Innovation

Ils inventent une nouvelle manière de recycler les chemises usagées pour leur donner une seconde vie

Chaloopé, une marque dont il faudra se souvenir... Ils ont inventé la trichemise, une chemise de seconde main, fabriquée à partir de plusieurs chemises vouées à la poubelle !

Une chemise tâchée lors d’un repas, c’est souvent une chemise jetée dans la soirée. Idem si vous accrochez malencontreusement votre bras sur une vis lors d’une visite de chantier par exemple. Dans des temps anciens, nos mères ou grands-mères reprisaient les chemises, chaussettes et autres vêtements. Mais aujourd’hui, qui recoud une chemise ou reprise des chaussettes ? Le vêtement est « presque » devenu jetable, il ne faut pas se voiler la face. Pour tenter de mettre fin à ce type de déchet qui peut être réutilisé, deux jeunes diplômés de CentraleSupélec, Paola et Antoine, ont lancé la start-up Chaloopé. Le concept consiste à récupérer les chemises tâchées ou déchirées pour leur donner une seconde vie. Présentation.

Chaloopé c’est quoi ?

Paola Grès et Antoine Ghesquière sont à la tête de cette jeune start-up, Chaloopé. Ils récupèrent des chemises déchirées ou tâchées, les reconditionnent, puis les revendront très bientôt sur leur site internet. L’objectif des deux jeunes ingénieurs étant, bien entendu, de réduire l’impact environnement de ces vêtements jetés, alors qu’ils pourraient encore servir. Pour rappel, la fabrication d’une seule chemise en coton nécessite 30 kg de matières premières et émet 11,9 kg CO2eq/kg. En sachant que des millions de chemises sont fabriquées chaque année, le calcul est rapide. Tout vêtement neuf a un impact environnemental important, sur lequel il est pourtant possible d’agir !

Les premières chemises reconditionnées
Les premières chemises reconditionnées. Crédit photo : Chaloopé

Comment ça marche Chaloopé ?

L’idée leur est venue en jetant un œil dans leurs placards respectifs. De vieilles chemises « à jeter » dans les bornes de collectes qui, rappelons-le, sont généralement envoyées vers l’Afrique où elles finissent dans des décharges à ciel ouvert. Un petit pourcentage (3%) est recyclé et revendu dans les friperies, mais la plupart polluent encore un peu plus ces pays émergents ! Antoine et Paola constatent qu’il n’existe aucune filière structurée du recyclage des vêtements en France. Ainsi, ils ont pensé apporter leur pierre à cet immense édifice en créant justement une structure d’up-cycling destinée aux chemises.

Les trichemises Chaloopé

Trichemise n’est pas un mot du dictionnaire, et pourtant, c’est ainsi que les deux fondateurs définissent la chemise qu’ils confectionnent à partir d’autres chemises jetées. Après une campagne de crowdfunding qui leur a permis de rassembler 7 500 € et 144 précommandes, ils se sont lancés dans la production de leurs trichemises. Concrètement, ils achètent des balles de 25 kg de chemises ou les récupèrent auprès des particuliers et entreprises qui fournissent ces vêtements à leurs employés. Dans cette optique, ils ont placé des bornes de collectes sur le campus de leur ancienne école à Saclay (91). À travers ces dispositifs, ils ont pu récolter 70 kg de chemises en 15 jours. Preuve qu’il y en a des centaines qui dorment au fond de nos placards. Vient ensuite l’étape du tri, puis de la séparation des différentes parties des chemises (manches, dos, devant). En réunissant trois parties de chemises différentes, d’où le nom de trichemises, ils « refabriquent » une nouvelle chemise, sans trou ni tâche ! Les trichemises Chaloopé seront en vente dès le début de l’année prochaine pour les particuliers. À terme, ils souhaitent devenir une marque de référence dans le recyclage des chemises. Et franchement, elles ont de la « gueule » leurs chemises de seconde main ! Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de Chaloopé.

Source
chaloope.frulule.comActu.fr

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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