Innovation

Osmosun : une start-up française invente un procédé de dessalement de l’eau qui n’émet aucun gaz à effet de serre

Dessaler l'eau de mer est un procédé connu, mais qui pollue l'atmosphère... Avec Osmosun, les usines pourraient continuer à dessaler les eaux sans polluer !

Dans certaines régions du monde, le manque d’eau potable est un vrai problème de santé publique… Et, parfois la seule manière d’avoir de l’eau potable, c’est de dessaler l’eau de mer, avec pour conséquence de fortes émissions de gaz à effet de serre. Pour tenter d’apporter une solution à cette problématique, la société Mascara innove avec un procédé baptisé OSMOSUN ! Cette entreprise française, basée à Chartres (28), est spécialisée dans la fabrication d’unités de production faciles à installer et à entretenir dans des régions où l’accès est difficile. Au Cap-Vert, dans la région de Moia-Moia, les habitants n’ont pas vu la moindre goutte de pluie depuis 3 ans. Osmosun y est installé et peut dessaler environ 50 m3 d’eau chaque jour… Découverte.

Les océans comme source d’eau potable ?

Le dessalement de l’eau de mer, n’est pas nouveau. Il est déjà très utilisé et permet à des millions de personnes d’obtenir de l’eau potable… Selon l’OMS, 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Pourtant l’eau de mer ou les eaux saumâtres sont disponibles en grande quantité partout dans le monde. Chaque jour, environ 95 millions de mètres cubes d’eau sont dessalés dans le monde. Mais les usines de dessalement représentent une pollution énorme à cause des centrales thermiques qui les alimentent. Certes, elles produisent de l’eau potable, mais également des résidus rejetés en mer, des gaz à effet de serre… Un cercle vicieux qu’OSMOSUN pourrait bien briser !

Comment fonctionne Osmosun ?
Comment fonctionne Osmosun ? Crédit photo : Osmosun / Mascara

Osmosun, c’est quoi ?

Pour comprendre, il faut savoir que ce procédé utilise l’osmose inverse pour nettoyer les eaux de mer, ou croupies , de leurs impuretés ou du sel… Une technique employée par 80% des unités de dessalement dans le monde. Concrètement dans la technique actuelle, l’eau salée ou croupie étant plus lourde que l’eau douce, si l’on met dans un récipient deux volumes d’eau, l’eau douce est attirée vers l’eau salée ou croupie. Avec l’osmose inverse, l’eau salée est poussée grâce à une pompe, vers une double membrane perméable qui retient les sels, et laisse passer les molécules d’eau.

Quentin Ragetly, président de Mascara explique dans une interview accordée au journal La Tribune : « Ce procédé a été beaucoup amélioré. Pendant longtemps, dessaler par osmose inverse consommait autant d’énergie que par distillation, qui consiste à faire chauffer de l’eau salée qui s’évapore puis de condenser cette vapeur d’eau débarrassée des impuretés. Aujourd’hui, l’osmose inverse consomme trois fois moins d’énergie »

Comment est-ce possible ?

Mascara utilise donc la technologie d’osmose inverse, mais au lieu de centrale thermique, elle a ajouté un dispositif qui permet d’alimenter l’unité électriquement par énergie solaire. Aucune émission de CO2 n’est donc émise par le système Osmosun, qui ne comporte pas non plus de batteries de stockage pour éviter l’intermittence de production.

Une unité de dessalement Osmosun
Une unité de dessalement Osmosun. Crédit photo : Osmosun / Mascara

De plus, ces batteries nécessitent d’être entretenues et changées régulièrement, ce qui ne serait pas possible dans certaines régions du monde. Osmosun a reçu le label de la Fondation Solar Impulse de Bertrand Piccard. Il est également capable d’être raccordé au réseau électrique et de produire de l’eau potable en continu. Mais son énorme atout est de fonctionner grâce à l’énergie solaire. Osmosun peut produire entre 1 et 600 m3 d’eau potable par jour, ou 10 000 en utilisant les sources d’énergie hybrides. Une solution d’avenir pour apporter de l’eau potable, sans polluer l’environnement ? Probablement ! Plus d’infos : osmosun.com


Abonnez-vous à NeozOne sur Google News ou sur WhatsApp pour ne manquer aucune invention et innovation !
Source
Latribune.fr

Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 20 ans, j'aime parler d'actualités, d'environnement et de ce qui se rapporte aux sciences et à la psychologie. Je suis passionnée par les animaux en général et par tout ce qui touche à leur bien-être.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Bouton retour en haut de la page