Animaux

Comment réagir face à un animal en détresse ?

Malheureusement, il peut arriver que nous tombions nez à nez avec un animal blessé, et bien souvent, nous ne savons pas réellement quoi faire dans ce cas. Il est donc important de connaître la marche à suivre pour le bien-être de l'animal.

Saviez-vous que, chaque année, 194 millions d’oiseaux et 29 millions de mammifères meurent sur les routes européennes ? Bien souvent, lorsque l’animal entre en collision avec un véhicule, il meurt sur le coup. Mais il peut arriver que celui-ci soit simplement blessé et doive recevoir des soins.

La plupart des gens ne savent pas comment réagir lorsqu’ils croisent un animal en urgence vitale. Faut-il appeler les pompiers ? Abréger ses souffrances ? Une multitude de possibilité nous vient à l’esprit, mais laquelle serait la plus adéquate ? Voici ce qu’il faut faire si vous croisez un animal en urgence vitale sur votre chemin.

Vérifier à qui appartient l’animal

Dans un premier temps, prenez le temps de vérifier si l’animal est identifié. S’il tel est le cas, il possède généralement un collier, un tatouage à l’intérieur de l’oreille ou de la cuisse, ou encore une puce que seul un vétérinaire peut lire. Un animal se promenant seul dans la rue n’est pas forcément errant; dans le cas où il est blessé et identifiable, contactez le propriétaire. Ce sera à ce dernier de s’occuper des soins de son animal. Dans le cas contraire, ce sera la mairie qu’il faudra contacter, explique le site slate.fr. En effet, selon l’article R211-12 du Code rural et de la pêche maritime, les maires sont responsables des animaux “trouvés errants ou en état de divagation sur le territoire de la commune”. Sachez qu’il est également possible de conduire directement l’animal chez le vétérinaire. Dans ce cas, ce dernier se chargera des premiers soins et contactera les propriétaires. Bien sûr, dans le cas où l’animal n’est pas identifiable, vous ne paierez aucun soin.

Les conseils de Marie, vétérinaire

Tout d’abord, sachez que tous les vétérinaires ne peuvent pas soigner tous les animaux. La plupart du temps, les vétérinaires chez lesquels nous avons l’habitude de nous rendre ne soignent que nos animaux domestiques, c’est à dire les chats, les chiens et les rongeurs. En ce qui concerne les animaux de la faune sauvage, il est préférable de s’adresser à un service spécifique. Autre que les chiens et les chats, de plus en plus d’hérissons se retrouvent sur nos routes. Il se peut que l’un deux se retrouve blessé, il est donc important de savoir comment s’en occuper. L’une des principales choses à faire est d’éviter de lui donner du lait: cela pourrait le tuer ! Le lait issu d’un autre animal est en réalité déconseillé pour tous les animaux. « Vous pouvez ramener un animal errant blessé chez le vétérinaire sans avoir peur de devoir payer » précise Marie: tous les soins prodigués à l’animal seront facturés au propriétaire ou à la mairie.

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Quand il ne reste qu’une solution

Il peut arriver que la seule option soit d’euthanasier l’animal lorsque le sauver est impossible. Dans ce cas, l’euthanasie est automatiquement pratiquée par le vétérinaire. Le corps de l’animal est ensuite placé au congélateur dans l’attente du propriétaire. L’euthanasie permet notamment à un animal de mourir sans aucune douleur ni anxiété. Bien que l’euthanasie soit possible, celle-ci doit être obligatoirement pratiquée par un vétérinaire. Vous n’avez en aucun cas le droit d’abréger les souffrances d’un animal vous-même; seul un spécialiste peut juger l’état de santé de l’animal et dire si celui-ci doit être euthanasié ou non.

Rappelons que “blesser ou tuer un animal involontairement est puni de 450 euros d’amende”. Cela vaut si la blessure ou la mort est causée par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou non-respect d’une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi. “La personne qui tue volontairement un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, sans nécessité, publiquement ou non, encourt une amende de 1.500 euros”. En cas de récidive, la personne encourt une amende de 3.000 euros, selon la loi du 18 novembre 2021. Bien entendu, la loi prévoit de durcir les peines encourues dans le cas où la mort est donnée volontairement.

Source
slate.fr

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

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