Comment éliminer les microplastiques présents dans l’eau du robinet en un clin d’œil ?

Microplastiques dans l'eau potable ? Une étude chinoise soulève des questions. Alors que certains recommandent la prudence, d'autres se demandent si faire bouillir l'eau du robinet est vraiment la solution. Éclairage sur un débat brûlant.

Comment consommez-vous l’eau dont votre corps a besoin quotidiennement ? Faites-vous partie des 66 % qui consomment de l’eau du robinet, comme l’estime le CIEAU ? Ou des 47 % qui ne consomment que de l’eau embouteillée, plate, ou gazeuse ? Les bouteilles en plastiques font l’objet de nombreuses controverses, notamment au sujet des microplastiques qu’elles contiendraient. Selon une étude publiée sur la revue PNAS, une bouteille plastique contiendrait 100 fois plus de microparticules que celles estimées par les fabricants. Nous ne nous ferons pas juges sur la question, mais intéressons-nous à une autre étude, chinoise, qui explique que l’eau du robinet contiendrait aussi des microplastiques. Et, qu’il existe une méthode très simple pour les faire disparaître. Décryptage

La réglementation et les conseils autour de l’eau du robinet en France

Dans notre pays, l’eau du robinet, fait l’objet de contrôles quotidiens, et est surveillée en permanence. Vous pouvez obtenir les analyses de l’eau du robinet de votre commune auprès de divers organismes, comme la mairie, ou vous rendre sur le site eaupotable.sante.gouv. Elle est donc parfaitement potable, et le ministère émet même quelques recommandations :

  • Laisser couler l’eau avant de la consommer lorsqu’elle a stagné dans les canalisations
  • Utiliser l’eau du réseau d’eau froide pour la boisson, la préparation ou la cuisson des aliments
  • Laisser l’eau du robinet dans une carafe ouverte pendant quelques heures dans le réfrigérateur pour éliminer un éventuel goût de chlore
L'eau de notre robinet est-elle aussi saine qu'on le croit ?
L’eau de notre robinet est-elle aussi saine qu’on le croit ? Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Que dit l’étude chinoise ?

Cette étude a été publiée sur la revue ACS Publications le 28 février dernier et a été menée par Zimin Yu, Jia Jia Wang, Jia Jia Wang, Liang Ying Liu, Li Zhanjun, et Eddy Y. Zeng, une équipe de l’École de génie biomédical, de Guangzhou, en Chine. Elle explique que des nano microplastiques (NMP) sont forcément présents dans l’eau du robinet. Ces microplastiques proviendraient tout simplement des usines de traitements de l’eau et de nos canalisations. Toujours selon cette étude, ils présenteraient « un risque potentiel pour la santé humaine via la consommation d’eau ». Prenons tout de même en considération, le fait que cette étude ait été menée en Chine, où les réglementations de l’eau potable peuvent être moins drastiques qu’en France. Les scientifiques chinois préconisent donc de faire bouillir l’eau du robinet, avant de la boire.

Pourquoi faire bouillir l’eau éliminerait les microplastiques ?

Faire bouillir l’eau souillée pour pouvoir la boire n’est pas une nouveauté. Nous avons tous, une fois au moins, regardé une émission du style Koh Lanta, où les aventuriers font bouillir l’eau salée ou souillée avant de la boire pour la désinfecter. Pour l’équipe scientifique chinoise, « faire bouillir de l’eau dure (> 120 mg L –1 de CaCO 3) peut éliminer au moins 80 % des NMP de polystyrène, de polyéthylène et de polypropylène dont la taille est comprise de 0,1 à 150 µm ». Cependant, il faut noter que, pour le moment, et au regard de la taille microscopique de ces particules, aucune étude scientifique n’a prouvé qu’elles pouvaient avoir un effet néfaste sur la santé. Ni, qu’elles pouvaient s’accumuler dans certains de nos organes. À méditer ! Que pensez-vous de cette étude chinoise ? Consommez-vous de l’eau du robinet chaque jour ? Donnez-nous votre avis, ou partagez avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

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Pubs.acs.org

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)... Je n'ai probablement pas l'expérience professionnelle de certains rédacteurs en matière de politique, de principes scientifiques. Mais, je tente d'apporter ma petite pierre à l'édifice en vous racontant mes expériences et mes réflexions dans des domaines qui me touchent. Et, puisque la vie est une surprise chaque jour, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. C'est la raison pour laquelle, à 23 ans, j'ai encore besoin d'apprendre des milliers de choses, et de me cultiver pour vous conter encore plus d'histoires passionnantes. Rejoignez-moi dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens... Ma passion pour les animaux en général a toujours été au cœur de mes préoccupations. Soucieuse de leur bien-être et de leur place dans notre monde, je m'efforce de sensibiliser mon audience à leur protection, à travers des articles informatifs et engagés. Qu'il s'agisse de sujets comme la conservation des espèces, les droits des animaux ou simplement des anecdotes touchantes, je trouve une grande satisfaction à partager mes connaissances et mes réflexions pour encourager une prise de conscience collective. En tant que jeune professionnelle, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. Je m'efforce de rester à l'affût des dernières découvertes scientifiques, des débats sociétaux émergents et des avancées technologiques, afin d'enrichir mon travail et d'offrir à mes lecteurs un contenu pertinent et stimulant. N'hésitez pas à me rejoindre dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens..

2 commentaires

  1. C’est vraiment scandaleux vos illustrations photographiques pour parler des nanoparticules ! Vous prenez vraiment les gens pour des andouilles ? Ne venez pas vous plaindre quand l’IA viendra remplacer vos postes. Si en tant qu’humain vous racontez n’importe quoi, autant mettre une lachi6à votre place.

    1. Cher monsieur, cette illustration non contractuelle est ici pour justement « grossir le trait » et faire réagir, ce qui fonctionne apparemment.
      Nous sommes (tous) au courant que des nanoparticules sont bien plus petites et ne ressemblent pas à cela !
      Mais quel intérêt à illustrer un verre d’eau où l’on ne voit rien dedans ?
      Un peu de légèreté et de second degré sur un sujet important est aussi parfois nécessaire.

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