Société

Les 5 pays qui ont le plus de chances de survivre à l’effondrement de notre civilisation

Si l’ordre mondial venait à s’effondrer, certains pays auraient beaucoup plus de chance de s’en sortir…

De nos jours, beaucoup se pensent à l’abri de l’effondrement du système actuel… et pourtant, il suffirait d’un rien pour que tout s’écroule comme un château de carte: « Des changements importants sont possibles dans les années et les décennies à venir », a en effet prévenu Aled Jones, chercheur à l’université britannique Anglia Ruskin. Avec des collègues, ils se sont penchés sur la question et selon eux, seuls quelques pays réussiraient à survivre à une telle catastrophe.

Comment l’ordre mondial pourrait s’écrouler ?

Selon Aled Jones et ses collègues de l’université Anglia Ruskin, la combinaison de plusieurs facteurs pourraient faire s’effondrer les civilisations à travers  le monde. « L’impact du changement climatique, y compris l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses et des inondations, des températures extrêmes et des mouvements de population accrus, pourrait dicter la gravité de ces changements », a indiqué Aled Jones dans un communiqué de presse.

L’étude a démontré que le jour venu, certains pays auront davantage de chances de s’en sortir par rapport à d’autres. En plus de nous dévoiler quels états seraient concernés, l’étude nous démontre quels sont les facteurs qui leur permettraient de garder l’équilibre

Cinq pays ont toutes leurs chances !

Selon les recherches menées par Aled Jones et ses collègues, cinq pays présentent les meilleures conditions pour survivre à l’effondrement de l’ordre mondial. Pour en venir à cette conclusion, ils se sont basés sur trois grands critères, à savoir : l’autosuffisance (les infrastructures énergétiques et manufacturières), la capacité de charge (population globale ainsi que les terres disponibles pour l’agriculture arable) et l’isolement du pays par rapport aux autres.

C’est ainsi qu’ils ont déterminé que la Nouvelle-Zélande, l’Islande, le Royaume-Uni, l’Australie ainsi que l’Irlande présentaient les niveaux de complexité sociétale, technologique et organisationnelle nécessaires pour maintenir l’ordre à l’intérieur de leurs frontières si jamais la civilisation mondiale venait à s’écrouler. Publiée dans la revue Sustainability, l’étude donne tous les détails :

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D’abord, les cinq pays présentent le point commun d’être non seulement des îles ou des continents insulaires, mais ils se caractérisent également par une forte influence climatique océanique. Ainsi, comme les températures et les précipitations y sont beaucoup plus stables (moins variables), ils courent donc moins le risque de subir les effets négatifs du changement climatique.

Ensuite, les chercheurs ont évalué les pays en fonction de leurs caractéristiques énergétiques et agricoles individuelles à l’échelle locale. Ils ont alors déterminé que La Nouvelle-Zélande présente le plus grand potentiel de survie grâce à sa faculté de production d’énergie géothermique et hydroélectrique.

Ces pays qui ont le plus de chance de survivre à un éventuel effondrement de notre civilisation
Image d’illustration. Crédit photo : Shutterstock / ESB Professional

A noter aussi que la densité de sa population est relativement faible alors que ses terres agricoles sont abondantes ! L’Islande, l’Australie et l’Irlande aussi ont toutes leurs chances sur ce critère. Les résultats concernant le Royaume-Uni, par contre, restent encore un peu flous notamment en ce qui concerne l’autosuffisance future : le pays possède en effet des sols fertiles, mais ses terres agricoles sont peu abondantes par rapport au nombre d’habitants.

A travers l’étude, les chercheurs de l’université Anglia Ruskin souhaitent également mettre en avant l’importance de prévenir ce genre de situations. Comme l’a expliqué Aled Jones : « en plus de démontrer quels pays, selon nous, sont les mieux adaptés pour gérer un tel effondrement – ​​qui serait sans aucun doute une expérience profonde et bouleversante – notre étude vise à mettre en évidence des actions pour lutter contre les facteurs interdépendants du changement climatique, de la capacité agricole, de l’énergie domestique. La capacité de fabrication et la dépendance excessive à la complexité sont nécessaires pour améliorer la résilience des pays qui ne disposent pas des conditions de départ les plus favorables. » Reste à voir ce qu’en pensent les gouvernements.

Alexia Domoina

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