Innovation

Nous pourrons bientôt chauffer nos maisons en utilisant des déchets plastiques

Nos déchets plastiques serviront-ils, un jour, à nous chauffer ou à nous éclairer ? Un nouveau procédé anglais espère mettre fin au septième continent, en voilà une bonne nouvelle !

Dans plusieurs dizaines d’années, il se pourrait que le 7ᵉ continent, ce vortex de déchets plastiques situé dans l’océan Pacifique ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Ce n’est évidemment pas demain que les 18 500 morceaux de plastique par km² d’océan, sur une profondeur d’environ 30 m disparaîtront, mais ils pourraient servir à nous chauffer. Certains chercheurs sont certains que les déchets plastiques pourraient devenir une source de production de chauffage. La dépendance mondiale au plastique fait de ce déchet le plus important de la planète et il est partout, comme la semaine dernière sur les plages de Pornic en Loire-Atlantique. Une équipe de chercheurs de l’université de Chester affirme avoir découvert un moyen de transformer nos déchets plastiques en hydrogène !

Quelle est l’idée des chercheurs anglais ?

Le centre de l’énergie de l’université travaille avec PowerHouse Energy afin de « fermer le robinet du plastique dans l’océan » pour le nettoyer, selon le rapport publié par les chercheurs. Grâce à une technologie innovante, ils auraient trouvé le moyen de transformer les déchets plastiques en hydrogène et en électricité à faible coût. Un « carburant » qui pourrait être utilisé dans les transports par exemple. Selon eux, le processus ne demande ni tri préalable des déchets plastiques, ni traitement, ni lavage. La technique révolutionnaire permettrait donc deux choses essentielles : produire du carburant vert et nettoyer les océans de la planète !

Un nouveau catalyseur efficient transforme les déchets plastiques en propane.
Un nouveau catalyseur efficient transforme les déchets plastiques en propane. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Un prototype bientôt en service

Une usine sera bientôt installée dans le port de Cheshire et ce sera une première mondiale. Cette usine devrait produire de l’hydrogène et de l’électricité grâce aux déchets plastiques pour alimenter le site. Très touchés par les déchets plastiques, certains pays asiatiques disent déjà être intéressés par le procédé. Espérant développer ses usines dans le monde entier dans un avenir proche, W2T vise l’Asie du Sud-Est, l’une des régions les plus polluées du monde. « Nous sommes très heureux d’accueillir le prototype de démonstration ici, à l’université de Chester. Cette technologie convertit tous les déchets plastiques en gaz de synthèse de haute qualité et à faible teneur en carbone, qui peut ensuite être utilisé pour alimenter les moteurs à gaz. » confie le professeur Joe Howe, directeur général de l’institut de recherche sur l’énergie Thornton de l’université de Chester. Donner de la valeur aux déchets plastiques et dissuader les pays pollueurs de les jeter dans la nature, voilà le vrai projet de cette invention.

Comment fonctionne ce nouveau procédé ?

Pour réaliser ce que l’on peut appeler une prouesse technologique, les chercheurs ont fabriqué un four spécial pouvant atteindre les 1000 °C. À cette température, le plastique se transforme en gaz, dont l’hydrogène. L’usine serait capable de traiter 25 millions de tonnes de déchets plastiques par an. L’hydrogène produit pourrait être un élément essentiel de la transition énergétique prévue par le Royaume-Uni.

Un diagramme illustrant comment le nouveau catalyseur convertit les plastiques mélangés en propane, qui peut être utilisé comme carburant à faible impact ou transformé en de nouveaux plastiques.
Un diagramme illustrant comment le nouveau catalyseur convertit les plastiques mélangés en propane, qui peut être utilisé comme carburant à faible impact ou transformé en de nouveaux plastiques. Crédit photo : MIT

La nouvelle technique anglaise résoudrait donc une partie du problème des déchets plastiques. En revanche, il reste un point à améliorer puisque la production d’hydrogène émet des gaz à effet de serre tel le méthane. Pour les scientifiques, ce n’est pas un réel problème, car ils ont également prévu une unité spéciale qui capturera ces gaz afin qu’ils ne soient pas rejetés dans l’atmosphère. Si cette invention fonctionne, ce sera une excellente nouvelle, mais ce ne sera pas pour tout de suite, les tests ne font que débuter !

Source
Chester.ac.ukTotalenergies.be

Nathalie Kleczinski

Mes sujets de prédilection sont l'écologie, l'environnement, les innovations solidaires et les actualités en général. J'espère que vous prendrez plaisir à me lire. Ma devise : "Carpe Diem" parce que la vie est trop courte et qu'il faut en savourer chaque instant.

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