Science

Triangle des Bermudes : le mystère de l’une des zones les plus dangereuses de la Terre enfin résolu ?

Des scientifiques ont émis une nouvelle hypothèse sur les causes des mystérieuses disparitions d’avions et de bateaux aux alentours du triangle des Bermudes. Finalement, ces évènements tragiques ne seraient pas liés à des activités paranormales.

C’est l’un des endroits les plus mystérieux de la Terre et, sans aucun doute aussi, l’un des plus dangereux. Situé dans une zone délimitée entre les Bermudes, Porto-Rico et la Floride (États-Unis), le triangle des Bermudes est réputé pour les multiples embarcations et avions qui s’y sont volatilisés au cours des dernières années. Face à ces nombreuses disparitions ahurissantes, la région fait l’objet d’un véritable mythe à l’échelle mondiale.

Parmi les explications possibles qui ont émergé au fil du temps, certaines suggèrent des activités paranormales, des interférences électromagnétiques brouillant les boussoles, du mauvais temps ou encore de grands champs de méthane sous-marins. Il y a aussi une théorie qui attribue ces mystérieux évènements au Gulf Stream, un courant océanique chaud qui s’écoule d’est en ouest dans l’Atlantique Nord. Mais des météorologues pensent maintenant avoir résolu ce mystère vieux de plusieurs siècles.

Le mythe des mystérieuses disparitions aux alentours du triangle des Bermudes

Le mythe autour du triangle des Bermudes existe depuis belle lurette, mais ce n’est qu’à partir de 1945 qu’il est connu à l’échelle planétaire. Cette année-là, cinq avions bombardiers de la Marine américaine avaient mystérieusement disparu dans le triangle. Un avion de sauvetage envoyé à leur secours a également subi le même sort. Quand au terme « Triangle des Bermudes », il a été inventé en 1964 par l’écrivain Vincent Gaddis.

À noter que les Bermudes ont aussi été appelées « l’île du démon » par les Espagnols. D’autres disparitions mystérieuses incluent celle de l’USS Cyclops. Ce charbonnier de la Marine américaine a disparu en 1918 avec 309 personnes à son bord, ce qui en fait jusqu’à aujourd’hui la catastrophe la plus meurtrière dans l’histoire de l’US Navy (hors combat).

Triangle des Bermudes : le mystère de l’une des zones les plus dangereuses de la Terre enfin résolu ?
Crédit photo : Shutterstock /

Des nuages dangereux

Comme le rappellent nos confrères de BigThink, au total, pas moins de 75 avions et plusieurs centaines de bateaux se sont effondrés dans le triangle des Bermudes. Cette zone est-elle maudite ? En tout cas, une nouvelle théorie vient de voir le jour pour tenter d’expliquer les disparitions énigmatiques.

À LIRE AUSSI :  Walhalla : cette maison flottante qui ressemble à un sous-marin ne coûte que 162 000 euros

Celle-ci émane d’une équipe de météorologues et suggère que le phénomène est le fruit d’une activité de la nature, plus précisément des nuages. En étudiant des images satellites de la NASA, les scientifiques ont constaté la présence de nuages hexagonaux de différentes tailles éparpillés un peu partout dans la zone.

Des vagues de plus de 13 mètres

Il s’avère que ces formations nuageuses hors du commun sont de véritables bombes aériennes capables de provoquer des rafales de vent pouvant dépasser les 270 km/h. Avec leur diamètre qui se situe généralement entre 32 et 89 km, les nuages hexagonaux des triangles des Bermudes pourraient facilement générer des vagues de plus de 13 mètres. Pire encore, leurs bords droits rendraient difficile leur repérage. « La plupart du temps, les nuages ​​sont aléatoires dans leur distribution », a confié le Dr Steve Miller de l’Université d’État du Colorado à What on Earth de Science Channel.

« Ces formes hexagonales au-dessus de l’océan sont en fait des bombes aériennes. Elles sont formées par ce qu’on appelle des microrafales, c’est-à-dire des courants aériens qui descendent de la base d’un nuage et qui, en frappant l’océan, créent des vagues dont la taille peut parfois être massive lorsqu’elles commencent à interagir les unes avec les autres », a ajouté le météorologue Randy Cerveny. Bien entendu, ce n’est qu’une simple hypothèse comme tant d’autres. Des études supplémentaires sont nécessaires pour — éventuellement — la confirmer.

Marc Odilon

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'High-tech me fascine !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page