Innovation

Des scientifiques ont découvert un procédé “universel et moins cher” pour produire de l’hydrogène

Une équipe de chercheurs de l’université de technologie de Varsovie a mis au point une nouvelle technique pour produire de l’hydrogène plus facilement et à moindre coût. Une invention qui pourrait contribuer à la vulgarisation de cette énergie.

L’hydrogène représente un énorme potentiel pour remplacer le pétrole et les autres sources d’énergie à forte émission de gaz à effet de serre. Compte tenu de cela, dans les quatre coins du monde, des projets de recherche visant à faciliter la production de ce combustible sont menés. Ceux-ci ont également pour but de réduire le coût de production du H2. Justement, en Pologne, une équipe vient de publier une étude dans laquelle elle affirme avoir réussi à développer un nouveau procédé de production qui pourrait rendre l’hydrogène vert plus accessible.

Des nanomatériaux de carbone et du disulfure de molybdène

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’hydrogène est dit vert lorsqu’il est issu d’une électrolyse ayant utilisé une source d’énergie renouvelable. Dans le cas de la technique mise au point par Marta Mazurkiewicz-Pawlicka et ses collègues de l’université de technologie de Varsovie, elle repose sur l’utilisation de nanomatériaux de carbone et de disulfure de molybdène produit dans des réacteurs à impact. Selon les explications de l’équipe, leur découverte « permettra une production universelle et moins coûteuse d’hydrogène ».

De droite à gauche : Marta Mazurkiewicz-Pawlicka, PhD, et Zuzanna Bojarska, MSc, et la pile à combustible.
De droite à gauche : Marta Mazurkiewicz-Pawlicka, PhD, et Zuzanna Bojarska, MSc, et la pile à combustible. Crédit photo : Warsaw University of Technology (WUT)

Adieu au platine

Dans un communiqué de presse, Marta Mazurkiewicz-Pawlicka explique avoir mené ce projet dans le but « de produire de l’hydrogène pur tel qu’il est produit par la décomposition de l’eau ». Le groupe de recherche, duquel faisaient également partie Zuzanna Bojarska et le professeur Łukasz Makowski, a également mis l’accent sur les coûts du processus. L’objectif était de rendre celui-ci le moins cher possible. En effet, l’utilisation de platine comme catalyseur dans l’électrolyse classique augmente les dépenses, d’autant plus que ce matériau devient de plus en plus rare. Avec leur nouvelle technologie, les chercheurs promettent des propriétés électro- et photoélectrocatalytiques plus intéressantes pour le traitement de l’eau en vue de l’obtention de l’hydrogène.

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Nécessitant un réacteur à impact

À noter que le processus mis en œuvre par le trio n’est pas totalement nouveau. La production de H2 par le biais d’une solution impliquant le recours à du disulfure d’ammonium est une technique qui ne date pas d’hier. Toutefois, la nouvelle approche s’annonce plus prometteuse dans la mesure où l’équipe a produit les matériaux dont elle a eu besoin dans des réacteurs à impact. L’avantage de l’utilisation de ces derniers reposerait sur le fait qu’ils offriraient une meilleure maitrise des coûts, en plus d’être plus durables.

Il existe de nombreuses techniques pour obtenir ces catalyseurs, mais elles ne peuvent pas être utilisées à plus grande échelle, car elles sont trop coûteuses (…) Les réacteurs à impact permettent de produire des matériaux aux propriétés reproductibles de manière continue et contrôlée. En raison de leur conception relativement simple, ils sont facilement modulables et peuvent être utilisés avec succès dans l’industrie” Zuzanna Bojarska, MSc

Reste à savoir si cette découverte permettra réellement de réduire le coût de production de l’hydrogène à grande échelle. En effet, ce combustible est souvent considéré comme le carburant du 21e siècle compte tenu de son émission de gaz à effet de serre quasi neutre. Après tout, nous sommes dans l’obligation de trouver une alternative aux combustibles fossiles afin de préserver notre planète.

Source
innovationorigins.com

Marc Odilon

Tout ce qui touche de près ou de loin à l'High-tech me fascine !

13 commentaires

  1. “Une invention qui pourrait contribuer à la vulgarisation de cette énergie”

    Vous avez sans doute voulu dire démocratisation, vulgariser s’applique plutôt à des idées ou des connaissances

  2. Mais cela n’impacte que le coût de l’électrolyseur lui même qui n’intervient que marginalement dans la production d’hydrogène. L’essentiel de ce coût est représenté par le coût de l’électricité nécessaire à l’électrolyse. Ce n’est pas pour autant inintéressant

  3. Devoir imposer cette Conversion en énergie verte bas carbone aux Lobbys Constructeurs Automobiles sinon en mesures coercitives devoir légitimement transférer les dépenses Sanitaires des Pathologies en insuffisances respiratoires,Cancers Pulmonaires etc. que suscitent le maintiens des Propulsions carbonées qui conduisent aux Particules Fines,C.O.2.,Effets de Serres,Réchauffement Climatique,Canicule,appauvrissement des Sols qui pourrait être juridiquement sur ces Fondements qualifiés comme incitations par ces Lobbys Industriels à des Crîmes contre l’Humanité

