10 années de recherches intensives.


A lire également : Alzheimer : Bientôt un programme pour ralentir les effets de la maladie


Cette recherche menée par les équipes de l’entreprise et le docteur Philippe Verwaerde est la première à proposer une solution qui a déjà fait ses preuves sur les animaux*. L’AZP2006, nom de code du médicament autorisé devrait permettre d’arrêter le processus d’évolution de la maladie d’Alzheimer. On sait pour le moment qu’elle ne s’éradique pas d’un patient mais on cherche à en ralentir les symptômes pour prolonger la vie du patient de manière lucide.

Vidéo : Alzprotect fr

Après 10 années de recherches et plus de 400 essais infructueux pour vaincre cette maladie c’est un véritable espoir pour les chercheurs mais surtout pour les malades à qui cette maladie ne laisse aucun répit, sans parler de l’entourage qui doit subir les conséquences de cette maladie quand elle touche un proche.

Selon les informations de La Voix du Nord, c’est également un enjeu économique majeur pour Alzprotect avec un marché de près de 20 milliards d’euros qui se profile à l’horizon. Dans le monde ce sont aujourd’hui 47 millions de personnes touchées et 75 millions à l’aube 2030…  Nous suivrons avec intérêt les évolutions de ce traitement, il en va de la santé de millions de personnes à travers le monde.

Photo de couverture de Atthapon Raksthaput / Shutterstock