  4. C est chouette, mais ça ne changera pas le fait que l’hydrogene est un gaz a effet de serre 10 fois supérieur que le co2. Vu le nombre d accidents de voiture et de fuite dans le transports et process de fabrication. Je vois mal cette énergie arrivée à gagner la course contre les batteries

  5. Article manquant de serieux ! Aucune explication technique ou économique n’est proposee. Dans une PAC, c’est le catalyseur qui fait son prix, pas la matiere premiere. L’utilisation de MoS2 sert a quoi ? Catalyse la production de H2 ? Le reacteur a impact : kezako ?
    Quant au commentaire sur la dangerosite du H2 …. Pfffffiou rien compris celui la ! Revenez donc avec un peu plus de sérieux…

  6. Tout et bon a prendre je peux déjà vous dire qu il y a en France le site me Pantone et sa fonctionne ces Cher me tou le monde évite dans parlez sa dérange

  7. Pour réduire le coût énergétique de l’électrolyse il convient d’avoir une architecture moléculaire la plus instable possible de l’eau. Or, il se trouve que c’est celle qui correspond à sa forme triédrique. Reste donc à plancher sur les méthodes déjà existantes de formatage aboutissant à cet état de la molécule. Dans l’absolu on plafonne à 67/ 100 ….

  8. Premièrement :
    – Ce n’est pas le cout de l’electrolyseur le probleme. C’est le cout energetique de l’electrolyse. Et meme sur ce systeme, on garde un rendement global de 30%. Ce qui signifie qu’on jette littéralement 70% de l’electricité que l’on produit (par un autre moyen) si on passe par un stockage à l’hydrogene.
    Nous n’avons clairement pas les moyens de gaspiller 70% de l’electricité que nous produisons. Et honnetement, on en aura jamais les moyens.
    – L’hydrogene est aussi un gaz à effet de serre. Certes il ne l’est pas dans une utilisation prévue. Mais pour les fuites? On sait très bien qu’on a des fuites de gaz dejà, on aura des fuites d’hydrogene, aucun reseau ne sera parfaitement etanche.
    Sauf que l’hydrogene est bien bien pire que le CO2, pire que le methane. Des petites fuites auront de grosses consequences.

    Bref, arretons de faire joujou à imaginer des solutions qui n’ont aucun sens. La thermodynamque nous dit que stocker à l’hydrogene est absurde. Le climat nous me dira si on l’utilise.
    Concentrons nous sur les solutions non polluantes que l’on a, qui sont efficace et qu’on peut améliorer : uranium, solaire, eolien, thorium et fusion.

  9. Bonjour. Je ne comprends pas le commentaire de M. M*…. Curieux de nature je ne peux identifier le site en question “M. Pantome..??” Un effort sur l’orthographe aurait été bienvenu. Cordialement

  10. “l’hydrogene est un gaz a effet de serre 10 fois supérieur que le co2”
    Faux. Un gaz à effet de serre est composé de 2 atomes différents ou 3 atomes identiques.

  11. L’hydrogène est un gaz à effet de serre indirect, c’est-à-dire qu’il n’absorbe pas directement le rayonnement infrarouge comme les gaz à effet de serre direct que sont le méthane (CH4) ou le dioxyde de carbone (CO2). Cela s’explique par la symétrie de cette molécule composée par deux atomes d’hydrogène : dans l’infrarouge, le dihydrogène ne s’active pas, il n’y a pas de rotations, de vibration des atomes. Or, comme les effets sont indirects, nous devons passer par des modèles de chimie atmosphérique pour estimer le forçage radiatif de l’hydrogène. Ce qui ajoute forcément une incertitude sur la valeur.

  12. En reponse à Erwan.
    Si on se cantonne à votre definition, l’hydrogene est donc un gaz à effet de serre. Oui l’hydrogène, en fait c’est du dihydrogène.
    Mais de toute façon votre definition est totalement fausse. N’importe quelle matiere gazeuse peut etre un GES tant qu’elle possède une bande d’absorption dans l’infrarouge.
    Et ça c’est pour les GES directs.

    Les GES indirect comme le dihydrogène : ce gaz va faire des reactions chimiques en haute atmosphere, par la presence d’uv du soleil, les reactions sont d’autant plus facilitées.
    Le dihydrogene produira du methane au contact du dioxyde de carbone (et du dioxygene), c’est une reduction et le dihydrogene est un gaz reducteur justement. Il fera aussi de nombreuses autres reactions prosuisant des radicaux et d’autres divers GES.

    Donc meme si il n’est pas lui meme un GES, il produira par reaction chimique des GES. On peut donc lui attribuer ce pouvoir car je le rappelle, le dihydrogène n’existe pas à l’etat naturel, c’est un reducteur puissant qui reagira tres rapidement.

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